Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Survie Midi Pyrénées

Emission françafrique n°11 spécial Rwanda

30 Octobre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Documents audios et vidéos

Samedi 1er novembre à 13H00

sur Campus FM (94FM)
émission "Françafrique" n°11:
Rapport Mucyo :

La France  complice dans la préparation et l’exécution du génocide des Tutsi du Rwanda (?)

-

Léotard, Juppé et Balladur arrivent à la commission d'enquête parlementaire le 21 avril 1998 (Gareth Watkins/Reuters).

 

Françafrique 11 l’émission radio de l’association SURVIE sur la Françafrique, cette relation particulière de la France avec ses anciennes colonies, sera consacré ce mois ci à l'implication de la France dans le génocide des Tutsi du Rwanda. Nous recevons à ce sujet Vincent Munié, membre de la CEC pour le Rwanda et du CA de l'association Survie, avec lui nous analyserons les apports du rapport Mucyo..

Après la mission d'information parlementaire sur le Rwanda de 1998 présidée par P. Quilès, le Rapport de la Commission d'enquête citoyenne sur le rôle de la France dans le génocide des Tutsi au Rwanda de 2005, qu'est ce que ce rapport apporte de nouveau ? Peut-il contribuer à faire avancer la vérité et la justice ? 

(Plus d'informations)


 

Pour écouter l'émission en ligne: http://www.afriradio.net/auteur51.html 

 

Lire la suite

Communiqué de la plateforme paradis fiscaux et judiciaires

22 Octobre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Actualités françafricaines, communiqués, archives.

22 octobre 2008

Paradis fiscaux et judiciaires : la bataille ne fait que commencer

Suite à la réunion des pays de l’OCDE sur les paradis fiscaux le 21 octobre, les ONG saluent l’engagement politique fort de mettre fin aux abus des paradis fiscaux et appellent à passer aux actes

Les ONG membres de la plate-forme « Paradis Fiscaux et Judiciaire » (PFJ) saluent les engagements pris par les dirigeants français et leurs homologues de 16 autres pays de l’OCDE « de ne plus accepter que des Etats et territoires prospèrent sur la fraude ». Elles tiennent cependant à souligner que la réalité de cet engagement ne pourra être jugée qu’à l’aune des mesures effectivement adoptées. Elles veilleront également à ce que l’engagement soit aussi déterminé contre la fraude fiscale dont pâtissent les pays en développement.

 

Nicolas Sarkozy devant le Parlement européen, et Eric Woerth à l’issue de la réunion de 17 pays de l’OCDE sur les paradis fiscaux, ont pris hier des engagements politiques forts pour mettre fin aux abus des PFJ. Ils partagent le constat selon lequel les paradis fiscaux, « source intolérable d’injustice », ont participé à l’aggravation de la crise financière et qu’ils prospèrent sur le même terrain que le blanchiment et la corruption, celui du secret et de l’absence de transparence. 

 

Ø       Première mesure saluée par la plateforme, la volonté du Président français – reprise par le Ministre du Budget dans son discours – d’interdire aux banques qui bénéficient du secours de l’Etat de travailler avec les paradis fiscaux. Cette déclaration pourrait avoir une portée considérable, car la plupart des banques ont des activités, et même des filiales, dans les centres offshore. Toutefois, la plate-forme paradis fiscaux et judiciaires s’interroge sur la réalité de cet engagement, puisque les six banques françaises qui bénéficieront du soutien étatique ont toutes des filiales dans des paradis fiscaux. Le gouvernement devrait exiger, à minima, que les banques bénéficiaires s’expliquent dans leur rapport annuel des liens qu’elles entretiennent avec les PFJ.

 

Ø       La plate-forme « Paradis fiscaux et judiciaires » se félicite aussi de la proposition d’Eric Woerth d’identifier et de nommer les Etats et territoires qui ne respectent pas les standards de transparence et d’échange d’informations fiscales en révisant la liste noire des paradis fiscaux, en l’élargissant à tous les pays qui offrent un secret excessif – y compris au sein de l’OCDE – et en mettant au ban les territoires non coopératifs. La plate-forme « Paradis fiscaux et judiciaires » sera attentive aux mesures de sanction prévues à l’encontre de ces territoires et veillera, par ailleurs,  à ce que cette liste noire inclue effectivement l’ensemble des territoires non coopératifs, y compris ceux qui n’ont pas le secret bancaire mais utilisent le trust comme instrument d’opacité (c’est le cas du Royaume-Uni aujourd’hui).

 

Ø       La plate-forme PFJ salue également l’annonce visant une amélioration de la directive épargne de l’Union européenne – l’extension de sa portée géographique, son élargissement aux trusts, fondations et personnes morales et le réexamen du mécanisme transitoire de retenue à la source appliqué par quelques Etats –, ce qui correspond là encore à l’une de ses recommandations.

 

Ø         Enfin, la reconnaissance par les pays développés du fléau que représentent la fraude et l’évasion fiscales pour les pays en développement constitue un grand pas en avant qui devra être suivi d’effet lors de la conférence de Doha sur le financement du développement programmée fin novembre 2008. La plate-forme PFJ sera particulièrement vigilante aux mesures qui y seront prises. L’OCDE travaillant essentiellement pour ses membres, la plate-forme PFJ demande la création à l’ONU d’un organe intergouvernemental chargé des questions fiscales, avec une attention particulière aux pays du Sud. Elle demande aussi l’adoption du Code de conduite en préparation aux Nations Unies contre la fraude fiscale et la fuite illicite des capitaux.

 

Reste maintenant à savoir quelle sera la portée réelle de ces engagements qui restent en grande partie suspendus à l’adhésion des pays absents de la réunion, les Etats-Unis notamment. La plateforme « Paradis fiscaux et Judiciaires » attend donc de Nicolas Sarkozy qu’il mette ces sujets à l'ordre du jour des sommets mondiaux annoncés pour réformer le système financier mondial.

 

La plate-forme regrette également que la responsabilité de certains acteurs économiques n’ait pas été abordée :

-         Les déclarations ne font aucune référence à la responsabilité des entreprises qui utilisent les paradis fiscaux alors même que les pays du Sud perdent près de 200 milliards de dollars de recettes fiscales par an, des sommes détournées vers les paradis fiscaux ;

-         Aucune référence n’est faite à la possibilité d’obliger les firmes multinationales à rendre compte dans leurs rapports annuels de leurs activités, résultats et risques dans les PFJ où elles opèrent ;

-         Aucun engagement n’a été pris en faveur de la révision des normes comptables internationales pour plus de transparence de l’activité des entreprises multinationales à l’étranger.

