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Survie Midi Pyrénées

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Survie interpelle les élu-e-s sur l’implication française dans le génocide des Tutsi du Rwanda en 1994

23 Mars 2011 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Actualités françafricaines, communiqués, archives.

23 mars 2011

Survie interpelle les élu-e-s sur l’implication française dans le génocide des Tutsi du Rwanda en 1994


A quelques semaines de l’anniversaire du démarrage du génocide des Tutsi du Rwanda le 7 avril 1994, Survie demande aux partis politiques français de s’impliquer davantage pour la vérité et la justice sur la complicité française dans le génocide. Le courrier suivant a été mis à la disposition des groupes locaux de Survie pour qu’ils puissent interpeller les élu-e-s des communes, conseils généraux, conseils régionaux.


Le courrier a été envoyé, entre autre, aux député-e-s et sénateur-trice-s, accompagné par l’Appel Citoyen France-Rwanda : Faire toute la lumière sur les "erreurs" d’avril 2010 et par le texte d’explication ’La France et le génocide des Tutsi au Rwanda, La complicité française résumée’.


Lettre aux élu-e-s

Madame/ monsieur

 

Le 7 avril prochain verra le dix-septième anniversaire du déclenchement du génocide des Tutsi au Rwanda. D’avril à juillet 1994, ce génocide a fait entre 800 000 et un million de victimes, massacrées parce qu’elles étaient tutsi. Il a aussi coûté la vie à des milliers de Hutu opposés à l’extermination de leurs compatriotes.


Dix-sept ans après, notre pays a besoin de vous pour regarder en face son histoire avec le Rwanda.


En effet :

Dix-sept ans après, des dizaines de présumés génocidaires coulent des jours paisibles en France. Une vingtaine d’entre eux sont poursuivis devant nos tribunaux, mais notre Justice, par manque de moyens et de volonté, avance à pas de fourmi. A tel point que la France a été condamnée, en juin 2004, par la Cour européenne des droits de l’Homme, « pour retard apporté à rendre la justice » dans l’affaire Wenceslas Munyeshyaka.


Dix-sept ans après, Agathe Habyarimana, la veuve du président rwandais dont l’assassinat, le 6 avril 1994, donna le signal du déclenchement du génocide, vit toujours en France. Sa demande d’asile a pourtant été rejetée par la plus haute juridiction administrative. Dans son arrêt, le Conseil d’Etat a estimé que : « la Commission de recours des réfugiés a énoncé de manière détaillée et abondante les motifs pour lesquels elle retenait que le génocide commis au Rwanda avait été préparé et planifié par les responsables au pouvoir avant le 6 avril 1994 et que Mme H. avait joué un rôle central dans cette planification ainsi que dans les événements qui se sont déroulés durant les premiers jours du génocide entre le 6 et le 9 avril 1994 et était ensuite restée en contact avec le gouvernement intérimaire puis le ‘gouvernement rwandais en exil’ » . Evacuée par nos soldats au tout début du génocide, Agathe Habyarimana avait été accueillie à Paris par un bouquet de fleurs et 200 000 francs pris sur le budget du ministère de la Coopération. Une information judicaire a été ouverte contre elle en mars 2008, mais cette enquête connaît peu d’avancées à ce jour.


Dix-sept ans après, la création d’un pôle d’instruction spécialisé dans les crimes de génocide, annoncée en octobre 2009 par Madame Alliot-Marie, alors Garde des Sceaux, est toujours à l’état de projet. Dix-sept ans après, aucun présumé génocidaire n’a encore été jugé par une juridiction française, contrairement à ce qui s’est passé en Suisse, au Canada, en Belgique, aux Pays-Bas et récemment en Allemagne.


Dix-sept ans après, neuf plaintes contre X, visant des militaires français, sont toujours à l’instruction devant le Tribunal aux armées de Paris. Elles ont été déposées par des victimes tutsi pour « complicité de génocide et complicité de crime contre l’humanité ». Elles concernent des soldats français ayant participé à l’opération « humanitaire » Turquoise.


Dix-sept ans après, des pans entiers de l’implication française dans le génocide des Tutsi sont couverts par le Secret Défense. Ce Secret Défense empêche la vérité historique de s’écrire et la Justice d’avancer, alors que sont soupçonnés de complicité dans le dernier génocide du XXème siècle un cercle restreint de responsables politiques et militaires.


Dix-sept ans après, des citoyens français de plus en plus nombreux estiment qu’il est urgent que la France fasse la lumière sur le rôle exact que son gouvernement et son armée ont joué au Rwanda entre 1990 et 1994, et puisse en tirer les leçons. Veuillez trouver ci-joint l’Appel Citoyen France-Rwanda, rendu public le 7 avril 2010 par des associations, des personnalités, des enseignants-chercheurs et des artistes.


