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Survie Midi Pyrénées

Articles récents

Le mardi 6 mai à Muret, projection de "la voie est libre" de Vincent Munié

5 Mai 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Débats, films et conférences

Le mardi 6 mai  au cinéma le Mermoz (Muret) à 21H00

Les associations Oxfam France -Agir ici, Survie et Afriqu'à Muret présentent une

Projection du film "La voie est libre", de Vincent Munié

suivie d’une discussion avec le réalisateur et les associations organisatrices

Projection du film "La voie est libre" de V. Munié 


Au Nord comme au Sud, la privatisation des services publics renforce précarité et pauvreté, détruit les sociétés.

Construite sous la colonisation, dans le cadre des travaux forcés, la ligne Dakar-Niger qui relie le Sénégal au Mali a été bradée en octobre 2003 à un consortium canado-français. Depuis, de nombreux repreneurs se sont succédés, au fur et à mesure du développement du fret de marchandises. Le trafic voyageur, lui, a été totalement sacrifié et les conséquences de cette privatisation sont dramatiques pour les populations.

Autour du film "La voie est libre" qui retrace l'histoire de cette voie de chemin de fer séculaire jusqu'à sa privatisation,Vincent Munié, administrateur de Survie France et réalisateur du documentaire, témoignagera des résistances sociales au Mali et au Sénégal et des nécessaires solidarités à construire ou à renforcer.

"La voie est libre" a reçu le prix du festival Cinérail en février 2007 à Paris.

Cinéma le mermoz:
http://www.cine-mermoz.com

 


Le réalisateur:

 

Au fil d'une carrière de cameraman pour la télévision, Vincent Munié est devenu un spécialiste de l'histoire de l'Afrique des Grands Lacs où il a réalisé plusieurs documentaires. Il s'est vite senti concerné par la déchéance du continent tout entier et a donc orienté son travail artistique vers la dénonciation des mécanismes internationaux à l'origine des multiples drames africains et particulièrement du génocide rwandais. Il est également administrateur de l'ONG Survie, journaliste au Monde Diplomatique et à Billets d'Afrique, romancier - Amina K; ed. La Mauvaise Graine –

 

Oxfam France - Agir ici: groupelocaltoulouse@oxfamfrance.org , www.oxfamfrance.org

Survie Midi Pyrénées:: http://www.survie31.over-blog.com

 Afriqu'à Muret : http://afriquamuret.ovh.org

 

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Mardi 6 Mai à Montauban: Tiken Jah Fakoly

5 Mai 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Festivals, concerts, théâtre,...

  Mardi 6 Mai à Montauban (Alors chante...): 

Concert   TIKEN JAH FAKOLY 
 

Tiken Jah Fakoly a rejoint l'association Survie il y a quelques années, et les paroles de ses chansons sont pour certaines directement tirées des thématiques de Survie...

Paroles de "L'Afrique doit du fric" tiré de l'album "coup de gueule"

Ainsi donc l'Afrique doit du fric !
Afrique esclavagisée, colonisée, martyrisée, dévaluée !
Ainsi donc l'Afrique doit du fric !
Les montagnes de fric volées par la Françafrique,
les tyrans complices
les gardent dans leurs comptes en Suisse,
les pots de vin de Sirven, les crédits de Déby
Ainsi donc l'Afrique doit du fric !
Afrique mal dirigée, tyrannisée, manipulée, dévaluée !
Ainsi donc l'Afrique doit du fric !
La solde des mercenaires et les armes des tortionnaires, des milliards de francs volés à des peuples souffrants, les coups de fouet d'Houphouêt, les sales sous de Sassou
Ainsi donc l'Afrique doit du fric !

Est-ce que l'Afrique doit encore ? Non !
Après 400 ans d'esclavage, plusieurs années de travaux forcés, des milliers, des milliers d'entreprises qui pillent !
Les complots du FMI et les blagues de la Banque Mondiale, des milliers d'euros volés par des bandes d'escrocs, les faux comptes de Conté, les sales sous de Sassou.
Ainsi donc l'Afrique doit du fric !

