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Survie Midi Pyrénées

Commémoration Rwanda: projection et rencontre autour de "Au nom du Père, de tous, du ciel"

29 Avril 2011 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Débats, films et conférences

Mardi 10 mai à 20h00 au cinéma ABC, Toulouse

 

Projection et rencontre autour de 

"Au nom du Père, de
tous, du ciel"

Les "justes" du Rwanda

 
de Marie-Violaine Brincard, 

 

 

  D’avril à juillet 1994 au Rwanda, quelques hutu résistent à la terreur génocidaire et décident d’accueillir et de sauver des tutsi. Quinze ans plus tard, malgré des tentatives symboliques de reconnaissance, ils sont toujours marginalisés : traîtres pour certains et tueurs potentiels pour d’autres. Joseph, Joséphine, Léonard, Augustin et Marguerite racontent comment, au péril de leur vie, ils ont caché des tutsi et les ont aidés à s’enfuir. Leurs paroles résonnent dans les lieux où ils ont résisté, des collines de Nyanza  aux rives du lac Kivu, et rendent ainsi sensible l’humanité dont ils ont fait preuve.


Ce film a été sélectionné dans la catégorie «Premiers Films» au Festival du Réel 2010.

Marie Violaine Brincard a été présidente de Survie Midi Pyrénées entre 2003 et 2005

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Pour le respect des Droits de l'Homme au Sahara Occidental, pétition.

23 Avril 2011 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Actualités françafricaines, communiqués, archives.

Courrier à reproduire, à faire circuler massivement avant le 30 Avril
et adresser à vos élus 

Pour le respect des Droits de l'Homme au Sahara Occidental,
Le peuple sahraoui est régulièrement victime d'agressions, d'emprisonnements arbitraires, d'atteintes à la dignité, de disparitions, de violations de toutes sortes de la part des forces d'occupation marocaines. Récemment la manifestation pacifique du campement de Gdeim IZIK a subi une répression d'une violence inexcusable.
La MINURSO chargée de l'organisation du référendum, en place au Sahara Occidental depuis 1991 est la seule mission de l'ONU qui n'a pas pour mission de veiller au respect des Droits de l'Homme.

En tant que citoyen(ne)  je m'indigne de savoir que la France oppose régulièrement son veto à l'extension du mandat de la Minurso à la protection des droits de l'homme. 
Ce 30 avril 2011, comme chaque année,  le mandat de la MINURSO sera réexaminé. 
Je vous demande, en tant qu'élus, d'interférer auprès de nos gouvernants afin que cesse cette situation et que je puisse encore enseigner à mes enfants que la France est la patrie des Droits de l'Homme.

Collectif pour les droits de l'homme au Sahara Occidental - 
Midi-Pyrénées- c/o CIDES 1 r Joutx-Aigues 31000 Toulouse
Associations: EcolesTiers-Mondes 46, Survie Midi-Pyrénées, Ligue droits de l'Homme 31,CROSI Midi-Pyrénées, CIDES, FSU 31, Sud-Education/Solidaires, EgalitéToulouse Mirail ,Nedjma, ...et tous ceux qui veulent signer...
(double copie courrier à nous adresser ou survie.midipyrenees(at)free.fr)
LISTE DES DÉPUTÉS PAR DÉPARTEMENT




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Boubacar Boris Diop à Terranova (Toulouse)

14 Avril 2011 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Débats, films et conférences

 Jeudi 21 avril 2011 à 19h à la librairie Terranova, 18 rue Gambetta 

à l'occasion de la 17° commémoration du génocide des Tutsi du Rwanda,

 Survie Midi Pyrénées et la librairie Terranova vous proposent une

 

Rencontre avec Boubacar Boris Diop

à l'occasion de la réedition de son livre

 

"Murambi, le livre des ossements"

 

Construit comme une enquête, avec une extraordinaire lucidité, le roman de Boubacar Boris Diop nous éclaire sur l’ultime génocide du xxe siècle. Avant, pendant et après, ses personnages se croisent et se racontent, s’aiment et se confessent. Jessica, la miraculée qui sait et comprend du fond de son engagement de résistante ; Faustin Gasana, membre des Interahamwe, la milice des massacreurs du Hutu Power ; le lumineux Siméon Habineza et son frère, le docteur Karekezi ; le colonel Perrin, officier de l’armée française ; Cornelius enfin qui, de retour au Rwanda après de longues années d’exil, plonge aux racines d’une histoire personnelle tragiquement liée à celle de son peuple.