Dix-sept ans après, nous demandons à l’élu(e) de la Nation que vous êtes :

  • de bien vouloir écrire au Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, pour qu’il ordonne aux parquets de relancer les actions judiciaires contre les présumés génocidaires résidant en France et pour qu’il accélère la mise en place d’un pôle d’instruction spécialisé dans les crimes contre l’humanité, doté des moyens matériels et humains appropriés ;
  • d’œuvrer à ce que votre parti prenne publiquement position pour soutenir la recherche de la vérité sur l’implication française dans le génocide des Tutsi ;
  • d’appuyer la création d’une Commission d’Enquête Parlementaire sur la politique de la France au Rwanda, qui devra notamment obtenir et rendre publics les documents encore occultés par le pouvoir exécutif, ainsi que les archives de François Mitterrand.

Je suis/nous sommes à votre disposition pour vous fournir davantage d’information ou vous rencontrer.

Veuillez agréer, madame/ monsieur, l’expression de mes/nos sentiments respectueux,

Pour l’association Survie La présidente Odile Biyidi Awala

PS : afin d’en savoir plus, l’ouvrage de Survie La complicité de la France dans le génocide des Tutsi au Rwanda, paru aux éditions L’Harmattan en 2009, peut vous être envoyé sur simple demande.


La France et le génocide des Tutsi au Rwanda

La complicité française résumée

 

La bienveillance dont ont bénéficié jusqu’à maintenant les présumés génocidaires rwandais présents sur notre sol et la lenteur des procédures engagées contre des militaires français ne sont peut-être pas sans lien avec la politique menée par notre pays vis-à-vis du Rwanda de 1990 à 1994. Politique secrète, mise en œuvre par un petit cercle de hauts responsables politiques et militaires, sous la houlette de François Mitterrand. Politique criminelle puisqu’elle conduisit à soutenir ceux qui préparaient, puis commettaient le génocide des Tutsi, avant de leur permettre d’échapper à leur châtiment.


Les autorités françaises savaient


Les autorités françaises étaient informées de la possibilité d’un génocide des Tutsi rwandais dès l’automne 1990, comme le prouvent notamment un télégramme diplomatique de l’attaché de défense et le témoignage de l’ambassadeur de France à Kigali devant la Mission d’Information Parlementaire de 1998. Les officiers français intégrés à la hiérarchie militaire rwandaise entre 1990 et avril 1994, jusqu’au plus haut niveau (conseiller du chef d’Etat-major des Forces armées rwandaises) savaient que le régime Habyarimana mettait en place un système d’auto-défense civile visant à enrôler la population dans la lutte contre « l’ennemi », c’est-à-dire, aux yeux du régime, le Front Patriotique Rwandais (FPR) et les Rwandais tutsi. Pourtant, sachant cela, les autorités françaises ont continué à soutenir le régime rwandais après les premiers massacres de Tutsi commandités par le pouvoir dans plusieurs régions du pays entre 1990 et 1993 : livraisons d’armes, formation des soldats des Forces armées rwandaises (FAR) et des miliciens Interahamwe, appui direct au combat. Sans ce soutien décisif, il est très probable que le régime Habyarimana aurait été militairement vaincu par le FPR, et que, par conséquent, le génocide des Tutsi n’aurait pas eu lieu.


Lorsque le génocide est déclenché, en avril 1994, les autorités françaises ont eu immédiatement conscience de la nature des événements. En témoigne l’ordre d’opération d’Amaryllis (opération d’évacuation des Français et des Européens), daté du 8 avril 1994, qui indique que se déroule à Kigali depuis la veille « l’élimination des opposants et des Tutsi ». Le gouvernement français n’a cependant nullement enjoint à nos soldats de secourir les victimes. Au contraire, il a donné l’ordre de ne pas montrer aux médias « des soldats français n’intervenant pas pour faire cesser des massacres dont ils étaient les témoins proches ».


Soutien français aux génocidaires


Le 21 avril 1994, la France, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, a, comme les autres grandes puissances, voté la réduction drastique du contingent de Casques bleus, abandonnant les Rwandais tutsi à leur sort tragique. Le 27 avril 1994, les plus hautes autorités françaises ont reçu à Paris deux des pires extrémistes hutu, responsables du génocide en cours. Jérôme Bicamumpaka, ministre des Affaires étrangères du Gouvernement intérimaire rwandais (GIR), et Jean-Bosco Barayagwiza, sont accueillis à l’Elysée par Bruno Delaye, conseiller Afrique de François Mitterrand, et à Matignon par Edouard Balladur, Premier ministre, et Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères. La France reconnaissait ainsi de fait le Gouvernement intérimaire rwandais, couverture politique du génocide. Elle fut le seul pays occidental à le faire.


