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Survie Midi Pyrénées

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De Kolwezi à l’Angola : business et dictature. Communiqué de Survie

21 Mai 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Actualités françafricaines, communiqués, archives.

21 mai 2008. Communiqué de Survie

De Kolwezi à l’Angola :
business et dictature.


Le mercredi 21 mai, le Président de la République Nicolas Sarkozy, comme il l’avait annoncé en janvier dernier, célèbre aux Invalides le 30ème anniversaire de Kolwezi et les « opérations extérieures », essentiellement les nombreuses interventions françaises en Afrique (officiellement une quarantaine durant les 50 dernières années).


En 1978, la France intervenait militairement au Zaïre (actuelle République Démocratique du Congo) en soutien au dictateur Mobutu, contre les 3000 rebelles du Front de Libération Nationale Congolaise (FLNC). Venus d’Angola, ils avaient pris la ville minière de Kolwezi où résidaient plus de 3000 ressortissants européens (belges et français) travaillant essentiellement à la Gécamines (société d’exploitation des mines de la région du Katanga). Le 19 mai, 600 parachutistes de la Légion étrangère sautaient sur Kolwezi pour reprendre la ville. D’après Mobutu et les militaires français, les rebelles se seraient livrés à des massacres d’Européens. Or, N’Guz Karl-I-Bond, ténor de la politique zaïroise, déclara en 1981, sans être démenti, que le massacre des 130 Européens qui justifiait l’intervention militaire avait été commis sur ordre de Mobutu lui-même pour forcer la main aux Français. A la suite de combats qui firent plus d’un millier de morts zaïrois, les paras français, ayant perdu cinq des leurs, reprirent la ville aux rebelles katangais. Cette « victoire » fut suivie d’atroces représailles sur la population autochtone sous couvert de faire la chasse aux « complices » de la rébellion [1].


Si les Français ont tout fait pour devancer les Belges c’est que cette intervention militaire entre incontestablement dans le cadre de la guerre de prédation des ressources naturelles que se livrent alors les grandes puissances en Afrique [2].


Aucun traité ne permettait cette intervention militaire française au Zaïre, mais cette ingérence permit de conforter le régime corrompu de Mobutu, au pouvoir depuis 1965 après avoir comploté l’assassinat de Lumumba en 1961. Elle déclencha un accroissement du volume de la coopération militaire franco-zaïroise, qui s’est alors accompagné d’une percée spectaculaire des grands groupes industriels français (Thomson-CSF, CGE, Péchiney) sur le marché zaïrois [3]. Pour les populations locales ce fut l’enfoncement funeste dans le chaos et la misère. Est-ce cela aussi que nous célébrons aujourd’hui ?


Un hommage à une politique cynique de puissance (la récente intervention au Tchad en est une preuve flagrante), et que l’inauguration le 21 mai de la nouvelle plateforme offshore de Total au Congo-Brazzaville (champ de Moho-Bilondo) en présence de Christophe de Margerie (Directeur Général du groupe pétrolier), par le secrétaire d’Etat chargé de la Coopération Alain Joyandet ne vient que confirmer ; tout comme le voyage du président Sarkozy en Angola, autre eldorado pétrolier et cible privilégiée des groupes Total ou Bolloré.


Véritable VRP des intérêts privés français, la diplomatie française entend ainsi contribuer à une recolonisation du continent, en compétition avec les nombreux acteurs que peuvent être la Chine ou les Etats-Unis. A qui ira l’argent du pétrole ? Si le Congo a adhéré à l’Initiative de Transparence des Industries Extractives (ITIE), l’Angola n’est pas partie prenante de l’initiative. Surtout, quelles garanties les autorités françaises entendent-elles demander aux régimes de Denis Sassou Nguesso et d’Edouardo Dos Santos sur cette question, qui ont largement détourné l’argent du pétrole et des caisses de l’Etat pour asseoir leur pouvoir, s’enrichir et acquérir de nombreux biens immobiliers en France et ailleurs, comme une récente enquête de la justice française l’a prouvé en ce qui concerne le président congolais ?