 

Boubacar Boris Diop

Romancier et essayiste, Boubacar Boris Diop est né à Dakar en 1946. Après avoir travaillé pour plusieurs journaux sénégalais, il continue de collaborer à des titres de la presse étrangère. La résidence d’auteurs « Rwanda : écrire par devoir de mémoire » lui a permis de prendre en 1998 toute la mesure du génocide des Tutsi. Né de cette expérience, Murambi, le livre des ossements a été traduit en plusieurs langues.

   
 
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Projection débat à Toulouse: Le peuple sahraoui : une république en exil

11 Avril 2011 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Débats, films et conférences

Jeudi 14 avril 2011 à 20h au Cinéma Utopia Toulouse 

Tickets en vente à partir du 7 Avril au Cinéma utopia

 

Projection débat:

"Le peuple sahraoui : une république en exil"

Film de Cheikh Djemai

avec  le réalisateur et une représentante sahraouie

 

Ce film donne la parole aux jeunes et habitants des campements sahraouis. Un petit peuple de plus de 3OO OOO personnes qui vivent dans le plus grand des déserts, mais aussi un des derniers peuples nomades à se sédentariser...et à n'avoir pas eu son indépendance.

Repoussés par le Maroc qui occupe le Sahara Occidental "utile" suite à la Marche Verte, les sahraouis sont aujourd'hui répartis des deux côtés d'un long mur de défense militaire: ceux des territoires occupés ont récemment organisé un vaste campement de plus de dix mille tentes à El Ayoün la capitale, sauvagement réprimé par la nouvelle puissance coloniale.

Intimidations, arrestations, disparitions:les droits de l'homme et la liberté sont toujours refusés aux sahraouis!

Au moment d'un printemps au Maghreb, la demande d'autodétermination des sahraouis, soutenue par l'ONU, mais en butte aux intérêts des Etats, pourra-t-elle trouver un écho et surtout un aboutissement pacifique?
 

Tous contacts :
tél 06 20 38 24 79

·         Le collectif 31 d'associations pour les droits de l'homme au Sahara Occidental:

CROSI Midi-Pyrénées, Cides, ETM 46-31, LDH Toulouse, Survie Midi-Pyrénées , Nedjma....

 

Soutien de : Alternative Libertaire, Alternatifs, FSU 31, Sud-Education/Solidaires,...

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Le Performatif Projection du documentaire de Camille de Vitry sur la Françafrique

10 Avril 2011 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Débats, films et conférences

 

"On ne veut plus être colonisés"

 

Mardi 29 mars en amphi Montesquieu (IEP Toulouse) avait lieu une projection du documentaire "Kasanda", en présence de la réalisatrice Camille de Vitry. A l’heure de la commémoration des 50 ans de l’indépendance de 14 anciennes colonies africaines de la France, les associations organisatrices Survie et So Acte ont ainsi choisi de rappeler les relations opaques encore entretenues par la France et de nombreux états africains.

AFRIQUE
 

La Françafrique [1] se porte bien, merci. A l’heure des discours stigmatisants les immigrés, rappeler la responsabilité de la France dans l’entretien de la dépendance de pays africains envers l’Hexagone ne peut pas faire de mal. Dans ces courts-métrages, Camille de Vitry décrit le lien entre les phénomènes de pillage des ressources en Afrique et d’immigration clandestine en France.