Du 9 au 13 mai 1994, le lieutenant-colonel Rwabalinda, conseiller du chef d’Etat-major des Forces armées rwandaises qui encadraient le génocide, a rencontré à Paris le général Jean-Pierre Huchon, chef de la Mission militaire de coopération. Pendant toute la durée du génocide, ce même général Huchon a reçu régulièrement le colonel Kayumba, directeur du service financier du ministère rwandais de la Défense. Celui-ci a organisé six livraisons d’armes aux tueurs entre le 18 avril et le 19 juillet 1994.


Le 22 mai 1994, devant l’avancée des troupes du FPR, le Président rwandais par intérim, Théodore Sindikubwabo, adresse une lettre à François Mitterrand : « Le Peuple Rwandais Vous exprime ses sentiments de gratitude pour le soutien moral, diplomatique et matériel que vous lui avez assuré depuis 1990 jusqu’à ce jour. En son nom, je fais encore une fois appel à Votre généreuse compréhension et à celle du Peuple Français en, vous priant de nous fournir encore une fois Votre appui tant matériel que diplomatique. » A cette date, au moins un demi-million de Tutsi ont déjà été massacrés au Rwanda…


Les ambiguïtés de l’opération française Turquoise


Comment le chef d’un Etat en train de commettre le crime des crimes a-t-il pu se sentir autorisé à solliciter l’aide de la France ? Est-ce en réponse à cette demande que le Président Mitterrand trouve urgent, à la mi-juin 1994, d’intervenir afin de mettre fin aux massacres, alors qu’il n’avait pas jugé bon de le faire en avril ? La Zone Humanitaire Sûre créée par l’opération Turquoise à l’ouest du Rwanda est immédiatement utilisée comme refuge par les auteurs du génocide, en passe d’être défaits militairement par le FPR. Face à cette situation, l’ambassadeur Yannick Gérard envoie un télégramme à Paris le 15 juillet 1994 en indiquant : « […] dans la mesure où nous savons que les autorités portent une lourde responsabilité dans le génocide, nous n’avons pas d’autre choix, quelles que soient les difficultés, que de les arrêter ou de les mettre immédiatement en résidence surveillée en attendant que les instances judiciaires internationales compétentes se prononcent sur leur cas. » Les responsables et les auteurs du génocide (soldats des FAR, miliciens…) présents dans la Zone Humanitaire Sûre mise en place par Turquoise n’y sont pas arrêtés. Au contraire, ils sont laissés libres d’aller se réfugier au Zaïre, impunément, avec armes et bagages. Le numéro d’octobre 1994 de la revue de la Légion étrangère, Képi blanc, écrit même que « l’état-major tactique [de Turquoise] provoque et organise l’évacuation du gouvernement rwandais vers le Zaïre » . Le colonel Théoneste Bagosora, principal artisan du génocide, avait déjà été évacué par nos soldats début juillet.


Ce n’est pas tout. Non contentes d’avoir permis aux génocidaires d’échapper à leur châtiment, les autorités françaises maintiennent leur alliance avec eux après le génocide en leur fournissant de la nourriture, des armes, un entraînement militaire… A l’été 1995, le gouvernement français refuse même de satisfaire la demande du gouvernement belge d’arrêter et d’extrader le colonel Bagosora qui faisait, comme d’autres génocidaires de premier plan, des séjours dans notre pays. Théoneste Bagosora a été condamné pour crime de génocide par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) en décembre 2008.


Complicité française

Au regard de ces faits, il apparaît bel et bien que les autorités françaises ont rendu notre pays coupable de complicité de génocide. En effet, selon la jurisprudence du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) : «  [U]n accusé est complice de génocide s’il a sciemment et volontairement aidé ou assisté ou provoqué une ou d’autres personnes à commettre le génocide, sachant que cette ou ces personnes commettaient le génocide, même si l’accusé n’avait pas lui-même l’intention spécifique de détruire en tout ou en partie le groupe national, ethnique, racial ou religieux, visé comme tel.  [1] »


Les autorités françaises n’ont pas voulu le génocide des Tutsi du Rwanda. Au nom de calculs géopolitiques relevant du prétendu « domaine réservé » du chef de l’Etat, elles ont consenti sans états d’âme à la préparation puis à l’exécution du massacre de près d’un million d’êtres humains. Une fois le crime accompli, elles n’ont pas rompu leur alliance avec les assassins. François Mitterrand a pu dire à des proches, à l’été 1994 : « Vous savez, dans ces pays-là un génocide, c’est pas trop important ».


Il a fallu attendre 1995 pour que le premier magistrat de notre pays reconnaisse la participation du régime de Vichy au génocide des juifs d’Europe. Mais la République française n’a toujours pas admis avoir recouru systématiquement à la torture en Algérie, un demi-siècle après les faits… Alors, combien de temps faudra-t-il encore pour que la complicité de la France dans un deuxième génocide – celui des Rwandais tutsi – soit officiellement reconnue ?