 

TELECHARGER LES RECOMMANDATIONS DE LA PLATEFORME ET LE DOSSIER DE PRESSE


Membres de la plate forme :

Attac France - CADTM France (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde) - CCFD Terre Solidaire - CRID (Centre de Recherche et d’Information sur le Développement) - Droit pour la justice - Oxfam France Agir ici - Réseau Foi et Justice Afrique Europe - Secours catholique Caritas France - Sherpa - Survie - Transparence International France


La plate-forme « Paradis Fiscaux et Judiciaires », créée en février 2006, regroupe 13 ONG et associations qui travaillent ensemble pour faire progresser la réglementation relative aux paradis fiscaux et contribuer ainsi à la lutte contre la fraude fiscale, le blanchiment d’argent et la corruption.


Site internet : http://www.argentsale.org


Lire la suite

Semaine réseau université sans frontières à Toulouse

18 Octobre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Débats, films et conférences

Semaine du RUSF du 20 au 25 octobre
sur les trois campus toulousains

(réseau universités sans frontières)

Voici le programme de la semaine RUSF du Lundi 20 au samedi 25 octobre avec une petite erreure sur la formation qui ne serat pas seulement sur les étudiants étrangers mais sur les étrangers dont les étudiants. Le concert de soutien aura lieu mercredi ou vendredi,


LUNDI : « Lutte des travailleurs » * à 18h au Grand Auditorium (UPS) : Projection du film « Un Mondemeilleur » sur la lutte des travailleurs sans papiers à Saint-Nazaire,suivi d’un débat


MARDI : « Enfermement et rétention » * à 12h30 en AR05 (Mirail) : débat sur l’enfermement et la rétention des étrangers avec l’intervention du GENEPI et de la Cimade* à 18h en AR05 (Mirail) : projection d’un film sur les centres derétention au Maroc


MERCREDI : « L’industrie de l’expulsion » * à 13h en Amphi Bodin (IEP) : débat sur le rôle des entreprises et notamment d’Air France dans les expulsions. Intervention d’un syndiquéà SUD Aérien.* à 18h en Amphi Fermat (UPS) : débat « Non aux expulsions des sanspapiers », introduit par Patrice Cuperty, membre du conseilscientifique d’ATTAC


JEUDI : « Questions d’immigration » * à 18h au Grand Auditorium (UPS) : projection du film « Sangatte,station balnéaire » suivie d’un débat


SAMEDI : à 16h en Amphi Fermat (UPS) : Formation théorique et pratique surles droits des étudiants étrangers par un avocat


un peu d’aide pour ceux qui ne connaissent pas : UPS : Université Paul Sabatier Grand auditorium : quand vous rentrez par l’entrée principale (celle où il y a le métro UPS) c’est dans le bâtlment juste en face amphi femat : en face de chez Paul (local associatif et syndical juste à droite du grand auditorim quand vous arrivez de l’entrée principale) Mirail : Université du mirail AR05 : salle dans l’arche (quand vous rentrez dans l’univesité du mirail, le gros bâtiment à droite) IEP : instutut d’études politiques (dans le centre ville, à coté de l’arsenal (la fac de droit))


Lien vers le site de RUSF


Lire la suite

Soirée d'information sur le rapport Mucyo

18 Octobre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Débats, films et conférences

Mercredi 22 octobre

Librairie Terra Nova, rue Gambetta à 19H30


Projection  de « génocidé » de Stéphane Valentin

Sur le témoignage de Révérien Rurangwa, suivi d'une


Soirée d'information avec Vincent Munié* sur le rapport Mucyo.


FRANCE RWANDA. Le génocide rwandais questionne la démocratie française.


On ne peut imaginer pire trou noir médiatique qu'un début de mois d'août, veille des Jeux olympiques, pour communiquer le tant attendu rapport Mucyo sur l'implication française dans le génocide des Tutsi du Rwanda. Le gouvernement rwandais ne pouvait l'ignorer. Dès lors, beaucoup de questions se posent, largement confortées par les recommandations mêmes de ce rapport, dont l'une subordonne explicitement la poursuite des accusations formulées dans ses conclusions à un règlement politique entre les deux pays. Pourtant, et ce n'est pas rien, la commission Mucyo cite nommément treize personnalités politiques françaises ainsi que vingt militaires enjoignant « les instances habilitées (la justice rwandaise, NDLR) à entreprendre les actions requises afin d'amener les responsables militaires et politiques français incriminés à répondre de leurs actes devant la justice ». Parmi les accusés, les Mitterrand père et fils, Alain Juppé, Édouard Balladur, Hubert Védrine, Dominique De Villepin ou François Léotard... On le voit, il s'agit du sommet de l'État et donc l'affaire devient simplement énorme dès lors qu'un pays menace de poursuites pour « complicité de génocide » les anciens dirigeants d'un autre. Cela impose à la Nation tout entière d'être correctement informée des termes du débat simplement parce que ces élus ont agi en notre nom, au Rwanda, comme d'autres continuent à le faire ailleurs.

 

Au-delà de la simple interprétation politique et de l'instrumentalisation de la complicité de génocide, le contenu du rapport rwandais sur l'implication française dans cet événement impose à la France un large débat national.

 


Après la mission d'information parlementaire sur le Rwanda de 1998 présidée par P. Quilès, le Rapport de la Commission d'enquête citoyenne sur le rôle de la France dans le génocide des Tutsi au Rwanda de 2005, qu'est ce que ce nouveau rapport apporte de nouveau ? Comment peut-on faire avancer la vérité et la justice ? Avec comme support une bibliographie détaillée, nous vous invitons à débattre avec nous des suites politiques du dernier génocide su XX° siècle...

 

*Vincent Munié, documentariste et journaliste, est aussi membre de la CEC (Commission d'enquête Citoyenne pour le Rwanda et du CA de SURVIE

 

Lien vers le site de la CEC

Lire la suite

Sommet citoyen: des ponts, pas des murs! 17 et 18 octobre

15 Octobre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Débats, films et conférences


Appel à mobilisation


La mobilisation "Des ponts, pas des murs", appelée par plus de 250 organisations des sociétés civiles du Sud et du Nord, donnera lieu à

la deuxième Conférence non-gouvernementale euro-africaine sur les migrations, le vendredi 17 octobre, à l'espace des Congrès de Montreuil. Plusieurs centaines de personnes sont attendues. Stéphane Hessel (co-rédacteur de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme sous la direction de René Casin en 1948, ambassadeur de France honoraire), Aminata Traoré (ancienne ministre de la Culture du Mali), Miguel Benasayag (philosophe), Bruno Tardieu (délégué national ATD Quart Monde France), Madjiguène Cissé (Réseau des femmes africaines pour le développement), Gustave Massiah (CRID), sont parmi les personnalités qui participeront à cette rencontre. De nombreuses organisations européennes et africaines seront présentes.