La première scène se déroule à l’ambassade de France à Dakar, où des dizaines de sans-papiers attendent des visas. « Ce n’est qu’une probabilité » soupire l’un deux. Scène suivante : le père d’un sénégalais à qui on vient de refuser le visa lance : « C’est la France qui nous a colonisés ! » « Vous voulez que je vous chante la Marseillaise ? », ajoute-t-il, très sérieux. C’est ensuite au tour d’un sans-papiers malien d’expliquer qu’il a été agent de sécurité et qu’il travaillait avec les papiers de quelqu’un d’autre. « Il faut que les dirigeants changent, il faut qu’il y ait des révolutionnaires », estime-il, en pointant « la corruption et l’injustice » qui règne dans son pays. Tout est dit.


"Ca va mal tourner"

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Carte du Mali

La réalisatrice s’est intéressée à la mine d’or de Sadiola, véritable symbole des mécanismes néo-coloniaux encore en place. Construite en 1996 à l’ouest du Mali, dans la région de Kayes (voir carte), elle est un des plus grands gisements aurifères au monde. Le Mali reste toutefois un des pays les plus pauvres du globe. Comment expliquer ce décalage ? Il s’avère que la mine a été financée aux deux-tiers par des prêts de banques publiques (allemandes, françaises, hollandaises...) et internationales (des aides publiques au développement donc). La Banque Mondiale détient en outre 6% des actions de la SEMOS, société qui exploite la mine. Les compagnies privées qui exploitent la mine reçoivent cet argent, le Mali ne touchant que 20% dans la société minière. [2]


Les ravages de la Françafrique ne s’arrêtent pas là. L’or est traité au cyanure, or le bassin de boue n’a même pas de revêtement. Cela entraîne des émanations toxiques et contamine les nappes phréatiques. Les ouvriers respirent la poussière, sans masque. Les conséquences sanitaires sont catastrophiques : les habitants souffrent de maladies respiratoires, de maux de ventre, et les fausses couches se multiplient. Beaucoup d’enfants en bas âge décèdent. Camille de Vitry affirme que « les morts sont indénombrables ». Un homme menace : « ça va mal tourner ». L’entreprise veille à entretenir l’opacité. Les non-maliens sont embauchés en priorité, car « les exploitants ne veulent pas que les habitants connaissent les conditions de vie et les dangers », explique la réalisatrice.


"Beaucoup de politiques français sont des pompiers pyromanes"

Nous sommes maintenant en 2000. Le livre Noir Silence de François-Xavier Verschave [3] est sous le coup d’un procès intenté par Omar Bongo, Idriss Déby et Denis Sassou-Nguesso (présidents respectifs du Gabon, du Tchad et du Congo-Brazzaville) pour "offense à chefs d’États étrangers". L’auteur a osé les qualifier de « dictateurs » (il sera relaxé). Une manifestation de soutien est organisée à Paris. Un manifestant africain insiste : « il faut surtout que les Français sachent ce qu’on fait avec leurs sous en Afrique car on leur dit depuis 40 ans qu’on nous aide et on est plus pauvre qu’il y a 40 ans ».

Quelques années après, en 2009. Quartier de la Défense, à Paris, devant le siège de Total, une autre manifestation se déroule. Cette fois-ci, c’est pour dénoncer « le coup d’état électoral sponsorisé par Total et Areva », après l’élection d’Ali Bongo à la tête du Gabon. Les miliciens étrangers ont tiré sur la foule, qui manifestait contre la fraude. « Le soutien aux dictateurs en Afrique et l’immigration, ça va de pair », déclare un manifestant, « beaucoup de politiques français sont des pompiers pyromanes ». Camille de Vitry affirme ainsi que « le FMI met en place le cadre le plus attractif possible pour les investissements étrangers. Une fois ce système mis en place, ils [les africains] n’ont que la possibilité de migrer ». L’avocat qui soutient les manifestants explique que « les seules entreprises qui existent sont des entreprises contrôlées par la famille Bongo (...) Les jeunes n’ont aucun espoir : la seule chose qu’on leur offre, c’est d’être fonctionnaires et corrompus ».