Pour aller plus loin : La complicité de la France dans le génocide des Tutsi au Rwanda, Survie, L’Harmattan, 2009.

[1] Affaire Bagilishema, Chambre de Première instance du TPIR , 7 juin 2001, paragraphe 71

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50 ans du CCFD sur Toulouse le 26 mars 2011

20 Mars 2011 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Débats, films et conférences

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17 ans après le génocide des Tutsi au Rwanda, une page de l’histoire française est toujours illisible

18 Mars 2011 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Actualités françafricaines, communiqués, archives.

  18 mars 2011 


17 ans après le génocide des Tutsi au Rwanda, une page de l’histoire française

est toujours illisible

Le 7 avril 2011 marquera le 17ème anniversaire du déclenchement du génocide des Tutsi au Rwanda. Aujourd’hui encore, la place de certains responsables politiques ou militaires français dans le puzzle de cette histoire doit être connue. Des citoyens, des journalistes, des chercheurs tentent depuis 17 ans de faire la lumière sur ces faits et se heurtent à des dénégations ou à des poursuites émanant de témoins ou d’acteurs de cette époque.

La Nuit Rwandaise inquiétée par certains protagonistes de l’implication française au Rwanda

 

Chaque année depuis 2006, un collectif de citoyens publie une revue, La Nuit Rwandaise, présentant leur travail d’enquête sur l’implication des autorités françaises dans ce génocide. En août 2008, ils relaient le communiqué du ministre de la Justice rwandais rendant publiques les conclusions de la Commission Mucyo « chargée de faire la lumière sur le rôle de la France dans le génocide des Tutsi de 1994 ». Cette commission a réalisé une synthèse des travaux de recherche existants et recueilli de nombreux témoignages. Ce travail l’a amenée à dresser une liste de personnalités françaises « les plus impliquées dans le génocide ».

 

Le collectif de La Nuit Rwandaise est aujourd’hui inquiété par une plainte pour diffamation concernant la simple reproduction de ce communiqué sur son site internet. Cette plainte, de la part de certains des protagonistes cités dans ce communiqué, constitue une entrave à la liberté d’information des citoyens français : le document incriminé pourrait en effet leur permettre de mieux connaître cette page sombre de l’histoire de notre pays. Survie apporte son soutien à la déclaration faite par La Nuit Rwandaise, consultable en suivant le lien.

 

Cette entrave à la liberté d’information est d’autant plus anormale que les conclusions du rapport Mucyo corroborent celles des travaux de la Commission d’Enquête Citoyenne sur l’implication de la France au Rwanda, initiée en 2004 par Survie, la Cimade, l’OBSARM et l’Aircrige. Cette commission avait conclu à de lourds soupçons de complicités politiques, militaires et financières et en appelait à la justice française et internationale (TPIR).


Soutien aux assignés du Collectif Girondin pour le Rwanda

 

En janvier 2010, un groupe de citoyens bordelais a organisé un rassemblement devant l’hôpital de Villeneuve-sur-Lot pour attirer l’attention sur Sosthène Munyemana, un médecin rwandais qui y exerce. Cet homme est recherché par Interpol depuis 2006 et il a été condamné à la prison à vie au Rwanda, pour sa participation au génocide des Tutsi. Les manifestants entendaient s’opposer à l’inertie des autorités françaises qui ont attendu le 20 janvier 2010 pour s’emparer de ce cas, alors que le médecin réside dans la région bordelaise depuis la fin de l’année 1994. En 1995, une plainte avait pourtant été déposée contre lui pour « tortures et mauvais traitements  » puis « crime de génocide ».


Aujourd’hui, ces militants sont assignés par Sosthène Munyemana pour « atteinte à la présomption d’innocence  », pour les messages qui auraient été diffusés lors de cette manifestation. Survie affirme son soutien à ces citoyens qui luttent pour l’avancée de la justice pour les victimes du génocide et appelle à signer la pétition qu’ils proposent.

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La connaissance de la vérité progresse, malgré tout

 

L’année qui vient de s’écouler a vu plusieurs avancées dans la recherche sur l’histoire du génocide et la complicité française. Le journaliste Jean-François Dupaquier a ainsi publié en septembre 2010 L’Agenda du génocide : la déclaration de Richard Mugenzi, ex-espion rwandais. Il était le 15 janvier dernier à Bordeaux pour présenter son travail.


