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Survie Midi Pyrénées

Rwanda, un cri d’un silence inouï, au CC Albin Minville

13 Mars 2009 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Débats, films et conférences

Mardi 17 Mars à 20H00
Au Centre Culturel Albin Minville
67 allée de Bellefontaine
Metro Bellefontaine

 projection du documentaire:

Rwanda, un cri d'un silence inouï

Seuls les papillons franchissent les barbelés

 
suivie d'une rencontre avec des associations de Rwandais.


Le Genocide des Tutsis au Rwanda

En 1994, en moins de cent jours, étaient exterminées plus d'un million de personnes au Rwanda, un petit pays d'Afrique Centrale.
En hommage aux victimes du plus grand génocide de l'après Shoah, et afin d'y sensibiliser le public, en particulier les collégiens et lycéens de France, le Conseil Régional d'Ile-de-France et le Mémorial de la Shoah proposent à travers cette exposition une entrée sur les génocides du XXe siècle.


Au  Rwanda, 9 ans après le génocide, une grande partie de la population vit avec une bombe dans la tête qui peut exploser à tout moment. Ces gens, rescapés de tous âges du génocide, font ce que les psychiatres appellent des "rêves traumatiques". Ces "rêves traumatiques" sont extrêmement invalidants car ils privent les gens de tout repos : ils consistent à revivre avec un réalisme total – tous les sens sont mobilisés – le moment douloureux (viol, massacre d'un parent...) vécu par la victime.

De plus, ils génèrent la culpabilité, la peur, la dépression, handicapant la réflexion et la vie. On constatera que si la parole sur le génocide est partout, dans toutes les bouches, dans tous les lieux, le récit premier des victimes est figé, immuable et sans affect. Ce faisant, la victime tente de "gommer" quelque chose d'ineffaçable et garde ainsi le trauma prêt à ressurgir n'importe quand, comme une bombe à retardement.

Sur le terrain, des hommes et des femmes se battent pour atténuer ces souffrances : nous découvrons notamment le travail du Dr Naasson Munyandamutsa, psychiatre, et de Jeanne Mukamusoni, psychothérapeute au sein d’AVEGA (Association des Veuves du Génocide d’Avril). Nous verrons que ces pratiques thérapeutiques apportent un soutien essentiel aux rescapés et, en effectuant un travail contre l’oubli, participent à la reconstruction de ce pays traumatisé par l’horreur du génocide.

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