Comme dans le cas du Zaïre suite à l’opération sur Kolwezi, le financement par Elf (aujourd’hui Total) de la guerre civile de Sassou Nguesso en 1997, ou les livraisons d’armes dans celle de l’Angola (qui donnera lieu à la fin de l’année au procès de l’Angolagate), permettent aujourd’hui aux entreprises françaises de jeter leur dévolu sur les ressources de ces pays. Dans une interview parue le 20 mai sur lejdd.fr, Alain Joyandet affirmait d’ailleurs : « l’implantation des entreprises françaises en Afrique est l’une de mes priorités ». Etrange conception de la Coopération au développement, digne d’un ministre de l’Economie ou de la guerre. En fait c’est le langage d’un authentique ministre des colonies.


Nicolas Sarkozy, admirateur et émule d’une politique de domination, rend une nouvelle fois la France complice des pires dictateurs, au bénéficie d’une minorité. Une France vue en Afrique comme méprisante, profiteuse et xénophobe, semeuse de misère et de révolte.


Téléchargez le communiqué

Document PDF - 60.9 ko

[1] Cf Roger Rousseau Légion je t’accuse, la face cachée de Kolwezi 2008 et Kolwezi, l’avènement d’un officier sans honneur 2006 éd. Rexy

[2] Déjà le 12 avril 1997, évoquant la 1ère guerre du Shaba cette même année, le président français Valéry Giscard d’Estaing avouait dans une allocution radiotélévisée : « [J’ai] voulu donner un signal de solidarité. [...] L’Europe ne peut pas se désintéresser de ce qui se produit sur le continent africain [...]. L’Afrique, c’est un continent d’où viennent traditionnellement un certain nombre de nos ressources et de nos matières premières, avec lequel nous avons des liens très étroits », Le Monde, 14 avril 1977.

[3] A titre d’exemple, le marché zaïrois des télécommunications échut à Thomson CSF, dont le PDG était... Philippe Giscard d’Estaing, cousin de Valéry.

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Conférence du GERCA: L'Afrique répond à Sarkozy

15 Mai 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Débats, films et conférences

Jeudi 15 mai 2008 de 16 à 18h à l'IEP de Toulouse

Dans le cadre de son cycle de Conférences, le GERCA, en collaboration avec le Forum Res Publica, vous invite à la Rencontre-Débat qui aura lieu le Jeudi 15 mai 2008 de 16 à 18h à l'Institut d'Etudes Politiques de Toulouse. Celle-ci se tiendra avec deux co-auteurs du livre
 

L'AFRIQUE REPOND A SARKOZY. CONTRE LE DISCOURS DE DAKAR 

 

 M. Boubacar Boris DIOP, écrivain et analyste,  auteur de plusieurs ouvrages dont  l’Afrique au-delà du miroir,  Ed. Ph. Rey ou Négrophobie, Ed Les Arènes, co-écrit avec Odile Tobner et François-Xavier Verschave.


M. Mwatha NGALASSO, Professeur de sociolinguistique et de linguistique africaine à l’Université de Bordeaux,  auteur de « Littératures, savoirs et enseignement », Presses universitaires de Bordeaux.


Le GERCA.(http://www.gerca.eu )
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Mercredi 14 Mai - Concert Dub Incorporation

14 Mai 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Festivals, concerts, théâtre,...

Mercredi 14 Mai 2008 au Phare à Tournefeuille

Concert Dub Incorporation

Dub Incorporation en concert

Dub Incorporation est fondé en 1997. Composé de sept musiciens (deux chanteurs/percussionistes (derbouka), deux guitaristes, un clavier, une basse, une batterie), le groupe stéphanois pratique un reggae métissé, original par les sons, l'énergie et les thèmes abordés.
La notoriété nationale de Dub Incorporation est en grande partie basée sur la qualité des prestations "live" à travers la France. Particulièrement actifs en concerts, ils emportent le public par des performances enfiévrées. Ils sont appréciés pour leur simplicité, pour leurs textes qui prônent la paix et un esprit positif sans tomber dans les clichés.  Fort de son succès, le groupe sillonne le pays mais aussi le continent.

En Afrique, Dub Incorporation s'implique aux côtés de l'association "Survie" pour témoigner des ravages de la "Françafrique".