Jean-François Dupaquier, auteur de "L’agenda du... par Tele-liberte

Le témoignage de Richard Mugenzi rappelle utilement la préparation minutieuse de ce génocide au cours des années précédant son exécution. Il décrédibilise ainsi encore un peu plus les thèses révisionnistes. Il apporte surtout un éclairage nouveau sur l’implication de la France dans ce génocide. Mugenzi, ancien espion, a en effet été formé par des militaires français de « l’Opération Noroît  », envoyés par François Mitterrand pour former l’armée du régime du président Habyarimana. Il a notamment appris à mettre en œuvre un certain nombre de techniques de guerre psychologique, diffusant un grand nombre de messages de désinformation, et tout particulièrement les faux télégrammes visant à faire croire que l’attentat contre Juvénal Habyarimana, signal de déclenchement du génocide, avait été commis par le FPR.


Aujourd’hui encore, la vérité doit être exposée. Ni les crimes commis par le FPR, ni la réalité du pouvoir rwandais, où Paul Kagamé se maintient depuis 17 ans, n’exemptent un certain nombre de personnalités françaises de premier plan de leurs responsabilités dans le génocide des Tutsi.


Aujourd’hui encore, les citoyens français doivent exiger des explications sur l’implication de notre pays dans ce crime des crimes et la justice doit être rendue.

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Manifestation à Toulouse: Ben Ali est parti, Moubarak aussi, la lutte continue au Maghreb et au Moyen-Orient Soutien aux insurgé-e-s libyen-ne-s

16 Mars 2011 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Manifestations, commemorations

Ben Ali est parti, Moubarak aussi, la lutte continue au Maghreb et au Moyen-Orient

Soutien aux insurgé-e-s libyen-ne-s

 

Après les révolutions de Tunisie et d'Egypte, depuis plusieurs semaines les peuples du Maroc, d’Algérie, de Libye, de Jordanie, de Syrie, d’Irak, d’Iran, du Yémen, du Bahreïn et de Djibouti se soulèvent et réclament des réformes radicales, tant sur le plan politique qu’économique.


L’Assemblée des Mouvements Sociaux, qui s'est tenue à Dakar en février appelle à une mobilisation mondiale, le 20 mars, pour soutenir le processus révolutionnaire dans les pays du Maghreb et du Moyen-Orient.

 

MANIFESTATION

Samedi 19 mars à 14h30

Place du Capitole

 

Collectif 31 de soutien aux peuples du Maghreb et du Moyen-Orient, premiers signataires : Les Alternatifs31, Alternative Libertaire,  Asssociation France-Tunisie, ATTAC Toulouse, Codiran, Collectif de soutien au peuple algérien,  Coup de Soleil MP, Coup Pour Coup 31,  CUAL Toulouse Centre, ETM31, FSU31, Gauche Unitaire, LDH, Maison de Quartier de Bagatelle, Mouvement de la Paix (comité 31), MRAP, NPA31,  PCOF31, PG, Parténia, Solidaires31, Survie MP,  Tunisie Solidarité

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>voir la page sur leur site >> voir la critique du Clou sur la planche Spectacle d'1h30 suivi d'un verre. Public..."> "Répétitions", une pièce sur le génocide des Tutsi du Rwanda

12 Mars 2011 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Festivals, concerts, théâtre,...

Les samedis 12, 19 et 26 mars à 21 heures.

"Répétitions", 

une pièce sur le génocide des Tutsi du Rwanda

à 30 minutes de Toulouse, à  Lavaur

>>voir la page sur leur site
>> voir la critique du Clou sur la planche

Spectacle d'1h30 suivi d'un verre. 
Public adulte et adolescent.

Théâtre de l'improviste
Les Combelles
81500 Ambres
05 63 58 61 63
les.combelles@alsatis.net
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Burkina Faso : La France doit cesser de soutenir un dictateur face à la révolte de son peuple !

12 Mars 2011 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Actualités françafricaines, communiqués, archives.

11 mars 2011

Burkina Faso : La France doit cesser de soutenir un dictateur face à la révolte de son peuple !

 

 

Après 24 ans de dictature et d’impunité, l’explosion de colère de la jeunesse burkinabé face au régime de Blaise Compaoré s’étend à tout le pays. Les manifestations se multiplient et les symboles du pouvoir sont incendiés. En continuant à soutenir, à contrecourant de l’Histoire, un des dictateurs « amis de la France », la diplomatie française prend à nouveau le risque de se discréditer.


La mort, le 20 février à Koudougou, d’un collégien à la suite d’exactions policières, a mis le feu aux poudres : les jeunes se sont révoltés après les déclarations officielles attribuant le décès à une méningite. Depuis le 22 février, des manifestations violemment réprimées se succèdent dans la plupart des villes du pays, moyennes ou petites, et aujourd’hui dans la capitale. Ces répressions ont fait plusieurs morts. A Ouahigouya, Yako, Koupéla, Léo, Dori, Gourcy et ailleurs encore, les jeunes ont incendié les commissariats de police, parfois les locaux du parti au pouvoir et les bâtiments des autorités régionales.