Les places sont limitées, inscrivez-vous vite : www.despontspasdesmurs.org

Vous trouverez sur le site un dossier de présentation du sommet avec les thèmes des ateliers prévus.
 

une marche festive suivie d'un grand concert le samedi 18 octobre à Paris. Le départ est prévu place de la Bastille à 13h30. Il faut que nous soyons plusieurs dizaines de milliers, autour du slogan "Des ponts, pas des murs".


Il est temps de réagir et de manifester pour une autre politique de l'immigration et nous avons besoin de vous !

 

D'ores et déjà une série d'initiatives préalables sont prévues pour préparer une venue massive à Paris. Cela prend la forme d'une caravane de réunions publiques en Afrique, mais aussi en France et en Europe au cours du mois d'octobre. Nous avons besoin de vous pour mobiliser vos réseaux en régions : projections, conférences, rencontres dans les écoles, stands sur les places publiques et dans les marchés,... Cet évènement ne sera une réussite que si nous parvenons à le relayer au plus près des citoyens, grâce à l'appui des associations et groupes locaux. L'ensemble des initiatives seront annoncées sur le site www.despontspasdesmurs.org (envoyer un mail à initiative@despontspasdesmurs.org).


Pour sensibiliser un public le plus large possible, vous trouverez sur le site internet une présentation des outils de sensibilisation (kit outils) qui sont à votre disposition (http://www.despontspasdesmurs.org/IMG/pdf/kit_SCM.pdf), ainsi qu'un bon de commande (http://www.despontspasdesmurs.org/IMG/pdf/BC_outils_SCM.pdf). Les affiches, tracts et autocollants sont à retirer au siège de la Cimade ou à télécharger pour impression à partir du site www.despontspasdesmurs.org. Des t-shirts et badges peuvent être commandés et un Petit guide pour comprendre les migrations internationales


 

N'hésitez pas aussi à diffuser aussi largement que possible le logo, la bannière web, les insertions presse sur vos différents supports (site internet, blog, lettre d'information, revue, etc.) et auprès de vos partenaires et contacts médias.


Vous trouverez sur le site le texte d'appel, la liste des signataires, le programme de la journée du 17 octobre, ainsi que tous les outils en vue de leur diffusion.


Paris, le  22 septembre 2008

Lire la suite

Journée Survie de rencontre et d'échange le 18 octobre

15 Octobre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Débats, films et conférences

Le groupe Survie Aude-PO
Vous invite à une journée
de rencontre, partage, échange

 

Le Dimanche 19 Octobre 2008 de 10 à 17 heures

À la ferme « Le Cammas de Grèzes », Caux et Sauzens (10Km de carcassonne vers Toulouse)
 


Au programme

Matin

·          Présentation de la campagne Business et dictatures, une campagne au long cours de l’association Survie sur les liens incestueux entre grandes entreprises françaises et dictatures africaines : Vincent Bolloré, Rougier, Total, BNP Paribas etc. avec Paul Biya, Omar Bongo, Denis Sassou Nguesso etc.

·          Présentation du livre NOIR CANADA, Pillage, corruption et criminalité en Afrique, de nos amis canadiens Alain Deneault, Delphine Abadie et William Sacher, livre qui leur vaut des poursuites judiciaires et des demandes de dommages et intérêts invraisemblables (des millions) de la part de la société minière BARRICK GOLD, mise en cause dans le livre.

·          Chaque participant-e sera invité-e à présenter un livre, un film, une information qui l’aura marqué (ce n’est pas une obligation, seulement une  possibilité) ou à soulever une question qu’il-elle aimerait voir abordée.

Midi : repas tiré du sac

Après-midi

·          Le point sur le génocide rwandais à la veille du 15ème anniversaire (7 avril 2009) : le rapport de la commission d’enquête MUCYO (Rwanda) sur la complicité française, la proposition de Paul Quilès au SG de l’ONU de créer une commission d’experts indépendants etc. Que pouvons-nous faire ?

·          Exposé sur la justice transitionnelle au Burundi 

·           Film « Dits de Justice » de RCN Démocratie et Justice au Rwanda, Burundi, en RDC, Haïti et Belgique (52 mn) : très intéressant, sur la justice en reconstruction. RCN – « Réseau Citoyens - Citizens Network"- est une ONG créé au lendemain du génocide rwandais. Voir ci http://www.rcn-ong.be/

Le lieu de notre rencontre sera décoré par l’exposition de la série d’œuvres du peintre JOMI CUADRADO intitulée Esthétique du génocide (Rwanda)

Pour d’éventuels covoiturages ou pour obtenir le plan d'accès, envoyer un mail...

 

Copier-coller et renvoyer à survie1166@yahoo.fr

 

Participera            ¦ OUI                 ¦NON

 

NOM Prénom :………………………………………………………………………………..

Nombre de personnes : ……………………………………………………………………...

Questions que tu aimerais soulever……………………………………………………………

…………………………………………………………………………………………………………………………………

 

 

Pour arriver au Cammas de Grèzes


                   A Carcassonne, prendre direction «Aéroport Salvaza», Montréal, Mirepoix (D 119).

              Suivre cette route 3 KM jusqu'au carrefour Lavalette/Caux-et-Sauzens.A droite allée de marronniers fléchée (par l'autoroute A 61, sortie Carcassonne Ouest)

Lire la suite

Table ronde: Le microcrédit en Afrique

13 Octobre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Débats, films et conférences

Mercredi 15 octobre 2008 à 17h à la Salle 1.26 de l'IEP

Le GERCA* vous convie à une table ronde autour du thème suivant

  "La crise financière mondiale: le microcrédit, une stratégie alternative de développement en Afrique?"

Réunion animée par Pierre MAPOBA, qui mettra ainsi en évidence ses Recherches.