Les montagnes de fric volées par la Françafrique, les présidents africains sont complices de ces trafics, les coups de fouet d'Houphouêt, les gombos de Bongo.

Ainsi dont l'Afrique doit du fric !

Tiken Jah Fakoly
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Festival de cinéma: Les écrans panafricains

4 Mai 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Débats, films et conférences

Du 2 au 7 mai


Terres Nomades vous invite à un voyage en images autour de l’Afrique.

Les écrans panafricains



Retrouvez la semaine des “Ecrans Panafricains” dans les salles obscures de Blagnac, Colomiers et Toulouse.

Télécharger le dossier de presse : dpecrans-panafricains2_mai08


Programme complet sur: http://www.terresnomades.net
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Edito de billets d'Afrique n°169

2 Mai 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Billets d'Afrique et d'ailleurs

Billets d'Afrique et d'ailleurs n° 169 (Mai 2008)


Crier famine ! (Edito)

Autant les graves atteintes aux droits de l’homme, qui sont commises en ce moment au Tchad et au Cameroun, trouvent peu d’échos dans les médias - la disparition au Tchad de Ibni Oumar Mahamat Saleh, leader d’un parti d’opposition, et de bien d’autres victimes de la répression de la population civile, l’emprisonnement au Cameroun des artistes Joe la Conscience et Lapiro de Bango et de nombreux autres Camerounais, qui n’ont fait qu’user de leur liberté de protestation, n’émeuvent pas les voix offi ciellement chargées de la défense des droits humains - autant les « émeutes de la faim ont fait un tabac médiatique.

On retrouve là en effet tous les traits de l’Afrique qu’on aime, naturellement misérable et victime d’on ne sait quelle malédiction. Tous les poncifs sont au rendez-vous : « Ils sont trop nombreux, ils ne savent pas cultiver ». Tous les messies se sont précipités pour apporter leurs bons conseils. On a claironné le montant des aumônes de l’aide alimentaire. Selon Le Figaro du 18 avril : « Face la crise alimentaire mondiale, Nicolas Sarkozy annonce que l’aide française sera portée à 60 millions d’eurosdès 2008. » Seule manquait au rendez-vous la description de réalités occultées. Non seulement l’Afrique peut nourrir ses habitants mais elle nourrit, entre autres, notre continent. D’immenses surfaces sont consacrées en Afrique au thé, au café, au cacao, à la banane, à l’arachide, toutes productions destinées à l’exportation. Ces productions enrichissent d’une part les grosses entreprises, étrangères pour la plupart, qui détiennent d’immenses plantations, d’autre part toute la chaîne de la spéculation sur les marchés internationaux, tandis qu’elles laissent les populations dans la plus grande pauvreté. Le salaire d’un ouvrier agricole au Cameroun, sur une bananeraie exploitée par une société française, est de 25 000 FCFA, 38 euros mensuels. Soit moins de 1000 FCFA pour dix heures quotidiennes de travail, tandis que le carburant au Cameroun, pays producteur de pétrole, est à 600 FCFA le litre à la pompe. La bouteille de gaz de 30 kg est à 6000 FCFA, le sac de ciment également. L’électricité est à 70 FCFA le kW (deux fois plus cher que le prix moyen en France). Autant dire que l’accès à ces modestes biens est réservé à une minorité. Le marché du gaz, du ciment, de l’électricité, produits localement, est possédé majoritairement par des sociétés étrangères qui dictent les prix. [défense de rire]

Les productions vivrières locales sont concurrencées par l’invasion des sous-produits de l’industrie agroalimentaire française : farine, poulets. Le pain, de très basse qualité, est consommé au détriment du bâton de manioc, bien plus nourrissant, facile à produire localement, et qui serait à l’abri des fl uctuations du marché mondial. Bien loin d’aider les producteurs locaux, tout est fait pour les racketter, les décourager. Le transport intérieur est pénalisé par toutes sortes de prélèvements qui s’ajoutent au prix prohibitif des carburants. Mais l’Aide française au développement vient de subventionner au Cameroun la production de haricots verts pour l’industrie agroalimentaire de la conserverie française.