Dub Inc. a ainsi participé à une compilation de soutien à Survie : http://www.africawantstobefree.com


Table de presse de l’association Survie…

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Mardi 13.05.08: Rencontre autour du génocide des Tutsi du Rwanda

12 Mai 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Débats, films et conférences

Mardi 13.05.08 à 19H30:

Librairie Terra Nova. 27, rue Gambetta  

Soirée commémorative du génocide des Tutsi du Rwanda

   

Projection  de « génocidé » de Stéphane Valentin à Terra Nova

 

Suivi d'une rencontre avec le réalisateur, Survie 31 et des Rwandais de Toulouse

Livre - Genocide
Ce petit film d'une vingtaine de minutes part du témoignage de Révérien Rurangwa édité en livre de poche

Génocidé, Révérien Rurangwa

« Ils m'ont tué, moi et toute ma famille,

sur une colline du Rwanda en avril 1994.

J'avais quinze ans. Je ne suis pas mort. »


 « Depuis que, le 20 avril 1994, vers 16 heures, je fus découpé à la machette avec quarante-trois personnes de ma famille sur la colline de Mugina, au coeur du Rwanda, je n’ai plus connu la paix. J’avais 15 ans, j’étais heureux. Le ciel était gris mais mon coeur était bleu. Mon existence a soudainement basculé dans une horreur inexprimable dont je ne comprendrai probablement jamais les raisons ici-bas. Mon corps, mon visage et le plus vif de ma mémoire en portent les stigmates, jusqu’à la fin de ma vie. Pour toujours. »

 Comme celle de tous les survivants, l’histoire de Révérien Rurangwa rejoint l’Histoire. Son récit évoque, avec un réalisme saisissant, l'atrocité du dernier génocide du XXe siècle: celui des Tutsi au Rwanda. Il dit aussi la force de l’instinct de survie et des processus de résilience; l’impuissance à envisager le pardon quand la justice est bafouée; l’énigmatique pouvoir du mal et le mystérieux silence de Dieu. Et c’est en cela qu’il parle à tous les Hommes.

Révérien Rurangwa 27 ans, est aujourd’hui réfugié en Suisse, où il se bat pour rendre hommage aux victimes, obtenir réparation pour les rescapés,et justice alors que des milliers de criminels demeurent impunis.

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Mois contre la Françafrique du 7 avril au 13 mai 2008

5 Mai 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Actualités françafricaines, communiqués, archives.

Du 7 Avril au 13 mai 2008,
Survie organise un

Mois contre la Françafrique 2008
 

 

Nicolas Sarkozy avait promis, durant sa campagne présidentielle, une rupture avec les régimes corrompus et autoritaires. Et annoncé, lors de son discours d’investiture, une politique de la France au service des droits de l’homme dans le monde. Ces espoirs ont été vite déçus.

Un an après les élections présidentielle et législatives, Survie organise un Moi(s) contre la Françafrique pour relancer le débat en France sur les liens que notre pays continue d’entretenir avec la plupart de ses anciennes colonies africaines : aide au développement dévoyée, interventions militaires, soutien à des dictatures, pillage des ressources, etc.

Peu transparente et de plus en plus critiquée (au Tchad, au Gabon, au Congo, en Côte d’Ivoire...), la politique de la France en Afrique doit faire l’objet d’une véritable réforme : instauration d’un contrôle parlementaire, fin de l’ingérence et respect des aspirations démocratiques des populations africaines.

Afin de donner une audience plus large à ces revendications, Survie organise du 7 avril au 13 mai un mois de mobilisations partout en France : interpellation des élus et sensibilisation du grand public avec des conférences, des projections débats, des tables de presse, des concerts, des manifestations...



1958 – 2008 : 50 ans de République Françafricaine

Cette année, le "Moi(s) contre la Françafrique" se déroulera du 7 avril (date du début du génocide au Rwanda en 1994) au 13 mai (le 13 mai 1958 étant considéré dans l'histoire officielle comme l'avènement de la Vème République et le retour au pouvoir du général de Gaulle).


En 1958, l’instauration de la Vème République par le général de Gaulle (rappelé au pouvoir en pleine guerre d’Algérie) coïncide avec la mise en place de la Françafrique, devenue en quelque sorte consubstantielle d’une République qui s’attachera, jusqu’aujourd’hui encore, à garder une haute main sur les pays africains et leurs ressources naturelles.