Lire la suite

Tryo en concert, 11 octobre au Bikini

6 Octobre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Festivals, concerts, théâtre,...

Samedi 11 octobre 2008 à 20H30 au Bikini

 

TRYO + KWAK

TRYO + KWAK

Table de presse de l'association Survie


Tryo soutien depuis depuis plusieurs années les combats de notre association, qui a inspiré une de leur chansons:
"Dans Pompafric, on dénonce la surexploitation des ressources africaines par des grands groupes comme Bolloré ou Elf et la complaisance des politiques. Le texte est inspiré par le combat de l’association Survie, qui travaille en ce moment sur une campagne contre les dictatures. Que Chirac fasse des affaires avec des types de leur sorte, c’est une honte pour tout le pays. Survie a publié divers ouvrages, et à chaque fois ils ont été attaqués en justice, et ont gagné. Donc on ne se fait pas de soucis. Les groupes et les personnes que l’on attaque ne vont pas risquer de se mouiller pour Tryo, qu’ils ne connaissent même pas. En revanche, on a renoncé à mettre dans " Grain de sable " un morceau sur la Cogema, car c’est un groupe qui attaque de front." extrait itw de 2004

 

 

Lire la suite

Texte de positionnement de Survie sur les migrations

5 Octobre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Ouvrages, dossiers, essais et romans...


Texte de positionnement de Survie sur les migrations


S’agissant de la question de l’immigration, Survie s’intéresse surtout à celle venant des pays qui ont été colonisés par la France et dont la situation est étroitement dépendante de la politique française, à la fois économiquement et historiquement. Il se trouve que c’est cette immigration-là qui est particulièrement visée par les dispositions de lutte contre l’immigration mises en œuvre actuellement.


Un droit fondamental : la liberté de circuler

On peut vouloir quitter son pays momentanément pour voyager, ou pour s’établir durablement ou définitivement en un autre lieu. Il faut donc d’abord réaffirmer que la liberté d’aller et venir est une liberté qui figure au nombre des droits de l’homme. L’assignation à résidence est une sanction ou un abus. La première constatation choquante est de voir traiter comme des délinquants des êtres humains qui ont voulu exercer cette liberté. Plus les moyens de se déplacer sont faciles, plus la liberté de circulation se restreint. Avec les progrès de ces moyens de déplacement, les Européens ont cependant, depuis plus de quatre siècles, peuplé les Amériques, l’Australie et autres lieux. Ils décrètent aujourd’hui l’interdiction de circulation pour les peuples, qui, pour les mêmes raisons qu’eux, éprouvent le besoin de s’expatrier. C’est une prétention difficilement justifiable. Pourtant c’est ce que veut négocier le gouvernement français avec ses satellites africains. On donne aux gouvernements des moyens policiers avec l’obligation de contrôler et d’empêcher la sortie de leurs concitoyens, violant ainsi l’article 13 de la déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 qui stipule : Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien.


Immigration profitable ou jetable

S’agissant de la France, le pays, depuis longtemps, a profité de l’immigration. Les nécessités de la reconstruction et du développement industriel de la France après 1945 ont amené l’État à encourager le recrutement massif de main-d’œuvre immigrée, notamment dans les pays du Maghreb. Pendant la guerre froide les États occidentaux ont milité pour la libre circulation des personnes, s’opposant au fait que l’URSS et les pays du bloc soviétique empêchaient leurs ressortissants de se rendre à l’étranger. L’épisode de la construction du mur de Berlin illustre cette situation.

Parallèlement, dès les années soixante dix, des dispositions restrictives de l’immigration en provenance du Sud ont été prises en France. Elles n’ont fait que se durcir depuis, engendrant l’augmentation des immigrants clandestins ou « sans-papiers ».


Il s’est constitué de fait une population de « hors la loi », indésirables, qui, bien loin d’être traités suivant les principes des droits de l’homme, sont assimilés à des délinquants et font l’objet d’un traitement policier, détention, contrainte etc.


L’accent mis actuellement sur le fait que seuls doivent compter les « besoins » du pays d’accueil, en dehors de toute considération de droits humains, notamment les droits familiaux qui sont bafoués, montre une politique exclusivement fondée sur la puissance et le profit comme seuls principes.


La question démographique et la question culturelle

La France n’est pas un pays surpeuplé, c’est un pays où la population vieillit. La question de l’emploi, toujours mise en avant quand on parle d’immigration, est un trompe l’œil. La réalité sociale montre que des secteurs entiers d’activité (bâtiment, restauration) dépendent de l’immigration, Il ne devrait donc pas y avoir, en France, un « problème » de l’immigration, mais il y a, de toute évidence, un problème de racisme à l’égard des populations du tiers-monde, particulièrement celles qui sont issues de l’empire colonial français, qui représentent pourtant, du fait de la langue et de l’histoire, une communauté de prédilection. La mise en exergue de faits divers isolés sert la propagande qui présente comme inassimilable une population au contraire déjà francisée par la colonisation et qui ne demande qu’à s’intégrer. Le défaut d’intégration vient essentiellement de la ghettoïsation forcée des pauvres, c’est-à-dire surtout des immigrés, nouveau prolétariat voué à l’exploitation, à qui on n’a laissé que le repli identitaire comme consolation. Déplorer bruyamment ensuite le communautarisme a quelque chose d’indécent et marque la volonté de « démoraliser » par tous les moyens une population mise au pilori, désignée au rejet xénophobe.

Des pays invivables

La focalisation sur l’immigration, présentée comme un danger et une menace, masque également le problème, passé sous silence, de la politique néocoloniale de la France en Afrique. L’appauvrissement des populations africaines tient essentiellement au fait de la domination qui s’est exercée et s’exerce encore, politiquement et économiquement, sur leurs pays. Ce qu’on appelle aujourd’hui le co-développement est voué, comme naguère la coopération, à l’échec, si on se contente de saupoudrer les fonds d’une pseudo charité sans attaquer à la racine l’ordre économique inique qui règne sur les échanges Nord-Sud.


Il faut savoir d’ailleurs que l’aide la plus importante et la plus efficace vient de l’immigration africaine elle-même, qui effectue des transferts d’un montant plus élevé que celui de l’aide gouvernementale. Malgré cet effort des Africains émigrés, les flux de richesses qui quittent l’Afrique sont toujours plus importants que ceux qui y viennent, engendrant un appauvrissement inéluctable.