Avec les salaires qu’elles touchent, les ouvrières de la mise en boîte ne peuvent pas subvenir à leurs besoins les plus élémentaires. La liste des aberrations économiques que subit l’Afrique serait infi nie. Mais les peuples qui en sont victimes sont sans voix, muselés par des pouvoirs féroces pour leur population mais sans courage, sans intelligence, sans imagination, quand il s’agit d’être asservis aux intérêts de l’ancienne puissance coloniale et des organismes économiques internationaux représentant ceux des grandes puissances mondiales. Ressent-on, dans ces conditions, l’injure que constitue l’aide, particulièrement dérisoire et méprisante, avec quelques larmes en prime pour s’apitoyer sur ceux qui ont faim ?

Odile Tobner


Au sommaire de ce numéro

-  CAMEROUN Faut-il oublier Joe la Conscience ?

L’auteur de cette tribune, Patrice Nganang, écrivain camerounais, vit aux États-Unis depuis 2000 et enseigne à l’université d’État de New-York.

À FLEUR DE PRESSE : Bêtisier césairien Des foutaises

-  RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CON- GO Un colonel français mène la torture

La télévision publique suédoise a diffusé un reportage intitulé Le destin de Joseph, jeune Congolais torturé en juillet 2003 par des soldats français.

-  CONGO-BRAZZAVILLE De l’huile dans les rouages

La France vient d’accorder une rallonge de 80 millions d’euros. Un coup de pouce pour Bolloré ?

-  GABON Chinoiseries

La gabegie continue de plus belle. Dernier exemple en date : le projet de la mine de fer de Belinga.

Concours de clichés à Bongoville

-  TOGO Une supercherie de plus

Faure Gnassingbé a lancé les consultations devant aboutir à la mise en place d’une commission « vérité-réconciliation  ». Un leurre à visée électoraliste.

-  TCHAD Un nouveau Premier ministre, pas de nouvelles perspectives

La nomination, le 16 avril, d’un nouveau premier ministre par Idriss Déby ressemble à une ouverture en trompe-l’oeil.

-  LIVRE : L’Afrique répond à Sarkozy

-  NIGER Menaces sur la paix. Pendant ce temps, les affaires continuent...

Moussa Tchangari, directeur du groupe Alternatives Espace Citoyen, personnalité de la société civile nigérienne cerne le contexte qui prévaut au Niger.

-  FRANCE RWANDA Les aveux d’apparat

Les glissements du discours offi ciel français à propos du génocide rwandais ou l’exhibition d’un cynisme exalté et d’une réthorique déplorative. Décryptages.

-  CANADA Multinationales impérieuses et impunies

Un ouvrage décapant sur les agissements des sociétés minières et pétrolifères canadiennes en Afrique

S’abonner à Billets d'Afrique : http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=65
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Emission "Françafrique" n°9 avec E. Borrel

27 Avril 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Documents audios et vidéos

SAMEDI 3 MAI  à 13H30

 

sur Radio Campus (94FM)
Emission "Françafrique" n°9 avec Elisabeth Borrel

 


Françafrique 9 l’émission radio de l’association SURVIE sur la Françafrique, cette relation particulière de la France avec ses anciennes colonies, reçoit ce mois ci Elisabeth, veuve du jege Borrel assassiné à Djibouti en 1995. Nous reprenons ici en grande partie la conférence qu'elle a tenue début Avril à l'IEP de Toulouse où elle expose l'Affaire borrel, son jistoire et ses enjeux.