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La réalisatrice Camille de Vitry

La réalisatrice a montré son film aux exploitants miniers. Elle a fait l’objet de plusieurs tentatives d’élimination. Comment changer le système alors ? Elle ne croit pas aux discours de transparence qui ont pu être tenus par les dirigeants français. Selon elle, il faudrait reproduire en Afrique les révolutions du Maghreb : « S’ils ne se révoltent pas, qui va le faire à leur place ? »

A lire

L’or nègre. Polar vrai, Camille de Vitry, Editions Tahin Party, 2009. Téléchargeable gratuitement sur http://tahin-party.org/textes/l-or-negre.pdf

Noir silence, François-Xavier Verschave, Editions les Arènes, 2000.

 



[1] Le néologisme de François-Xavier Verschave, président de l’association Survie jusqu’à sa mort en 2005, est une parodie de l’expression "France-Afrique" de Félix Houphouët-Boigny. Ce mot désigne les relations occultes entre les deux pays, sur le plan politique (mise en place et soutien de dictateurs, trucages d’élections), sur le plan économique (pillage des matières premières, dégradation de l’environnement) et sur le plan militaire (maintien de bases militaires, signature d’accords qui permettent une ingérence).

[2] La réforme du Code minier, faite en 1999 au Mali, a été inspirée par la Banque Mondiale. Elle a limité la participation de l’Etat dans les sociétés minières à hauteur de 20%.

 

http://leperf.net/On-ne-veut-plus-etre-colonises.html

 

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Dimanche 17 avril à 9h00 Sur la radio Campus fm: le Rwanda et la France"

9 Avril 2011 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Documents audios et vidéos

Dimanche 17 avril à 9h00

Sur la radio "Campus fm Toulouse" (94Mhz)


 "1994, Le génocide au Rwanda et la France"

 

Le 6 avril 1994 l'avion du président Habyarimana est abattu! Le génocide des Tutsi commence.100 jours! 1 million de morts!


Des documents d'archives (Jean Carbonare à A2, JFX Verschave, Alison Desforges, La Radio des Mille Collines,.....) et des extraits d'interviews de Vincent Munié et Géraud de La Pradelle par Survie pour mettre en évidence la propagande ethniste des gouvernants et l'évidente part de responsabilité de la France.

 


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Radio françafrique n° 31 SPECIAL SAHARA OCCIDENTAL

8 Avril 2011 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Documents audios et vidéos

Dimanche 17 avril 2011 à 17h rediffusion  samedi 23 avril à 9h

sur Radio Campus Toulouse 94 mhz  

 

Radio françafrique n° 31
SPECIAL SAHARA OCCIDENTAL
Ce mois ci, "Françafrique" n° 31, l’émission radio de l’association SURVIE sur la Françafrique, cette relation particulière de la France avec ses anciennes colonies aborde à nouveau la question du Sahara Occidental, dernière colonie d'Afrique.Dans la première partie les Sahraouis au FORUM SOCIAL MONDIAL de Dakar en février 2011. Puis l'interview de Salah Hmatou Amaidane jeune sportif sahraoui de haut niveau, engagé pour sa cause.  Musiques de Naziha Azzouz, Adel Salameh, Samir Joubran.

Site de  Campus FM

Pour écouter l'émission en ligne prochainement: http://www.afriradio.net/auteur51.html 


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Génocide des Tutsi du Rwanda : 17 ans d’impunité au « pays des droits de l’Homme »

7 Avril 2011 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Actualités françafricaines, communiqués, archives.

jeudi 7 avril 2011


Génocide des Tutsi du Rwanda : 17 ans d’impunité au

« pays des droits de l’Homme »


Cela fait 17 ans, ce 7 avril 2011, qu’a été déclenché au Rwanda le génocide de près d’un million de Tutsi. Ce génocide n’aurait pas été possible sans la passivité de la communauté internationale, mais surtout sans la complicité d’un cercle restreint de responsables politiques et militaires français de l’époque. Alors que des informations judiciaires sont ouvertes en France contre des militaires français ayant servi au Rwanda et contre des présumés génocidaires résidant sur notre territoire, force est de constater qu’aucun procès n’a encore été ouvert. L’association Survie et le CPCR renouvellent leur appel afin que toute la lumière soit faite sur l’implication française dans le génocide et que cesse le règne de l’impunité sur le territoire français.