En effet avant de penser à guérir, il faudrait d’abord ne pas nuire. Le maintien dans la pauvreté des pays du Sud est dû d’une part au pillage des matières premières, appuyé sur la corruption des classes dirigeantes, dans les pays qui disposent de ces ressources et d’autre part aux obstacles au développement mis par les subventions accordées à l’agriculture des pays du Nord, sur le marché mondial de la production agricole, qui ruinent les paysans majoritaires dans les pays du Sud.


Un ordre mondial féroce

La résistance de l’OMC à tout changement dans l’organisation des échanges voue irrémédiablement des populations entières à l’exode. Et tous les discours vertueux sur l’aide au développement ou le co-développement n’y changeront rien. L’espoir pour les pays du Sud ne peut venir que de la lutte qu’ils mèneront pour se défendre contre les contraintes imposées par la domination des pays riches qui monopolisent le pouvoir dans les organisations internationales et n’agréent dans les pays du Sud que les dirigeants qui relaient leurs choix.


Il est vital d’instaurer un ordre mondial plus juste, qui permettra à chacun de choisir librement où il veut vivre, au lieu de subir la contrainte de la pauvreté qui vous pousse à partir, et celle de la police qui vous expulse.


Une politique de la haine

Mais le plus élémentaire respect de l’humanité commande aussi de ne pas soumettre à des traitements dégradants les immigrés, qui sont une richesse humaine.


La chasse aux immigrés et l’expulsion créent des situations inhumaines : vies brisées, familles disloquées. Les lois sur l’immigration ne servent qu’à fabriquer des sans papiers, dont on déplore ensuite le nombre : refus du regroupement familial, refus de régulariser ou de proroger automatiquement le séjour de dix ans.


Les conditions de délivrance des visas sont de plus en plus humiliantes et font se détourner de la France un nombre croissant de gens conscients de leur dignité. L’instrumentalisation du fantasme de l’immigration à des fins électoralistes sème les germes des haines civiles, génératrices de tempêtes sociales.


Symptôme du désordre mondial, le phénomène de contrainte migratoire doit conduire à un changement politique dans la lutte contre la pauvreté. Il s’agit de s’attaquer à ses racines pour supprimer les injustices les plus criantes.



Survie et les migrations. Questions/Réponses

Michel Rocard, il y a quelques années, au sujet de l’immigration avait eu cette phrase : « La France ne peut accueillir toute la misère du monde ». L’immigration est-elle forcément synonyme de misère ?

En premier lieu, la phrase complète prononcée par Michel Rocard était : « La France ne peut accueillir toute la misère du monde, mais elle doit y prendre sa part  ».

Dire que l’immigration, c’est toute la misère du monde est une vision réductrice d’une immigration en réalité diverse. Les migrants chassés par les conflits, les catastrophes écologiques, la famine se déplacent principalement dans le sens sud-sud. Les Africains en quête de travail, ceux qui fuient la misère ou la guerre, ne convergent pas tous vers l’Europe. Loin de là. Ils n’arrivent que marginalement en Europe.


Tandis que l’Afrique subsaharienne compte 17 millions de migrants internes au continent, les trente pays riches de l’OCDE en accueillent moins de 4 millions. D’autre part, les migrants les plus pauvres sont de plus en plus entravés dans leurs migrations vers les pays riches par l’élévation de barrières policières et militaires de plus en plus importantes dans un contexte de mondialisation prévoyant la libre circulation des marchandises mais pas celle des hommes. Ce renforcement du contrôle des mouvements humains s’accompagne d’un discours populiste et d’exclusion dans lequel les migrants sont présentés comme un danger pour les équilibres sociaux. C’est une politique du bouc émissaire.


Quelle est la réalité de l’immigration en France ?

Selon une étude de l’Insee, sur les 4,9 millions d’immigrés que comptaient la France en 2004, 1,7 million venait de 25 pays de l’UE actuelle, un million et demi d’immigrés venait du Maghreb, presque exclusivement des Algériens et Marocains. Le reste du monde totalise 1,4 million de personnes, 29 % des immigrés, venues essentiellement d’Asie et à l’Afrique sub-saharienne dont les natifs, issus des anciennes colonies françaises, étaient 570.000 (+ 45 % en 5 ans).


L’étude relève que depuis 1982, "le niveau de formation des immigrants a fortement progressé". Certes, il y a encore 41 % des 30-49 ans qui détiennent au mieux un certificat d’études primaires (17 % chez les non-immigrés), mais près d’un immigré sur quatre (24 %) est diplômé du supérieur, guère moins que les Français de souche (29 %). Cette amélioration est due à l’arrivée de nouveaux migrants mieux formés : 33 % de ceux installés en France depuis moins de 10 ans sont diplômés du supérieur, contre 27 % arrivés il y a 10 à 19 ans.


La France est aujourd’hui globalement bien en-dessous des niveaux d’immigration du début du 20ème siècle. Aujourd’hui si nous avions des niveaux d’immigration analogues, la France gagnerait environ 600.000 habitants. Avec l’arrivée pour la seule France, en 2004, de quelque 140.000 entrants réguliers, et de 80.000 à 100.000 entrants irréguliers (chiffre cité par Nicolas Sarkozy), on est loin du compte (source : Institut nationale des études démographiques). Selon l’OCDE, la France se situe, avec deux entrées d’étrangers pour 1.000 habitants en 2002, tout en bas de l’échelle des pays de l’OCDE, juste avant la Finlande et la Hongrie. A titre de comparaison, le Canada et le Royaume Uni comptent huit entrées d’étrangers pour 1.000 habitants, l’Italie sept pour 1.000 et la Suède cinq pour 1.000. Les flux migratoires n’ont donc pas l’importance qu’on veut leur donner. Ainsi, face aux 7 à 11 millions d’immigrés irréguliers qu’il a été question de régulariser aux Etats-Unis, en 2004, à proportions égales, il s’agirait de régulariser, en France, quelque 1,4 millions de sans-papiers.


Pourquoi « choisir » les immigrés pour ne plus les subir ?