Borrel.jpg


« Le 19 octobre 1995, le juge Bernard Borrel est retrouvé mort en bas d’une falaise à 80 km de Djibouti, le corps à moitié calciné. L’exécutif français reconnaît aujourd’hui officiellement qu’il s’agit d’un assassinat. Mais pourquoi cette reconnaissance si tardive ? Pourquoi la Justice s’est-elle si longtemps bornée à n’instruire que la thèse du suicide, contre toute évidence ? Que couvre la raison d’État dans ce dossier ? Autant de questions qui resteront encore un temps sans réponses. Mais aujourd’hui l’établissement de la vérité progresse réellement et cette reconnaissance conforte, s’il en était besoin, la détermination d’Elisabeth Borrel à poursuivre sa lutte entamée il y a 12 ans. »


Site de Radio Campus :  http://www.campustoulouse.net/current
Pour écouter l'émission en ligne:
http://www.afriradio.net/auteur51.html

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Mercredi 30 Avril : Nicolas Sarkozy et la Françafrique.

27 Avril 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Débats, films et conférences

Mercredi 30.04.08 à 20H45 :
Conférence à la salle du Sénéchal, 17 rue Rémusat:

"Nicolas Sarkozy : la Françafrique décomplexée "
 par Samuel Foutoyet.
(Survie Isère, renseignements généreux)

Issouf Sanogo AFP/Archives ¦ Nicolas Sarkozy et Idriss Deby Itno, le 4 novembre 2007 à l’aéroport de N’Djamena - 25.3 ko Issouf Sanogo AFP/Archives ¦ Nicolas Sarkozy et Idriss Deby Itno, le 4 novembre 2007 à l’aéroport de N’Djamena

Un an après les élections présidentielles, quel est le bilan africain de Nicolas Sarkozy ?
Qu’en est-il des promesses faites pendant la campagne de "rupture avec la Françafrique" ? Examinons ensemble une année de politique française en Afrique en nous intéressant plus particulièrement au Darfour, au Tchad, au Gabon, à la Lybie et à la Côte d’Ivoire.

 

Une scène fictive? Nicolas Sarkozy et Omar Bongo
 
Site des renseignements généreux:http://www.les-renseignements-genereux.org
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24 avril 2008. Communiqué de la plate-forme paradis fiscaux et judicaires

24 Avril 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Actualités françafricaines, communiqués, archives.

24 avril 2008.

A l’occasion de la visite de Nicolas Sarkozy à Monaco ce vendredi 25 avril. La plate-forme paradis fiscaux et judicaires appelle la France à cesser de cautionner à sa porte un « centre offshore favorable au blanchiment » [1]


Les paradis fiscaux et judiciaires favorisent et protègent, au Nord comme au Sud, l’évasion fiscale, la spéculation incontrôlée, la corruption et la criminalité organisée. Monaco est l’un d’entre eux. Les associations de la plate-forme paradis fiscaux et judiciaires appellent Nicolas Sarkozy à demander publiquement au Prince Albert II, ce vendredi, la levée du secret bancaire.


Monaco est, avec le Liechtenstein et Andorre, le dernier territoire jugé non coopératif en matière fiscale par l’OCDE [2]. Hormis avec la France, qui a signé sous de Gaulle un accord de coopération fiscale (en 1963), Monaco ne fait aucun effort pour coopérer avec les administrations fiscales des pays tiers. En l’an 2000, la principauté monégasque a également été montrée du doigt par le GAFI pour son manque de coopération judiciaire [3], ainsi que par la mission d’information parlementaire animée par MM. Peillon et Montebourg, pour son rôle dans le blanchiment de l’argent sale.