Cette révolte est celle à laquelle est contraint un peuple qui ne croit plus en d’autres alternatives : arrivé au pouvoir par un coup d’Etat, Blaise Compaoré s’y maintient depuis 24 ans par des élections truquées. « Réélu » en novembre au terme d’un scrutin contesté, avec seulement 1,5 millions de voix (soit 80% des suffrages exprimés !) dans un pays qui compte 16 millions d’habitants, il entend désormais modifier la constitution pour pouvoir conserver son fauteuil indéfiniment. Aux côtés de Paul Biya, au pouvoir depuis 1982 ou de Denis Sassou Nguesso, il fait figure de doyen de la Françafrique, dépassant en longévité le régime d’un Ben Ali. Cet embrasement, que les structures politiques et syndicales ne parviennent pas à canaliser, est aussi le résultat logique est inéluctable de 23 ans d’impunité et de criminalité politique : assassinats politiques non élucidés (dont celui du journaliste Norbert Zongo en 1998), disparitions de dirigeants de syndicats étudiants, répression violente et systématique des manifestations étudiantes et lycéennes. Quant aux procédures judiciaires lancées par la famille du président Thomas Sankara pour connaître la vérité sur son assassinat en 1987, elles n’ont à ce jour connu aucune suite.


Les autorités françaises ont jusqu’à présent renouvelé sans cesse leur soutien à ce pouvoir criminel pour en faire un point d’appui de leur influence dans la région. Invité d’honneur de l’Elysée, le 14 juillet dernier, Blaise Compaoré accueille avec bienveillance les troupes d’élites françaises dépêchées dans la zone sous le prétexte de lutter contre AQMI , avec les résultats que l’on connait, et est sans cesse présenté par ses amis français comme un homme de paix dans la région. Pourtant, il est persona non grata en Côte d’Ivoire, suspecté d’avoir depuis toujours soutenu les rebelles aujourd’hui alliés à Alassane Ouattara, ce que les câbles de Wikileaks tendent à confirmer ; et au Tribunal spécial sur la Sierra Leone, le bureau du procureur a reconnu mercredi que tant Mouammar Kadhafi que Blaise Compaoré avaient soutenu Charles Taylor dans l’un des conflits les plus sanglants du continent. Quant à la Sécurité présidentielle qui orchestre depuis toujours la répression au Burkina, son chef, Gilbert Diendéré avait été décoré de la Légion d’honneur par Nicolas Sarkozy en 2008.


La jeunesse burkinabé démontre que les révolutions face aux dictateurs ne sont pas l’apanage du Maghreb et du Moyen-Orient et que la « théorie de la stabilité », que la France a toujours promue en soutenant sans complexe les pires dictatures du continent, est une impasse stratégique en plus d’être un crime politique intolérable. Du Congo-Brazzaville, où l’Elysée a également fait décorer de la Légion d’honneur le chef de la Sécurité le mois dernier, jusqu’à Djibouti, où les autorités répriment violemment les manifestations populaires depuis fin janvier, les peuples africains attendent de la France qu’elle cesse de mettre son « savoir-faire » au service des autocrates.


L’association Survie renouvelle donc son appel au gouvernement à mettre fin à toute coopération militaire et policière avec ces régimes, avant que l’Histoire ne l’y contraigne à nouveau.


Contact presse : Stéphanie Dubois de Prisque – Chargée de communication de Survie

stephanie.duboisdeprisque(a)survie.org

01 44 61 03 25

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Radio françafrique n° 30 Toulouse à l'heure des luttes de l'autre côté de la Méditerranée

10 Mars 2011 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Documents audios et vidéos

  Dimanche 12 mars 2011 à 17h rediffusion  samedi 26 mars à 9h

sur Radio Campus Toulouse 94 mhz  

 


Radio françafrique n° 30
Toulouse à l'heure des luttes de l'autre côté de la Méditerranée

 

montagePhotosMagreb

 

  Ce mois ci, "Françafrique" n° 30, dans l’émission radio de l’association SURVIE sur la Françafrique, cette relation particulière de la France avec ses anciennes colonies, la parole est dans la rue. 

 Depuis le 14 janvier 2011, soir de la fuite du dictateur chef d'état de la Tunisie, en passant par l'ouverture du Festival International du Film Des Droits de l'Homme sur le Soudan, deux mois de soutien toulousain aux peuples de Tunisie, Egypte, Algérie, Syrie, Lybie, Jordanie, Yemen, Barheïn, Maroc ... en lutte pour se libérer du joug des dictateurs et de leurs appuis occidentaux, afin de retrouver leur dignité et leur droit à l'autodétermination. Et un bel hommage à Omar Al Mokhtar!