La stigmatisation des 50 ans de cette politique, non démocratique, est pour nous l’occasion d’appeler à un changement réel et à une véritable rupture dans ces pratiques par un assainissement des relations franco-africaines.

De nombreux évènements seront organisés un peu partout en France, autour des thèmes suivants : le soutien de la France aux dictateurs, le pillage des ressources,  les biens mal acquis, la réforme de la politique de la France en Afrique (en lien les propositions du Livre blanc), la  présentation de cas "pays" symptomatiques de la Françafrique comme le Tchad, la Centrafrique,  le Niger, le Rwanda, etc.


 

1958 : Aux origines de la République Françafricaine, repères.


"Coup d’Etat constitutionnel" ou "coup d’Etat démocratique" le retour au pouvoir du général de Gaulle en mai 1958, marque l’instauration d’un régime (la Vème République) qui fera tout pour conserver son empire colonial, avant de mettre en place les structures parallèles et illégales (la Françafrique) assurant la dépendance de pays devenus par la suite officiellement "indépendants".

13 mai 1958. Quand la crise coloniale accouche d’une Vème République néocoloniale. Putsch des généraux à Alger demandant la défense de l’Algérie française et le retour au pouvoir du général De Gaulle.

1er juin 1958. De Gaulle reçoit les pleins pouvoirs.

28 septembre 1958. Adoption de la constitution de la Vème République et naissance de la Françafrique. Conjointement au référendum sur la nouvelle Constitution, un projet de Communauté française (dernier nom donné à la communauté de destin entre la France et ses colonies) est soumis au vote des colonies devant accepter de s’en remettre à la Métropole pour l’exercice des attributs de la souveraineté internationale. Ultimatum plutôt que référendum en réalité. Ce projet qui remporte 90% de "Oui", ne prévoit nulle part le droit à l'autodétermination, l'alternative offerte aux colonies africaines étant simple : soit accepter la Constitution et s'associer à la France dans le cadre de la Communauté, soit la rejeter et faire sécession. L’indépendance immédiate synonyme de rupture avec la France est brandie en menace par de Gaulle qui dira face aux auditoires africains en août 1958, au cours de ses escales guinéenne et sénégalaise, « la Communauté est à prendre ou à laisser ».

Le "Non" de Sékou Touré a pour conséquence immédiate l’indépendance la Guinée française, traduisant ipso facto la rupture avec la France et l’intransigeance de de Gaulle. Ainsi, le référendum sur la Vème République va-t-il de pair avec un maintien sous dépendance.

21 décembre 1958. De Gaulle est élu président de la République.

Les années 1960, vague d’indépendances ? Si de Gaulle infléchit sa position sur les accessions à l’indépendance des colonies françaises, c’est pour mieux orchestrer avec l’aide de Foccart, de fausses indépendances, une servitude politique, économique et monétaire. La Vème République a fait de l’assujettissement de l’Afrique le ressort de sa puissance, dissimulé sous des relations d’amitié entre chefs d’Etat.



Programmation sur Toulouse et sa région  :

Samedi 19.04.08 : Commémoration du génocide du Rwanda avec la communauté rwandaise…à partir de 17H00

Mercredi 30.04.08 : Conférence à la salle du Sénéchal à  19H: "Nicolas Sarkozy : la Françafrique décomplexée ?", par samuel Foutoyet.

Mardi 6.05.08. Projection de « la voie est libre » de Vincent Munié au cinéma le Mermoz de Muret.et rencontre  sur le thème de la privatisation des services publics en Afrique

Mardi 6.05.08. Concert de Tiken Jah Fakoly à Montauban (Alors chante...)

Mercredi 13.05.08 à 19H30: Projection  de « génocidé » de S. Valentin à Terra Nova en compagnie du réalisateur puis témoignages et rencontre avec des rwandais autour du témoignage de Révérien Rurangwa.

infos développées sur le reste du blog...


Survie organise du 7 avril au 13 mai 2008 un "Mois contre la Françafrique" avec des conférences, des débats, un peu partout en France. A l’occasion de cet évènement, Survie lance une campagne promotionnelle d’adhésion : "1 adhésion à partir de 25 euros = 1 Livre blanc offert". Alors profitez-en. Offre valable jusqu’au 1er juin pour toute PREMIERE adhésion à Survie. 