Dès 1993, avant même que le génocide soit perpétré, l’association Survie prévenait des risques de massacres et dénonçait le soutien des autorités françaises au régime ethniste du général Habyarimana . Depuis, de nombreux travaux de chercheurs, d’ONG, de journalistes ou de simples citoyens, ont révélé l’ampleur du soutien français aux génocidaires avant, pendant et après le génocide. Selon l’association Survie, ce soutien constitue une complicité de génocide dans la mesure où les moyens humains, militaires et financiers apportés aux tueurs, ont contribué à la perpétration de ce crime imprescriptible .

A partir de 1995, plusieurs plaintes ont été déposées en France visant des présumés génocidaires ayant trouvé refuge sur notre territoire afin de se mettre à l’abri des justices rwandaise ou internationale. Malgré l’implication de plusieurs ONG, dont Survie, aux côtés du CPCR, et l’ouverture de plusieurs informations judiciaires, aucun des présumés génocidaires n’a encore été jugé, contrairement à ce qui s’est passé en Suisse, au Canada, en Belgique, aux Pays-Bas et récemment en Allemagne. La France a au contraire été condamnée en juin 2004, par la Cour européenne des droits de l’Homme, « pour retard apporté à rendre la justice » dans l’affaire Wenceslas Munyeshyaka. Certes, des arrestations de présumés génocidaires, recherchés par Interpol, ont récemment été opérées, mais rien ne garantit qu’ils seront effectivement jugés. C’est la raison pour laquelle l’association Survie et le CPCR appuient la proposition de loi visant à la création d’un pôle d’instruction spécialisé sur les "génocides et crimes contre l’humanité" au Tribunal de Grande Instance de Paris. Après de longs mois d’attente, celle-ci sera enfin examinée par les sénateurs le 14 avril prochain. En outre, nos associations demandent que des moyens réels (notamment humains et matériels) soient donnés à ce pôle d’instruction (qui pourrait voir le jour en 2012) pour qu’il puisse mener à bien ses investigations et renvoyer éventuellement les mis en examen devant les tribunaux français compétents.

Les plaintes contre des présumés génocidaires ne sont pas les seules : neuf plaintes contre X, visant des militaires français, sont toujours à l’instruction devant le Tribunal aux armées de Paris (TAP). Elles ont été déposées pour la plupart d’entre elles en 2005 par des victimes tutsi pour « complicité de génocide et complicité de crime contre l’humanité ». Elles visent notamment des soldats ayant participé à l’opération prétendument « humanitaire » Turquoise. Les militaires français étant aux ordres des responsables politiques, il n’est pas impossible que l’instruction de ces plaintes permette de mettre en cause les décideurs de l’époque. Là encore, si plusieurs ONG dont Survie, la FIDH et la LDH se sont constituées parties civiles dans ce dossier, peu d’avancées sont à noter. La plupart des responsables politiques et militaires restent à auditionner, tandis que de nombreux documents sont encore protégés par le sceau du « secret défense », malgré la déclassification partielle de certains d’entre eux.

C’est pourquoi l’association Survie et le CPCR demandent aux autorités françaises :

- la levée du « secret défense » sur tous les éléments liés à l’action de la France au Rwanda de 1990 à 1994 et en particulier sur les liens avec les auteurs du génocide ;

- l’instauration d’une commission d’enquête parlementaire sur le rôle de la France et des dirigeants français au Rwanda, chargée d’identifier les responsabilités de chacun ;

- la mise en place rapide, une fois la loi votée, du pôle d’instruction sur les génocides et les crimes contre l’humanité et sa dotation en moyens matériels et humains suffisants afin que les juges chargés de ces poursuites puissent mener leurs investigations jusqu’à d’éventuels procès.