 

Site de  Campus FM

Pour écouter l'émission en ligne prochainement: http://www.afriradio.net/auteur51.html 


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Soutien français aux dictatures : enfin le changement ?!

28 Février 2011 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Actualités françafricaines, communiqués, archives.

Soutien français aux dictatures : enfin le changement ?!

Communiqué de SURVIE, le 28 février 2011

 

Au lendemain de l'annonce par le Président de la République de la nouvelle ligne de la politique extérieure de la France, l'association Survie se félicite des premières mesures concrètes que devrait annoncer les nouveaux ministres, afin de couper tout soutien français aux dictatures africaines.

 

Après l'annonce ce dimanche soir 27 février 2011 par Nicolas Sarkozy que "nous ne devons avoir qu'un seul but : accompagner, soutenir, aider les peuples qui ont choisi d'être libres" et qu'"il nous faut tout faire pour que l'espérance qui vient de naître ne meure pas", le nouvel exécutif a décidé d'anticiper les mouvements populaires dans tout son ancien "pré-carré". Quelques heures avant l'annonce officielle que devraient faire ce soir les nouveaux ministres de la Défense et des Affaires étrangères[1], l’association Survie a appris avec soulagement que la France souhaitait enfin agir fermement à l'encontre des régimes alliés ne donnant pas les garanties démocratiques suffisantes.

 

Parmi les mesures qui devraient être annoncées dans la soirée, Survie salue notamment :

-         le rappel en France des centaines de coopérants militaires et policiers présents au Cameroun, au Gabon, au Togo, au Maroc, à Djibouti, à Madagascar, au Burkina Faso, au Tchad, en Centrafrique, en Mauritanie, etc. ;

-         la fermeture définitive et complète des bases militaires françaises au Gabon, au Sénégal, au Tchad (opération Epervier), à Djibouti et à Abu Dhabi ;

-         le gel des avoirs financiers et la saisie des Biens Mal Acquis de tous les dictateurs sur le territoire français, notamment l'hôtel particulier récemment acheté par l'Etat gabonais rue de l'Université à Paris ;

-         la suspension de l'aide budgétaire bilatérale au Cameroun et au Tchad si Paul Biya et Idriss Déby ne renoncent pas à se représenter aux élections prévues cette année ;

-         un audit public des services de Bercy sur les investissements des multinationales françaises à capitaux publics implantées dans des Etats où les droits humains ne sont pas respectés ;

-         l'annulation du récent décret d'attribution de la Légion d'honneur à Jean-Dominique Okemba, pilier du régime de Sassou Nguesso, et la nomination à titre posthume des opposants congolais Bruno Ossebi et tchadien Ibni Oumar Mahamat Saleh et du président de la Ligue centrafricaine des droits de l'Homme, Maître Goungaye.

 

Certes, si ces informations transmises officieusement à l'association Survie sont confirmées,  cela pourrait entraîner la chute des actions d'Areva et de Total au CAC 40, même si c’est le prix à payer pour une politique étrangère responsable. En revanche, si elles ne sont finalement pas annoncées officiellement par le gouvernement, cela indiquera une fois de plus que Nicolas Sarkozy fait de belles déclarations, mais ne change absolument rien à la politique française criminelle de soutien aux dictatures africaines.

 

Contact presse : Stéphanie Dubois de Prisque – Chargée de communication

stephanie.duboisdeprisque@survie.org

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Alors qu’au Maghreb et dans le reste de l’Afrique un vent de la libération gronde,

17 Février 2011 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Actualités françafricaines, communiqués, archives.

Communiqué de Survie : 17 février 2011.

Alors qu’au Maghreb et dans le reste de l’Afrique un vent de la libération gronde, la France reste sourde

Le vent de liberté qui souffle sur les pays d’Afrique du Nord est source d’espoir pour des populations qui entendent se débarrasser de leurs régimes autoritaires. En Afrique subsaharienne, ces aspirations sont d’autant plus fortes que de nombreuses dictatures y perdurent avec le soutien de la France.

 

Au nom de la fumeuse théorie dite « de la stabilité », que la révolution pacifique tunisienne vient d’invalider définitivement, la diplomatie française s’entête depuis des décennies à soutenir des régimes honnis de leur population et prédateurs des ressources de leur pays. Ce soutien est multiforme : validation de coups d’Etat ou d’élections truquées, soutien diplomatique, militaire ou policier, aide publique complaisante, etc.

 

Pas plus qu’elle n’a vu venir larévolution tunisienne la diplomatie française ne semble prête à entendre les aspirations des peuples qui, un peu partout en Afrique, réclament leur liberté.

