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Vous pouvez également téléchargez directement le catalogue :
Soirée-Débat Mardi 28 avril à 20h30 à Utopia Toulouse, sur l’exploitation des mines d’uranium au
Niger :
Projection unique du film Arlit, deuxième Paris, suivie d’un débat en présence de Aghali Maghiya, ancien travailleur des mines d'uranium. Organisée avec Survie, Amis de la terre midi-Pyrénées… Des associations se mobilisent pour faire connaître la provenance de notre électricité quotidienne : l’Afrique, entre autres avec au nord du Niger, des mines d’uranium à l’exploitation problématique. Retirez vos places à partir du mercredi 22 avril.
Idrissou MORA KPAÏ
- documentaire Bénin 2005 1h18mn VOSTF -
De tous les mensonges de tous les sales coups, de toute la vulgarité dont nous aura régalé Sarkozy et sa clique de maniaques, il est une saloperie que nous payerons plus cher que toutes les autres réunies, car elle se traduira par la pure et simple dévastation de l'hexagone tout entier. A-t-on en effet idée de ce que pourrait produire un accident nucléaire de première grandeur dans une de nos centrales nucléaires vieillissantes. Et pourtant, qui peut douter un seul instant que ce choix énergétique, présenté par notre président comme le plus « respectueux en matière d'environnement » se révèlera in fine, en cas d'accident ou de simple démantèlement des centrales comme le plus dévastateur ou le plus radicalement polluant qui se puisse concevoir. Il n'aura pas manqué pourtant de films qui, comme autant de signaux d'alerte nous mirent en garde contre l'industrie de l'atome, à commencer par ceux qui dénoncèrent très tôt, dans les années 70, la folie du surgénérateur Phénix, porté par Giscard, un autre cinglé du nucléaire et dont l'échec prévisible ne nous coûta, grâce au ciel, que le gros paquet de milliards que l'on y avait investi. Venant après « l'opération Gerboise bleue » diffusé le mois dernier sur nos calamiteux essais nucléaires au Sahara algérien, voici aujourd'hui cet Arlit, ville du Sahara au nord du Niger, aimablement sous-titré par les autochtones « le deuxième Paris » tant la ville (85 000 habitants) avait pris aux yeux des populations touaregs du coin, des allures de métropole occidentale. Un développement salué comme une chance par le Niger et qui était dû à la découverte en 1969 de riches gisements d'uranium par les autorités nucléaires françaises.
Un développement qui se transforma en cauchemar économique quand l'uranium qui représentait 90% des exportations du Niger et 40% de la production mondiale vit son cours s'effondrer sur le
marché international… et en cauchemar humain, car aujourd'hui Arlit se transforme progressivement en ville fantôme et seuls 700 ouvriers travaillent encore dans les mines gérées par Areva
sans que rien ne les protège de la radio activité infernale dégagée par l'extraction du minerai. On meurt ainsi massivement à Arlit, des variétés les plus exotiques de cancer, sans que jamais
il ne soit question de maladies professionnelles. Pire encore, le matériel irradié laissé à l'abandon par la société est recyclé dans toute la région pour en faire des instruments de cuisine.
Quoi d'étonnant dès lors, à ce qu'Arlit développe aujourd'hui une autre industrie : celle du passage stipendié vers l'Europe… Quant à nous, spectateurs d'Utopia, on en vient tout
naturellement à s'interroger : Areva ? Est-ce la même société qui gère nos centrales nucléaires et sponsorise nos jolis bateaux ? Un tel mépris des populations, une telle
cupidité, une telle indifférence aux malheurs d'autrui pourraient-elles franchir le désert et la mer pour aborder nos riantes contrées?…
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