En réalité, la France n’a jamais été dans un autre cadre que celui de l’immigration « choisie ». La France a choisi depuis longtemps de contrôler l’entrée en France des ressortissants étrangers. Il existe, depuis 1945, un Etablissement public, l’Office national d’immigration (ONI) devenu OMI puis plus récemment ANAEM par la fusion de l’OMI et du SSAE (Service social d’aide aux Etrangers) dont l’une des missions est précisément d’assurer la régularité de l’entrée des étrangers en France. L’immigration choisie existe donc depuis longtemps. C’est celle qui est dûment autorisée par les préfets ou les directions départementales du travail selon qu’il s’agit de familles ou de travailleurs. L’ANAEM se charge ensuite, en lien, avec ses délégations à l’étranger ou avec les services des consulats de France, d’acheminer ces personnes dans notre pays. Depuis 20 ans, tous les ministres de l’Intérieur ont signés leur loi sur l’immigration. Nicolas Sarkozy en même fait adopter trois en trois ans avec toujours plus de surenchère. Il a fait recette et n’a jamais cherché à dépassionner le débat. Au contraire, il a aggravé le ressenti des français sur la question et capitalisé en désignant clairement l’immigration comme un problème. La réalité des chiffes le contredit.


Pourquoi les lois sur le durcissement du regroupement familial sont-elles associées à la lutte contre l’immigration « subie » ?

Rappelons d’abord que le regroupement n’a concerné en France que 17.309 personnes en 2006. Les trois quarts du rapprochement familial concernent les conjoints de Français (9.093 conjoints et 8.216 enfants, source Terre d’asile). Dans un pays de 64 millions d’individus, c’est un chiffre dérisoire.


On exploite là tous les fantasmes : la peur de l’envahissement, la polygamie ou le nombre d’enfants réputé innombrables. Le débat sur l’introduction de tests ADN pour les candidats au regroupement familial et la mise en avant systématique de la notion d’identité nationale entretient un racisme pernicieux dans la société française. Hervé Morin, aujourd’hui ministre de la Défense, ne s’y trompait pas en déclarant en 2006 : « les lois pour contenir l’immigration ne sont que de la poudre aux yeux » tant que « des gens crèvent de faim à nos frontières », « on raconte des histoires aux Français en permanence sur l’immigration » . « On leur explique qu’il suffit de changer les lois pour que l’immigration n’existe plus ». « Ce sont des discours pour les gogos »

Les discours politiques actuels parlent de déferlantes d’immigrés en France et en Europe

C’est une affirmation très largement exagérée. La pression migratoire des pays africains sur l’Europe reste modeste, selon un rapport publié, le 23 juin 2008, par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). On estime que ce sont des dizaines de milliers de ressortissants ouest-africains en situation irrégulière qui entrent chaque année dans les pays d’Europe et non pas des centaines de milliers souligne le rapport. Selon ce même rapport, l’Europe accueille 800.000 immigrés légaux originaires d’Afrique de l’Ouest, contre 2,6 millions qui viennent d’Afrique du Nord. De manière plus générale, les réalités des migrations internationales dépassent largement les fantasmes trop souvent véhiculés en France car ce phénomène ne concerne que 200 millions de personnes, soit à peine 3% de la population mondiale. Seuls 3% des 4 millions des expatriés maliens sont en France. Bon nombre de nos suppositions ou croyances en ce domaine trouvent leur origine soit dans une certaine propagande politicienne soit dans des raccourcis médiatiques.


Quel est le coût de l’immigration ? La France peut-elle l’assumer économiquement ?

Avant de « coûter », elle rapporte ! La grosse majorité des sans-papiers travaillent. Ils sont en effet très « attractifs » pour des patrons qui par le biais des horaires qu’ils imposent et du travail à la tâche, parviennent, en les employant, à abaisser considérablement le coût du travail. Le même mécanisme joue d’ailleurs pour les étrangers réguliers dotés d’un titre de séjour précaire. De plus, lorsqu’un immigré pénètre sur le sol français, il est directement opérationnel et même s’il connaît des périodes de chômage, c’est quelqu’un qui n’aura rien couté en termes d’éducation ou de formation professionnelle. Dans le domaine de la santé, la Sécurité sociale espagnole a calculé qu’elle ne serait pas bénéficiaire s’il n’y avait pas les cotisations des immigrés. L’apport des immigrés au système de Sécurité sociale espagnole représente approximativement le surplus de 7,7 milliards d’euros du budget 2007. En Espagne, il y avait, en 2007, dans la population immigrée trente actifs cotisants pour un retraité alors que parmi les autochtones espagnols la proportion était de 2,65 pour 1. Ce sont des données jamais prise en compte par ceux qui dénoncent le prétendu « coût » de l’immigration.


En France, la première génération d’immigrés d’après-guerre a contribué à la prospérité, la deuxième l’a renforcée. La troisième est aujourd’hui marginalisée et humiliée. Ce qui « coûte » en revanche, ce sont les expulsions. Familles disloquées, enfants séparés, personnes renvoyées dans un pays où leur vie est en danger ….le coût de cette frénésie de l’expulsion est avant tout humaine. Mettre en parallèlle le coût financier que représente cette politique renforce encore le caractète inhumain d’une logique du chiffre poussé à l’absurde. Ainsi, au cours de l’été 2008, le préfét des Pyrénées-Atlantiques n’a pas hésité à affréter un avion privé, avec escorte policière, pour renvoyer une famille albanaise. Damien de Blic, enseignant et chercheur, coauteur de « Sociologie de l’argent » (La Découverte 2007) estimait que l’expulsion des sans-papiers avait coûté, entre 2003 et 2006, 3 milliards d’euros aux caisses de l’Etat. Il évaluait également à près de 15 000 équivalents temps plein, le nombre de fonctionnaires dédiés à la seule politique de reconduite à la fontière.


"C’est l’immigration qui nettoie le métro !", tranche de vie

Les centaines d’ouvriers qui nettoient le métro la nuit à Paris sont quasiment tous des immigrés venus de Tunisie, du Maroc, du Portugal, du Mali ou du Sénégal (sources syndicales). "C’est l’immigration qui nettoie le métro !", témoigne l’un de ces agents d’entretien. Après 30 ans de travail nocturne, il perçoit tout juste 1.500 euros net mensuels, selon sa fiche de paie. Il est employé par l’une des quatre sociétés qui se partagent le marché du nettoyage du métro : Comatec, Onet propreté métro, Challancin, TEP métro. "Tous les cinq ans environ, la RATP lance de nouveaux appels d’offre, explique-t-il. Pour proposer les prix les moins chers, le sous-traitant décide souvent de ne pas remplacer des employés : sur une ligne, c’est comme cela qu’il a été demandé de faire le même chantier avec 13 salariés en moins…" Certains de ses collègues cumulent deux emplois : "ils font huit heures dans le métro la nuit, puis trois heures ailleurs le matin. Ils sont un peu fatigués… D’autant plus qu’ils sont mal logés." " Une chose est sûre, conclut-il, "les patrons préfèrent embaucher des immigrés", des gens qui "ne regardent pas leur montre" et qui "ont très peur de faire grève comme s’ils allaient en mourir !"