Lien vers la présentation du Livre blanc pour une politique de la France en Afrique responsable et transparente 

Pour bénéficier de cette opération, téléchargez le bulletin  

Document PDF - 118.9 ko
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Le mardi 6 mai à Muret, projection de "la voie est libre" de Vincent Munié

5 Mai 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Débats, films et conférences

Le mardi 6 mai  au cinéma le Mermoz (Muret) à 21H00

Les associations Oxfam France -Agir ici, Survie et Afriqu'à Muret présentent une

Projection du film "La voie est libre", de Vincent Munié

suivie d’une discussion avec le réalisateur et les associations organisatrices

Projection du film "La voie est libre" de V. Munié 


Au Nord comme au Sud, la privatisation des services publics renforce précarité et pauvreté, détruit les sociétés.

Construite sous la colonisation, dans le cadre des travaux forcés, la ligne Dakar-Niger qui relie le Sénégal au Mali a été bradée en octobre 2003 à un consortium canado-français. Depuis, de nombreux repreneurs se sont succédés, au fur et à mesure du développement du fret de marchandises. Le trafic voyageur, lui, a été totalement sacrifié et les conséquences de cette privatisation sont dramatiques pour les populations.

Autour du film "La voie est libre" qui retrace l'histoire de cette voie de chemin de fer séculaire jusqu'à sa privatisation,Vincent Munié, administrateur de Survie France et réalisateur du documentaire, témoignagera des résistances sociales au Mali et au Sénégal et des nécessaires solidarités à construire ou à renforcer.

"La voie est libre" a reçu le prix du festival Cinérail en février 2007 à Paris.

Cinéma le mermoz:
http://www.cine-mermoz.com

 


Le réalisateur:

 

Au fil d'une carrière de cameraman pour la télévision, Vincent Munié est devenu un spécialiste de l'histoire de l'Afrique des Grands Lacs où il a réalisé plusieurs documentaires. Il s'est vite senti concerné par la déchéance du continent tout entier et a donc orienté son travail artistique vers la dénonciation des mécanismes internationaux à l'origine des multiples drames africains et particulièrement du génocide rwandais. Il est également administrateur de l'ONG Survie, journaliste au Monde Diplomatique et à Billets d'Afrique, romancier - Amina K; ed. La Mauvaise Graine –

 

Oxfam France - Agir ici: groupelocaltoulouse@oxfamfrance.org , www.oxfamfrance.org

Survie Midi Pyrénées:: http://www.survie31.over-blog.com

 Afriqu'à Muret : http://afriquamuret.ovh.org

 

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Mardi 6 Mai à Montauban: Tiken Jah Fakoly

5 Mai 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Festivals, concerts, théâtre,...

  Mardi 6 Mai à Montauban (Alors chante...): 

Concert   TIKEN JAH FAKOLY 
 

Tiken Jah Fakoly a rejoint l'association Survie il y a quelques années, et les paroles de ses chansons sont pour certaines directement tirées des thématiques de Survie...

Paroles de "L'Afrique doit du fric" tiré de l'album "coup de gueule"

Ainsi donc l'Afrique doit du fric !
Afrique esclavagisée, colonisée, martyrisée, dévaluée !
Ainsi donc l'Afrique doit du fric !
Les montagnes de fric volées par la Françafrique,
les tyrans complices
les gardent dans leurs comptes en Suisse,
les pots de vin de Sirven, les crédits de Déby
Ainsi donc l'Afrique doit du fric !
Afrique mal dirigée, tyrannisée, manipulée, dévaluée !
Ainsi donc l'Afrique doit du fric !
La solde des mercenaires et les armes des tortionnaires, des milliards de francs volés à des peuples souffrants, les coups de fouet d'Houphouêt, les sales sous de Sassou
Ainsi donc l'Afrique doit du fric !

Est-ce que l'Afrique doit encore ? Non !
Après 400 ans d'esclavage, plusieurs années de travaux forcés, des milliers, des milliers d'entreprises qui pillent !
Les complots du FMI et les blagues de la Banque Mondiale, des milliers d'euros volés par des bandes d'escrocs, les faux comptes de Conté, les sales sous de Sassou.
Ainsi donc l'Afrique doit du fric !