 

Les déclarations de la ministre des Affaires étrangères en faveur d’une aide française au maintien de l’ordre en Tunisie et le scandale soulevé par ses liens avec des dignitaires du régime de Ben Ali, ne sont qu’une illustration parmi des dizaines d’autres de la permissivité et de la complicité des autorités françaises à l’égard des dictatures en Afrique. L’arbre qui cache la forêt, sans doute, car c’est bien dans l’indifférence générale que l’ambassadeur de France au Congo-Brazzaville vient de décorer de la Légion d’honneur, au nom de Nicolas Sarkozy, le bras droit du dictateur Denis Sassou Nguesso , tandis qu’au Gabon, le matériel de maintien de l’ordre fourni par la France sert à réprimer les militants et les étudiants contestant le régime Bongo.

Où se trouve aujourd’hui la « nouvelle Tunisie » que la France ne voit pas ? Où est le « prochain Ben Ali » que la France continuera de soutenir jusqu’au bout ?

  • Au Congo-Brazzaville où Denis Sassou Nguesso arrivé au pouvoir en 1977 s’y maintient par la force, la guerre, en dilapidant les richesses du pays ?
  • Au Burkina Faso où Blaise Compaoré, arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 1987 et auteur de graves actes de déstabilisation de la sous-région est présenté par la France comme un homme de paix ?
  • Au Tchad, où Idriss Déby, arrivé au pouvoir par un coup d’Etat et dont le maintien avec l’appui de l’armée française entretient la multiplication des rebellions armées ?
  • Au Cameroun où Paul Biya, en place depuis 1982, a modifié la constitution afin de rester au pouvoir, au prix de dizaines de morts parmi ceux qui s’y opposaient ?
  • Au Togo, où le fils Eyadema, arrivé au pouvoir dans le sang en 2005 perpétue un régime en place depuis 1967 ?
  • Au Gabon, où Ali Bongo a succédé à son père et utilise les mêmes méthodes de corruption et de répression ?
  • Au Maroc, où l’armée a ouvert le feu sur des réfugiés sahraouis tandis que la France ne cesse de s’opposer à l’extension de la mission de la MINURSO à la surveillance du respect des droits de l’Homme et à la protection de la population sahraouie ;
  • En Libye, en Algérie, à Djibouti (où le président Guelleh a modifié la constitution pour briguer un 3ème mandat), dictatures soutenues par la France où les populations ont commencé à se soulever ?
  • En Centrafrique, où le putschiste Bozizé vient de se faire « réélire » au terme d’une mascarade électorale ?
  • En Mauritanie et à Madagascar où la France a appuyé des processus de légitimation des récents putschs ?

Cette question a été récurrente dans les débats du Forum Social mondial de Dakar où des dizaines d’intervenants africains ont pu livrer leurs témoignages sur le soutien français apporté à leur régime. Jamais la banderole « Arrêtons le soutien aux dictateurs, soutenons les peuples africains » que Survie déplace à chaque événement depuis une décennie n’aura été aussi pertinente et n’aura suscité autant d’enthousiasme qu’à Dakar, durant ces quelques jours où le vent de révolte venu de Tunisie et d’Egypte a libéré la parole et entretenu l’espoir.

Au Maghreb comme dans le reste de l’Afrique et du monde, il faut en finir avec les dictatures soutenues par la France.

Contact presse : Stéphanie Dubois de Prisque – Chargée de communication - stephanie.duboisdeprisque(a)survie.org 01 44 61 03 25

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Rencontre avec les auteurs de la "Petite histoire des colonies françaises, la Françafrique".

12 Février 2011 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Débats, films et conférences

  Mercredi 16 Février 2011 à 19h

à la librairie terranova, 18 rue Gambetta 31000 Toulouse

 

Terranova et Survie MP vous proposent une

Rencontre avec Grégory Jarry et Otto T., à l'occasion de la parution aux éditions FLBLB du 4ème volume de la

"Petite histoire des colonies françaises, la Françafrique".

Petite histoire des colonies françaises, tome 4 : la Françafrique

A partir de 17h, il y aura une séance dédicace, suivie à 19h par la présentation du livre et la rencontre avec les auteurs.

Grégory Jarry Créateur avec Otto T. des éditions FLBLB qu'ils dirigent ensemble depuis 2000, Grégory Jarry est également auteur de bande dessinée, de roman-photo, de flip books. Il anime des ateliers d'écriture et d'édition et intervient régulièrement en école d'art et à l'université

Otto T. Né en 1973, Thomas Dupuis (Otto.T) crée avec des amis en 1996 pendant ses études le Fanzine FLBLB, qui à partir de 2000 deviendra une belle revue multicolore. Depuis la naissance de FLBLB (la revue), il collabore régulièrement avec Grégory Jarry, avec lequel il a fondé en 2001 les éditions FLBLB.

 

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