Afin de donner échos à ces revendications, l’association Survie a engagé depuis un mois une démarche d’interpellation des élu-e-s locaux et nationaux au travers d’un courrier visant à mobiliser ces derniers pour que toute la lumière soit faite sur l’implication française dans le génocide des Tutsi et que la justice soit enfin rendue .

Contacts presse :
Stéphanie Dubois de Prisque, Chargée de communication de Survie 01 44 61 03 25
stephanie.duboisdeprisque(a)survie.org
Alain Gauthier, Président du Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda
06 76 56 97 61 collectifrwanda(a)aol.com
 Communiqué en PDF
 
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Côte d’Ivoire : la guerre et l’ingérence militaire soulignent et aggravent l’échec de l’ONU et de la France

6 Avril 2011 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Actualités françafricaines, communiqués, archives.

MERCREDI 6 avril 2011

 

Côte d’Ivoire :

la guerre et l’ingérence militaire soulignent et

 aggravent l’échec de l’ONU et de la France

Survie condamne fermement les agissements belliqueux dont l’ONU et les autorités françaises font preuve en Côte d’Ivoire et rappelle les manquements des prétendus « médiateurs » du conflit, qui ont laissé prévaloir le règne de la violence et de l’impunité.

 

La France et l’ONU ont finalement décidé d’intervenir directement dans le conflit ivoirien. Le scénario qui se joue en Côte d’Ivoire est un des pires qui pouvait avoir lieu. Il n’est pas possible de croire à cette heure que cette intervention armée onusienne et française, dont le seul but sera de remplacer un président contesté par un autre légitimé dans le sang, résoudra durablement la crise ivoirienne. Tous les protagonistes de cette crise, à commencer par les clans politiques et militaires qui s’affrontent depuis 10 ans pour le pouvoir sont responsables de cet enlisement et de la dérive criminelle qui s’accentue aujourd’hui. Mais les prétendus « médiateurs » du conflit ne sont pas en reste.


Les graves manquements de l’ONU

Le mandat de « protection des civils ivoiriens » et d’ « interdiction des armes lourdes » brandi avec opportunisme par l’ONUCI pour intervenir militairement à Abidjan ne peut faire oublier les graves manquements dont ces mêmes forces ont fait preuve, incapables de prévenir ou d’arrêter les massacres perpétrés à Abidjan, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire et ailleurs, particulièrement à Duékoué. Dans la période précédente, l’ONU avait déjà renoncé à accompagner à son terme le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion, pourtant préalable aux élections et condition de leur certification, comme convenu dans les accords de Ouagadougou. Alors que le pays subissait encore les exactions de milices et forces armées (« loyalistes » ou « rebelles ») incontrôlées, le point focal de l’activisme diplomatique multilatéral a été l’organisation de l’élection présidentielle.


La partialité et l’ingérence de la diplomatie et de l’armée française

Dans une continuité historique marquée par une ingérence persistante et la volonté de conserver son d’influence militaire, économique et monétaire, la diplomatie française fait preuve depuis de nombreuses années d’une attitude partiale, voire partisane dans la crise ivoirienne, qui s’est renforcée à l’issue de l’élection présidentielle et de la contestation de ses résultats. Cette attitude est aujourd’hui particulièrement lourde de conséquences dans la mesure où il ne s’agit plus d’un positionnement sur un contentieux électoral mais bien d’une implication directe dans un conflit armé. Les militaires français de la force Licorne étaient les plus mal placés pour une action de maintien de la paix, au vu notamment des événements de 2004, où ils avaient ouvert le feu sur la foule devant l’Hôtel Ivoire.