Les montagnes de fric volées par la Françafrique, les présidents africains sont complices de ces trafics, les coups de fouet d'Houphouêt, les gombos de Bongo.

Ainsi dont l'Afrique doit du fric !

Tiken Jah Fakoly
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Festival de cinéma: Les écrans panafricains

4 Mai 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Débats, films et conférences

Du 2 au 7 mai


Terres Nomades vous invite à un voyage en images autour de l’Afrique.

Les écrans panafricains



Retrouvez la semaine des “Ecrans Panafricains” dans les salles obscures de Blagnac, Colomiers et Toulouse.

Télécharger le dossier de presse : dpecrans-panafricains2_mai08


Programme complet sur: http://www.terresnomades.net
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Edito de billets d'Afrique n°169

2 Mai 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Billets d'Afrique et d'ailleurs

Billets d'Afrique et d'ailleurs n° 169 (Mai 2008)


Crier famine ! (Edito)

Autant les graves atteintes aux droits de l’homme, qui sont commises en ce moment au Tchad et au Cameroun, trouvent peu d’échos dans les médias - la disparition au Tchad de Ibni Oumar Mahamat Saleh, leader d’un parti d’opposition, et de bien d’autres victimes de la répression de la population civile, l’emprisonnement au Cameroun des artistes Joe la Conscience et Lapiro de Bango et de nombreux autres Camerounais, qui n’ont fait qu’user de leur liberté de protestation, n’émeuvent pas les voix offi ciellement chargées de la défense des droits humains - autant les « émeutes de la faim ont fait un tabac médiatique.

On retrouve là en effet tous les traits de l’Afrique qu’on aime, naturellement misérable et victime d’on ne sait quelle malédiction. Tous les poncifs sont au rendez-vous : « Ils sont trop nombreux, ils ne savent pas cultiver ». Tous les messies se sont précipités pour apporter leurs bons conseils. On a claironné le montant des aumônes de l’aide alimentaire. Selon Le Figaro du 18 avril : « Face la crise alimentaire mondiale, Nicolas Sarkozy annonce que l’aide française sera portée à 60 millions d’eurosdès 2008. » Seule manquait au rendez-vous la description de réalités occultées. Non seulement l’Afrique peut nourrir ses habitants mais elle nourrit, entre autres, notre continent. D’immenses surfaces sont consacrées en Afrique au thé, au café, au cacao, à la banane, à l’arachide, toutes productions destinées à l’exportation. Ces productions enrichissent d’une part les grosses entreprises, étrangères pour la plupart, qui détiennent d’immenses plantations, d’autre part toute la chaîne de la spéculation sur les marchés internationaux, tandis qu’elles laissent les populations dans la plus grande pauvreté. Le salaire d’un ouvrier agricole au Cameroun, sur une bananeraie exploitée par une société française, est de 25 000 FCFA, 38 euros mensuels. Soit moins de 1000 FCFA pour dix heures quotidiennes de travail, tandis que le carburant au Cameroun, pays producteur de pétrole, est à 600 FCFA le litre à la pompe. La bouteille de gaz de 30 kg est à 6000 FCFA, le sac de ciment également. L’électricité est à 70 FCFA le kW (deux fois plus cher que le prix moyen en France). Autant dire que l’accès à ces modestes biens est réservé à une minorité. Le marché du gaz, du ciment, de l’électricité, produits localement, est possédé majoritairement par des sociétés étrangères qui dictent les prix. [défense de rire]

Les productions vivrières locales sont concurrencées par l’invasion des sous-produits de l’industrie agroalimentaire française : farine, poulets. Le pain, de très basse qualité, est consommé au détriment du bâton de manioc, bien plus nourrissant, facile à produire localement, et qui serait à l’abri des fl uctuations du marché mondial. Bien loin d’aider les producteurs locaux, tout est fait pour les racketter, les décourager. Le transport intérieur est pénalisé par toutes sortes de prélèvements qui s’ajoutent au prix prohibitif des carburants. Mais l’Aide française au développement vient de subventionner au Cameroun la production de haricots verts pour l’industrie agroalimentaire de la conserverie française.