Brice Hortefeux se félicite du chiffre de 30 000 expulsions en 2007. Que recouvre ce chiffre ?

C’est avant tout une communication politique. Ce chiffre de 30 000 expulsions cache surtout quelques grosses ficelles. Ainsi, 13 000 de ces expulsions concerne l’ile de Mayotte, eldorado au milieu d’un l’archipel des Comores misérable. La police de l’air et des frontières n’hésite plus à interpeller des étrangers qui quittent d’eux-mêmes le territoire en train, bus ou autres pour gonfler les chiffres en les faisant par la case Centre de rétention. De même, elle interpelle des étrangers, de passage en France, en situation régulière dans les autres pays européens de l’espace Schengen. Des méthodes indignes pour simplement gonfler les chiffres et atteindre les quotas fixés par le ministre de l’immigration.


Quelle est l’image de la France hors de ses frontières ?

Exécrable ! Dans un texte daté du 22 juillet et adressé à l’Etat français à propos de l’application du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, le Comité des droits de l’Homme de l’Onu a tancé la France sur la manière dont les étrangers sont traités par l’Etat.


L’organisme note avec préoccupation que de très nombreux sans papiers et demandeurs d’asile "sont retenus dans des locaux inappropriés - zones d’attente dans les aéroports et centres et locaux de rétention administrative", dénonçant plus particulièrement la situation de l’Outre-mer et celle des mineurs non accompagnés. Il regrette également que l’Etat français n’ait "pas ouvert d’enquête" sur des allégations de mauvais traitements d’étrangers et de demandeurs d’asile dans des prisons et des centres de rétention, "ni sanctionné comme il convient leurs auteurs". Le comité des droits de l’homme s’est aussi inquiéter du fait que des étrangers aient été renvoyés par la France "dans des pays où leur intégrité était en danger", relevant par ailleurs que les étrangers ne sont "pas correctement informés de leurs droits", notamment de celui de demander l’asile ou d’être assisté par un conseil. Il condamne la procédure dite "prioritaire", permettant que l’expulsion physique d’un étranger ait lieu "sans attendre la décision d’un tribunal si la personne est renvoyée vers un pays d’origine sûr" et épingle la France pour la durée des procédures de regroupement familial pour les réfugiés statutaires. En octobre 2007, Le projet de loi français introduisant des tests ADN pour les candidats étrangers au regroupement familial a suscité une levée de boucliers en Afrique. Le président de la Commission de l’Union Africaine (UA), Alpha Oumar Konaré, avait ainsi sévèrement accueilli le texte, le jugeant "inconcevable" et "inacceptable au niveau éthique, moral et culturel".


Que penser des accords de gestion de flux migratoires signés par la France ?

Prenons l’exemple du premier de ces accords signés, en 2006, à Dakar alors que Nicolas Sarkozy était encore ministre de l’Intérieur. A l’époque qualifié « d’historique et sans précédent », il n’avait en fait rien de novateur. Sur les visas de circulation : «  la France et le Sénégal poursuivront leurs efforts tendant à faciliter la délivrance des visas de circulation aux ressortissants de l’autre partie. ». Rien de nouveau sous le soleil sénégalais puisque les consulats de Dakar et de Saint Louis avaient mis en place depuis longtemps un dispositif permettant à certaines personnes de figurer sur des listes dites « d’attention spécifique ». Etaient concernés les hommes d’affaires, intellectuels universitaires, scientifiques, commerçants, avocats et sportifs de haut niveau. Sur le retour des clandestins, «  la France et le Sénégal s’engageaient à accepter et à organiser conjointement, dans le respect de la dignité et des droits fondamentaux de la personne le retour sur leur territoire de leurs ressortissants se trouvant en situation irrégulière que le territoire de l’autre partie. » Cette mesure n’était pas nouvelle non plus. Des équipes de policiers sénégalais voyageaient déjà à bord des avions d’Air France, de Dakar à Paris pour prendre en charge depuis Paris, les migrants clandestins expulsés, pour prêter main forte à l’équipe de policiers français. Quant au catalogue de mesures annoncées en faveur du co-développement, Nicolas Sarkozy avait puisé sans vergogne dans les dispositifs qui fonctionnaient depuis plusieurs années déjà au Mali mais aussi au Sénégal et en Roumanie et qui étaient à la charge des services de coopération des Ambassades.


Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, la France a signé avec le Gabon et le Congo-Brazzaville les mêmes accords qualifiés par Brice Hortefeux d’accords de "de nouvelle génération à la conception très équilibrée qui tient compte à la fois des impératifs et des réalités des pays d’origine, ainsi que des impératifs et des réalités des pays de destination". En revanche, le Mali en refuse toujours la signature malgré les fortes pressions.


A quoi sert le co-développement ?

Remarquons d’abord qu’il est sous la tutelle du ministère de l’Immigration, de l’Intégration et de l’Identité nationale. Après avoir aidé en priorité les pays les plus riches en matières premières (Congo, Gabon), les pays les plus favorables à ses entreprises (aide liée), la France désormais son aide à la maîtrise des flux migratoires, ce qui dénature la notion d’aide publique au développement. Celle-ci est désormais tournée, d’après les dernières orientations d’Alain Joyandet, secrétaire d’Etat à la Coopération vers le seul soutien aux entreprises françaises. En résumé, Alain Joyandet gère le business français, Brice Hortefeux contrôle les migrants. Il siège même depuis peu à la Commission Nationale de la Coopération Décentralisée (CNCD).


A l’origine, le co-développement désigne l’investissement des migrants dans leurs pays d’origine. Il est désormais présenté abusivement comme un moyen de freiner l’immigration. Depuis 1977, les dispositifs liés au co-développement se sont succédées (du million Stoléru, à l’accord franco-algérien de 1980 qui prévoyait une aide financière d’un montant de 17.000 francs, aux aides publiques à la réinsertion (APR) de 1984) n’ont jamais donné de résultats : en 5 ans de fonctionnement, un de ces dispositif le plus abouti : le PDLM (Le Programme Développement Local/Migrations) a permis la réinsertion de 63 personnes au Sénégal. Pourquoi aussi peu de résultats : simplement parce que le co-développement n’est regardé que comme un instrument d’incitation au retour des migrants installés en France et non comme un dispositif profitant économiquement aux pays. A aucun moment, on ne s’attaque à la racine de l’ordre économique qui règne sur les échanges Nord-Sud.