Comme l’affirmait récemment le ministre français du Budget, Eric Woerth « On ne peut pas accepter qu’il y ait des paradis fiscaux en Europe » :


  • En favorisant l’évasion fiscale, ils ont un coût élevé pour les finances publiques de nombreux Etats européens, comme en atteste le récent scandale du Liechtenstein. Ils servent aussi de boîte noire pour l’argent du crime et de la corruption en Europe.
  • Leur impact est encore plus déplorable pour les pays en développement. Les paradis fiscaux et judiciaires protègent en effet les différents acteurs du pillage des pays du Sud : régimes corrompus, réseaux criminels, entreprises multinationales, banques, intermédiaires. Quant à l’évasion fiscale, elle coûte aux pays du Sud 250 à 350 milliards d’euros par an - soit 10 000 fois l’augmentation de l’aide alimentaire française que vient d’annoncer Nicolas Sarkozy.

La plate-forme paradis fiscaux et judiciaires invite donc le président de la République à envoyer un message fort, à l’occasion de sa visite au Prince Albert II de Monaco, afin d’obtenir l’adoption et la mise en oeuvre par Monaco des recommandations du GAFI contre le blanchiment, en particulier la levée du secret bancaire, ainsi que l’application des normes d’échange d’informations en matière fiscale promues par l’OCDE. Le gouvernement français dispose de moyens de pression considérables sur Monaco, dont il finance l’essentiel des services publics.


Membres de la plate-forme paradis fiscaux et judiciaires :
-  Attac France
-  CADTM France (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde)
-  CCFD Terre Solidaire
-  CRID (Centre de Recherche et d’Information sur le Développement)
-  Droit pour la justice
-  Oxfam France Agir ici
-  Réseau Foi et Justice Afrique Europe
-  Secours catholique Caritas France
-  Sherpa
-  Survie
-  Transparence International France

Téléchargez le communiqué

Document PDF - 162 ko

[1] Selon le rapport sur Monaco, publié en mars 2000, par la mission d’information parlementaire sur la délinquance financière et le blanchiment des capitaux, présidée par M. Peillon. Cf. http://www.assemblee-nationale.fr/r...

[2] L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), chargée par ses 30 pays membres de la lutte contre l’évasion fiscale et la concurrence fiscale déloyale, a listé en 1999 une quarantaine de paradis fiscaux non-coopératifs. Elle n’en compte plus que 3 : http://www.oecd.org/document/57/0,3...

[3] La groupe d’action financière (GAFI), créé par le G7 pour lutter contre le blanchiment, s’est penché sur le cas de Monaco dans le cadre de son action envers les pays et territoires non coopératifs. Cf. http://www.fatf-gafi.org

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14° commémoration du génocide des Tutsi à Toulouse

19 Avril 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Manifestations, commemorations

Le 19 avril 2008 à Toulouse à partir de 17H00

14ème COMMEMORATION DU GENOCIDE DES TUTSI

 

Organisée par l’Union des Jeunes Rwandais Pour les Rescapés du Génocide des Tutsi.

 

« Notre devoir est de ne jamais oublier… »


17H00 : Rassemblement à la Médiathèque JOSE CABANIS, (Métro Marengo SNCF)

Distribution des brassards violets (couleur de deuil au Rwanda)


17H10 : Marche silencieuse  vers la Place du Capitole


17H30 : Mot d’accueil par Liliane RUBASIKA (secrétaire de l’UJRGT)

Suivi des interventions des associations présentes : CPCR, Survie, GUIANK)

Lecture d’un poème dédié aux rescapés par Aline Nsanzimana (écrit par A. Gauthier) 


Recueillement en silence (1mn), suivi d’un lâcher de ballons.         

 

Suite du programme    


Salle du Temple 70 rue Pargaminières, 31000 Toulouse (Rue en face du Capitole)

 

18H 30:   Chant commémoratif « Ibuka » 


18H35 : Discours commémoratif par Jeanne UWIMBABAZI (Présidente de l’UJRGT)


18H45 : Etat des lieux sur les poursuites judiciaires contre les génocidaires rwandais

Par Mr Alain GAUTHIER (président du Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda -  CPCR).

Suivi des questions de la salle.