Avec les salaires qu’elles touchent, les ouvrières de la mise en boîte ne peuvent pas subvenir à leurs besoins les plus élémentaires. La liste des aberrations économiques que subit l’Afrique serait infi nie. Mais les peuples qui en sont victimes sont sans voix, muselés par des pouvoirs féroces pour leur population mais sans courage, sans intelligence, sans imagination, quand il s’agit d’être asservis aux intérêts de l’ancienne puissance coloniale et des organismes économiques internationaux représentant ceux des grandes puissances mondiales. Ressent-on, dans ces conditions, l’injure que constitue l’aide, particulièrement dérisoire et méprisante, avec quelques larmes en prime pour s’apitoyer sur ceux qui ont faim ?

Odile Tobner


Au sommaire de ce numéro

-  CAMEROUN Faut-il oublier Joe la Conscience ?

L’auteur de cette tribune, Patrice Nganang, écrivain camerounais, vit aux États-Unis depuis 2000 et enseigne à l’université d’État de New-York.

À FLEUR DE PRESSE : Bêtisier césairien Des foutaises

-  RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CON- GO Un colonel français mène la torture

La télévision publique suédoise a diffusé un reportage intitulé Le destin de Joseph, jeune Congolais torturé en juillet 2003 par des soldats français.

-  CONGO-BRAZZAVILLE De l’huile dans les rouages

La France vient d’accorder une rallonge de 80 millions d’euros. Un coup de pouce pour Bolloré ?

-  GABON Chinoiseries

La gabegie continue de plus belle. Dernier exemple en date : le projet de la mine de fer de Belinga.

Concours de clichés à Bongoville

-  TOGO Une supercherie de plus

Faure Gnassingbé a lancé les consultations devant aboutir à la mise en place d’une commission « vérité-réconciliation  ». Un leurre à visée électoraliste.

-  TCHAD Un nouveau Premier ministre, pas de nouvelles perspectives

La nomination, le 16 avril, d’un nouveau premier ministre par Idriss Déby ressemble à une ouverture en trompe-l’oeil.

-  LIVRE : L’Afrique répond à Sarkozy

-  NIGER Menaces sur la paix. Pendant ce temps, les affaires continuent...

Moussa Tchangari, directeur du groupe Alternatives Espace Citoyen, personnalité de la société civile nigérienne cerne le contexte qui prévaut au Niger.

-  FRANCE RWANDA Les aveux d’apparat

Les glissements du discours offi ciel français à propos du génocide rwandais ou l’exhibition d’un cynisme exalté et d’une réthorique déplorative. Décryptages.

-  CANADA Multinationales impérieuses et impunies

Un ouvrage décapant sur les agissements des sociétés minières et pétrolifères canadiennes en Afrique

S’abonner à Billets d'Afrique : http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=65
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Emission "Françafrique" n°9 avec E. Borrel

27 Avril 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Documents audios et vidéos

SAMEDI 3 MAI  à 13H30

 

sur Radio Campus (94FM)
Emission "Françafrique" n°9 avec Elisabeth Borrel

 


Françafrique 9 l’émission radio de l’association SURVIE sur la Françafrique, cette relation particulière de la France avec ses anciennes colonies, reçoit ce mois ci Elisabeth, veuve du jege Borrel assassiné à Djibouti en 1995. Nous reprenons ici en grande partie la conférence qu'elle a tenue début Avril à l'IEP de Toulouse où elle expose l'Affaire borrel, son jistoire et ses enjeux.


Borrel.jpg


« Le 19 octobre 1995, le juge Bernard Borrel est retrouvé mort en bas d’une falaise à 80 km de Djibouti, le corps à moitié calciné. L’exécutif français reconnaît aujourd’hui officiellement qu’il s’agit d’un assassinat. Mais pourquoi cette reconnaissance si tardive ? Pourquoi la Justice s’est-elle si longtemps bornée à n’instruire que la thèse du suicide, contre toute évidence ? Que couvre la raison d’État dans ce dossier ? Autant de questions qui resteront encore un temps sans réponses. Mais aujourd’hui l’établissement de la vérité progresse réellement et cette reconnaissance conforte, s’il en était besoin, la détermination d’Elisabeth Borrel à poursuivre sa lutte entamée il y a 12 ans. »


Site de Radio Campus :  http://www.campustoulouse.net/current
Pour écouter l'émission en ligne:
http://www.afriradio.net/auteur51.html

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