Aujourd’hui, ce sont ces soldats qui, sous le paravent d’une légitimité onusienne très discutable et toujours sous commandement opérationnel français, contribuent à imposer par les armes à un pays déchiré son nouveau président. Les bombardements du palais présidentiel et de la Radio Télévision Ivoirienne par les hélicoptères français, outre leur côté particulièrement symbolique, outrepassent le mandat onusien. Cette intervention brutale illustre par ailleurs une fois de plus la toute puissance du pouvoir exécutif français dans le déclenchement d’une opération militaire si lourde de conséquences, en l’absence de tout contrôle parlementaire.


Une impunité toujours de mise

Quel que soit le résultat des urnes, Alassane Ouattara ne tire aujourd’hui sa légitimité que des armes, celles des rebelles et celles de l’ONU et de la France. Dès lors, il est difficile d’imaginer une issue pacifique à la situation actuelle. Ajoutons que l’unanimité, en France, pour dénoncer, avec raison, les crimes commis par les forces de Laurent Gbagbo, s’est accompagnée d’un aveuglement sur ceux, tout aussi graves, commis par le camp d’Alassane Ouattara. Il faudra pourtant en passer par la fin de l’impunité des uns et des autres qui règne depuis dix ans. Il est impératif que la Cour Pénale Internationale (CPI) s’empare de manière impartiale et complète de l’ensemble des crimes qui ont été commis en Côte d’Ivoire, comme cette cour le souhaite elle-même. Un processus de Vérité, Justice et Réconciliation doit dans le même temps être mis en œuvre en Côte d’Ivoire, comme le demande la Convention de la Société Civile Ivoirienne (CSCI).


Des acteurs de la société civile trop souvent écartés

Enfin, les deux camps qui s’affrontent aujourd’hui, en plus des aspects criminels, ont pour point commun d’avoir systématiquement écarté les acteurs de la société civile du jeu politique. Si la communauté internationale espère être crédible dans sa volonté affichée d’œuvrer pour la paix en Côte d’Ivoire, elle doit imposer la présence de la société civile ivoirienne dans tous les scénarios de transition.


L’association Survie demande :

  • à nouveau le retrait définitif des militaires français de Côte d’Ivoire ;
  • que la lumière soit faite sur l’implication de l’armée française et de l’ONU dans l’avancée vers Abidjan des ex-rebelles (dont certains pourraient s’être rendus coupables de crimes de guerre) ;
  • que le parlement français exerce son contrôle sur l’opération Licorne, conformément aux dispositions prévues par la réforme de la Constitution de juillet 2008, et crée une commission d’enquête parlementaire sur l’ensemble de cette action depuis son déploiement en 2002 ;
  • de conditionner les relations avec le nouveau pouvoir ivoirien à l’obligation de poursuivre les responsables des crimes commis dans l’ouest de la Côte d’Ivoire et de les exclure de tout rôle politique.

Survie demande en outre :

  • la publication du rapport du groupe d’experts de l’ONU chargé de surveiller l’embargo de 2004 sur les armes et diamants, dont celle-ci reste bloquée depuis septembre ;
  • la saisine de la CPI pour l’ensemble des crimes commis en Côte d’Ivoire et la mise en œuvre d’un processus Vérité, Justice et Réconciliation, comme le demande la Convention de la Société Civile Ivoirienne (CSCI).
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17ème COMMEMORATION DU GENOCIDE DES TUTSI A TOULOUSE

4 Avril 2011 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Manifestations, commemorations

Le 9 avril 2011 de 13h à 16h 30
LIEU : Maison des associations
Ancienne Caserne Niel
Adresse: 81 rue Saint Roch 31400 Toulouse
 Métro ligne B arrêt Saint Michel

17ème COMMEMORATION DU GENOCIDE DES TUTSI A TOULOUSE
Organisé par La Diaspora Rwandaise De Toulouse


PROGRAMME
13h : Accueil
13h10: Une minute de silence en mémoire des victimes du génocide des Tutsi
13h15: Interventions des associations partenaires
13h40 : Documentaire témoignage du reporter photographe Yann Arthus Bertrand
Intitulé « Rwanda, récit d’un génocide »
14h45 : Echange autour du documentaire
15h15 : Pot d’amitié
16h : Clôture

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