19H30 : Situation actuelle des rescapés au Rwanda

Par Mme Ignatianna MUKARUSANGA (doctorante en psychologie clinique)

Suivi des questions de la Salle. Médiateur des débats : Etienne NSANZIMANA


20h00 : Remerciements et clôture de la journée par ge KAMUHINDA (Vice Président de l’UJRGT)

   

Associations partenaires :

-         CPCR ( Collectif des parties Civiles pour le Rwanda)

-         SURVIE

-         GUIANK ( Amicale des Arméniens de Toulouse Midi-Pyrénées)

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Vincent Bolloré, ange ou démon?

15 Avril 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Ouvrages, dossiers, essais et romans...

 
"Vincent Bolloré, ange ou démon ?"
de Nicolas Cori et Muriel Gremillet
(éditions Hugo doc, janvier 2008, 135 p., 12,50€)

Cet ouvrage est à lire absolument pour connaître l’une des transnationales en très bonne place sur le podium de la Françafrique. Trop bref pour entrer dans les détails, il constitue une mise à jour nécessaire. Cette page de Billets se veut être un guide de lecture, car l’ouvrage gagne à être complété par notre Dossier Noir n°15, Bolloré, monopoles Services compris... afin d’approfondir certains aspects scandaleux de la conquête sans vergogne des prébendes africaines , et la constitution d’un sorte d’agence de barbouzerie privée. En complément également, pour mieux comprendre le détail des raids boursiers, les arrangements avec les tribunaux de commerces et certains magistrats, les retournements d’avocats et d’actionnaires, il faut lire aussi Vincent Bolloré. Enquête sur un capitaliste au-dessus de tout soupçon, de Nathalie Raulin et Renaud Lecadre (Denoël 2000). Précisons que la biographie autorisée de Jean Bothorel, Vincent Bolloré, une histoire de famille, (Picollec 2007), ne présente pas plus d’intérêt qu’un article hagiographique sur Blaise Compaoré dans Direct soir.


Vincent Bolloré est atteint, plus que tout autre entrepreneur, d’une allergie à la concurrence. Le leitmotiv de ses projets industriels à long terme est d’assurer la chaîne complète d’un service, ce qu’il appelle le « multimodal intégré » : il l’applique dans le transport, les médias, voire l’influence politique...


Le transport des matières premières

Dans ce domaine, il est parvenu au « service de transport intégré, de bout en bout, de la sortie de l’usine jusqu’à la porte de l’utilisateur final » (V. Bolloré in JAE, 20/10/1997, p. 32). Dans ce secteur, la conquête n’a pas beaucoup progressé depuis les années 1990, le groupe s’est au contraire séparé de quelques branches. On notera toutefois la bataille épique, et perdue, contre le groupe Progosa, pour obtenir l’exploitation du port en eau profonde au Togo. Reprenons au passage cette citation du dialogue entre les chefs d’État français et togolais, en marge du sommet Europe-Afrique de Lisbonne, le 8 décembre dernier, retranscrite d’après témoignage par Le Canard enchaîné (6/02). Elle porte sur cette concession du port de Lomé : « vous en êtes où de ce projet ? », aurait demandé Sarkozy. Faure Eyadema : « les procédures sont en cours. » Sarkozy. « Bolloré est sur les rangs. Quand on est ami de la France, il faut penser aux entreprises françaises. »


Les médias

Dans les médias il assure le service « de la conception d’un message à sa réception par le public » (p. 112-113). Il contrôle à la fois la production de communiqué de presse (Associated Press), de sondage (CSA), la presse et les médias qui les commentent (ce à quoi à tendance à se réduire le journalisme politique), la création de publicité (Euro RSCG), la production (SFP, VCF), l’achat d’espaces publicitaires (MPG France, progression dans le concurrent Aegis), la presse et les médias qui les diffusent (Matin plus, Direct soir, Direct huit)... Via Aegis, il contrôle Carat, « dont les analyses sur les programmes audiovisuels sont largement reprises dans les rubriques médias » (d’après Rue 89) , et il siège (grâce à Euro-RSCG) au conseil d’administration de Médiamétrie qui contrôle l’audimat ! Bravo l’artiste qui, avec une finesse digne de Serge Dassault, étale sa conception de l’indépendance de la presse : « je suis un investisseur industriel. Je dois donc avoir le contrôle éditorial. » (p. 111)


