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Mercredi 22 octobre
Librairie Terra Nova, rue Gambetta à 19H30
Projection de « génocidé » de Stéphane Valentin
Sur le témoignage de Révérien Rurangwa, suivi d'une
Soirée d'information avec Vincent Munié* sur le rapport Mucyo.
FRANCE RWANDA. Le génocide rwandais questionne la démocratie française.
On ne peut imaginer pire trou noir médiatique qu'un début de mois d'août, veille des Jeux olympiques, pour communiquer le tant attendu rapport Mucyo sur l'implication française dans le génocide des Tutsi du Rwanda. Le gouvernement rwandais ne pouvait l'ignorer. Dès lors, beaucoup de questions se posent, largement confortées par les recommandations mêmes de ce rapport, dont l'une subordonne explicitement la poursuite des accusations formulées dans ses conclusions à un règlement politique entre les deux pays. Pourtant, et ce n'est pas rien, la commission Mucyo cite nommément treize personnalités politiques françaises ainsi que vingt militaires enjoignant « les instances habilitées (la justice rwandaise, NDLR) à entreprendre les actions requises afin d'amener les responsables militaires et politiques français incriminés à répondre de leurs actes devant la justice ». Parmi les accusés, les Mitterrand père et fils, Alain Juppé, Édouard Balladur, Hubert Védrine, Dominique De Villepin ou François Léotard... On le voit, il s'agit du sommet de l'État et donc l'affaire devient simplement énorme dès lors qu'un pays menace de poursuites pour « complicité de génocide » les anciens dirigeants d'un autre. Cela impose à la Nation tout entière d'être correctement informée des termes du débat simplement parce que ces élus ont agi en notre nom, au Rwanda, comme d'autres continuent à le faire ailleurs.
Au-delà de la simple interprétation politique et de l'instrumentalisation de la complicité de génocide, le contenu du rapport rwandais sur l'implication française dans cet événement impose à la France un large débat national.
Après la mission d'information parlementaire sur le Rwanda de 1998 présidée par P. Quilès, le Rapport de la Commission d'enquête citoyenne sur le rôle de la France dans le génocide des Tutsi
au Rwanda de 2005, qu'est ce que ce nouveau rapport apporte de nouveau ? Comment peut-on faire avancer la vérité et la justice ? Avec comme support une bibliographie détaillée, nous vous invitons
à débattre avec nous des suites politiques du dernier génocide su XX° siècle...
*Vincent Munié, documentariste et journaliste, est aussi membre de la CEC (Commission d'enquête Citoyenne pour le Rwanda et du CA de SURVIE
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