Un réseau économico-politique

Nous pourrions ajouter dans le domaine économico-politique, l’influence dans la banque, l’assurance, la politique et la géopolitique. C’est par cette dernière application du « multimodal intégré » que tient, par dessus tout, le groupe multicarte Bolloré. Avec sa structure en cascade de holdings, Vincent Bolloré ne détient, grosso modo, qu’un million d’euro d’un capital d’un demi-milliard qu’il contrôle. Le reste vient d’actionnaires généralement mal rémunérés en dividendes ou valorisation. Mais Bolloré n’est pas forcément ingrat avec eux dans tous les domaines, puisque d’après un industriel (les sources se laissent rarement nommer quand elles s’expriment sur Bolloré) : « ceux qui mettent des sous dans les structures intermédiaires sont des couillons. Ils ne gagnent rien, mais Bolloré avec son entregent peut leur débloquer des problèmes administratifs. » (p. 50). Jetons donc un œil sur la liste de ces investisseurs désintéressés : des « partenaires traditionnels de la famille » (p.49), la banque Lazard, le Crédit lyonnais, la BNP, une branche du groupe Lagardère, « un groupe saoudien », AGF, Groupama, « une société contrôlée par la famille Agnelli »...


Il pourrait donc leur arriver d’avoir des « problèmes administratifs » à faire « débloquer » ?

Il n’y a que du beau monde dans l’entourage de Bolloré, ce qui fait sa force. Son pouvoir repose sur la confiance qu’inspire son réseau. Le coup du Paloma a frappé fort pour marquer le début du quinquennat présidentiel : « Nombreux sont les industriels que nous avons interrogés qui estiment que Bolloré est dorénavant “intouchable” pendant cinq ans. » (p. 6). Un symptôme du service médiatique « multimodal intégré » : le sondage informant les français que cette croisière de Nicolas Sarkozy ne les choque pas provient du CSA, détenu à 44 % par Bolloré. L’image est plus que jamais primordiale pour un groupe françafricain qui mue en magnat de la communication. « Personne n’investit dans la presse pour des questions de rentabilités, dit un patron. La presse, en France, c’est l’influence. » (p. 82)


On trouvera bien quelques lacunes dans ce livre, qui est plus une synthèse qu’une enquête gorgée d’éléments inédits : rien sur les incestes avec la magistrature, ni sur le recrutement d’agents secrets de premier rang (voir notre DN n°15). Mais pour le reste, le livre met le doigt où ça fait mal. Le goût pour les paradis fiscaux et judiciaires, et l’opacité financière, est clairement exposé. Constantin Associés effectuent l’audit des comptes de Bolloré depuis 1990, quand la règle est « de faire tourner les auditeurs tous les six ans pour qu’ils ne se retrouvent pas en conflit d’intérêt » (p. 95). Nous apprenons au passage qu’une filiale luxembourgeoise, qui apparait en effet dans les tableaux du rapport annuel 2006 du groupe, est dénommée Carlyle investissement. Pourquoi avoir choisi cette homonymie avec la société américaine qui mêle les intérêts de pétroliers texans, du complexe militaro-industriel, du clan Bush et de l’Arabie Saoudite... ?


L’achat à Firestone d’une exploitation d’hévéas (pour le caoutchouc) au Liberia dès la prise de pouvoir du sanguinaire Taylor est décryptée (p. 127-131) en exploitant un rapport onusien qui nous avait échappé (UNMIL : Human Rights in Liberia’s Rubbers plantations, 2006).


Le nom de Bolloré, contrôlant en toute discrétion l’exploitation via la société Intercultures, n’y était pas cité, et les auteurs décrivent comment leurs confrères journalistes se sont gardés de remonter au vrai propriétaire...


Pierre Caminade

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10 avril 2008. La vieille République bananière françafricaine se porte bien. Communiqué de Survie

9 Avril 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Actualités françafricaines, communiqués, archives.

10 avril 2008: Communiqué de Survie
La vieille République bananière françafricaine se porte bien. 

A peine choisi en remplacement du malheureux Jean-Marie Bockel, remercié pour avoir vexé les dictateurs d’Afrique centrale, assis sur le pétrole et la misère de leurs pays, en critiquant la façon scandaleuse dont ils gèrent les richesses de leurs pays, Alain Joyandet, le nouveau secrétaire d’Etat à la Coopération et à la Francophonie se précipite à Libreville le 10 avril pour se faire oindre par Bongo. C’est ce qu’il appelle, en langage diplomatique, « renouer les fils du dialogue ».


Cette visite se situe entre un rendez-vous avec Christophe de Margerie, PDG de Total, le 9 avril et un autre avec Michel Roussin, vice-président du groupe Bolloré le 10 avril. Alain Joyandet aura ainsi fait le tour en quelques heures des acteurs essentiels de la politique de la France en Afrique : des chefs d’Etats aux fortunes colossales et des PDG aux bénéfices non moins colossaux. Tous ensemble s’engraissent sur les richesses de la terre africaine, tandis que les habitants meurent de misère. L’espérance de vie en Afrique centrale est d’à peine cinquante ans.


Les liens entre les dictateurs d’Afrique francophone et la classe politique française sont indissolubles. Après un demi-siècle de complicité dans le pillage des richesses de ces malheureux pays, Paris ne peut prendre de position politique en Afrique sans l’accord de Bongo. Les ressources du Gabon ont toujours été utilisées par ce dernier comme ses biens personnels et dans l’intérêt exclusif de sa famille. Il a su également se faire suffisamment d’obligés pour que le gouvernement français tremble quand il fronce les sourcils et se plie docilement à ses diktats.


C’est stupéfiant de voir l’effet Bongo sur les politiques français, qui accourent tous comme des caniches dès qu’on les siffle. Pour avoir méconnu la loi du sérail, Jean-Marie Bockel a dû apprendre qu’aucun politique français ne peut se permettre de critiquer les fidèles serviteurs des intérêts français en Afrique. La politique de la France est prisonnière de ses errements invétérés et se trouve enchaînée à ses complices par un pacte bien puissant, dont on voit les effets étonnants.


Ce ne serait que grotesque s’il ne fallait rappeler la toile de fond de cette basse politique : des pays qui sombrent dans le désespoir, des hommes et des femmes qui s’enfuient pour mourir dans les déserts et dans les mers, pour vivre traqués et se trouver jetés dans les charters qui les renvoient à la misère. Des populations qui se soulèvent et sur lesquelles on tire, faisant de nombreuses victimes, dans le silence des médias et des chargés des droits de l’Homme de notre pays, aveugles quand des Africains sont opprimés.


Le choix français de reconduire le pacte d’exploitation néocolonial entre les agents de la traite et leurs séides locaux, est lourd de conséquences. C’est le choix à courte vue des intérêts les plus rapaces, qui ne lâcheront pas un lambeau de la chair vivante de l’Afrique dont ils se nourrissent. C’est le choix du mépris des populations africaines spoliées depuis des décennies. Le réveil sera rude quand les peuples africains qu’on se refuse d’entendre se lèveront pour s’émanciper.

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Ce 10 avril 2008, saisie symbolique de l’hotel particulier de la famille Bongo rue de la Baume dans le 8ème Arrondissement de Paris, acquis en juin 2007 pour la coquette somme de 18 millions d’euros organisé par la cellule françafrique en présence d’Odile Biyidi, présidente de Survie et de Marc Ona Essangui, représentant de la société civile gabonaise, en visite en France

 


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