"Les causes de l’immigration sont le reflet de l’échec des politiques de coopération entre l’Europe et l’Afrique depuis 40 ans" déclarait d’ailleurs, en 2006, le ministre malien de l’Extérieur, Oumar Dicko. Il rajoutait : "Aucun barbelé ne va arrêter cette jeunesse désemparée. On a fait semblant de n’avoir pas entendu leur voix, aujourd’hui on est bien obligé d’accepter que le mal-développement est une réalité". Le problème du développement des pays africains "ne se règlera pas en construisant un pont par-ci, un puits par-là ".


De fait, les flux financiers générés par les migrants vers leur pays d’origine représentent chaque année huit milliards d’euros. Une somme très largement supérieure aux fonds de l’aide au développement. Et si cette manne est davantage orientée vers le fonctionnement que l’investissement, c’est que la corruption atteint des niveaux tels qu’elle interdit tout développement.


Quels sont les dangers à voir l’Europe cherche à externaliser en Afrique du Nord, la gestion des flux migratoires ?

L’Europe cherche, en votant des financements destinés à des pays comme la Lybie ou le Maroc, à tarir les sources d’immigration depuis leur propre territoire. Elle externalise ses basses œuvres en quelque sorte dans des pays encore bien moins attentifs aux droits des migrants. Le risque est grand de voir des pays comme le Maroc destabilisé. Ce pays qui était espace de transit, voire d’installation pour de nombreux subsahariens se ferme chaque jour davantage et cristallise le ressentiment des pays voisins qui l’accusent de faire le « sale boulot » des européens.


Quelques grands repères sur les migrations

TENDANCE GENERALE A LA HAUSSE :

A l’échelle mondiale, le nombre de migrants, au sens de personnes vivant dans un autre pays que leur lieu de naissance, a doublé depuis 1975, selon les estimations internationales pour atteindre 200 millions de personnes en 2005, soit 3% de la population mondiale (pourcentage comparable à celui du début du 20ème siècle).


LOCALISATION DES MOUVEMENTS :

Ces migrants se concentrent dans les pays riches (60% des migrants y vivent aujourd’hui), dans lesquels ils représentent une personne sur dix, contre une sur 70 dans les pays en développement.

En 2005, selon les Nations unies, les mouvements migratoires se répartissaient ainsi : Sud-Sud (61 millions de personnes), Sud-Nord (62 millions, le flux en augmentation la plus rapide depuis 20 ans), Nord-Sud (14 millions) et Nord-Nord (53 millions).

Les grands flux migratoires vont principalement de l’Afrique vers l’Europe, de l’Amérique latine vers les Etats-Unis ou le Canada et des pays asiatiques, comme l’Indonésie ou les Philippines, vers le Japon, les Etats-Unis, les pays du Golfe ou l’Europe.


PLUS GRANDS PAYS DE MIGRATION, PLUS GRANDS PAYS D’ACCUEIL :

Avec près de 20 millions de personnes vivant dans d’autres pays, l’Inde est le plus grand pays de migrants tandis que la plus forte proportion de migrants rapportée à la population totale du pays se trouve aux Philippines et au Mexique, où 10 % de la population a migré.

Le plus grand pays receveur est toujours les Etats-Unis : 35 millions de résidents sont nés à l’étranger, soit 12 % de la population. En Europe de l’Ouest, cette proportion est de 10 %, avec 32 millions de personnes nées ailleurs. Le plus fort taux d’immigrants est en Australie, avec 4 millions de personnes, soit 23 % de la population totale.


EVALUATION DU NOMBRE DES PERSONNES EN SITUATION ILLEGALE

Par définition, le nombre de clandestins est impossible à comptabiliser. Toutefois, selon les estimations, les Etats-Unis abriteraient près de 12 millions de personnes en situation illégale (sur une population de 300 millions), l’UE entre 3 et 5 millions (sur une population de 500 millions).


Téléchargez le texte en pdf

Document PDF - 224.4 ko
Lire la suite

Dossier "Diplomatie, Business et Dictatures"

5 Octobre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Actualités françafricaines, communiqués, archives.

Dossier. "Diplomatie, Business et Dictatures, l'Afrique pris au piège Françafricain"


Pourquoi un dossier « Diplomatie, Business et Dictatures » ?



La politique de la France en Afrique, depuis les années 1960, a notamment pour objectif le maintien de l’influence française sur ses anciennes colonies et d’assurer aux entreprises hexagonales un accès privilégié aux ressources naturelles du continent, telles le pétrole, l’uranium, les minerais, le bois, etc. De nombreuses entreprises françaises ont ainsi construit leur fortune en Afrique.


Cette politique a été menée par tous les présidents de la Vème République du Général de Gaulle à Jacques Chirac en passant par François Mitterrand ou Valéry Giscard d’Estaing. Sous couvert de l’aide publique au développement (APD) et d’un discours de la France « meilleure amie de l’Afrique », la France a maintenu les régimes en place sous perfusion permettant le pillage de leurs ressources naturelles.


- Nicolas Sarkozy : VRP des entreprises françaises en Afrique


Avec l’arrivée à la présidence française de Nicolas Sarkozy (qui avait promis une rupture avec la Françafrique et les pratiques de ses prédécesseurs), nous assistons non seulement à une perpétuation de cette politique mais également à son regain, caractérisé par une défense affichée et revendiquée des intérêts français en Afrique : ventes d’armes, prolifération du irresponsable du nucléaire, conquête de nouveaux marchés par Total, Bolloré, Areva, Bouygues (et bien d’autres) en Angola, au Soudan, au Congo, etc.


Le secrétaire d’État à la Coopération, Alain Joyandet, a d’ailleurs pris les attributs de son homologue du Commerce extérieur en se faisant le porte-voix des seuls intérêts français : « L’implantation des entreprises françaises en Afrique est l’une de mes priorités » (lejdd.fr, 20 mai 2008) ; ou encore : « On veut aider les Africains, mais il faut que cela nous rapporte  » (Libération, 24 juin 2008).


S’il paraît légitime que des entreprises privées défendent leurs intérêts dans le monde, le fait que la diplomatie française, mais aussi la Coopération, se donnent quasi essentiellement comme mission de défendre et promouvoir des intérêts particuliers, pose un véritable problème éthique et révèle un renoncement des autorités françaises à la promotion des droits de l’Homme, de la démocratie et à la lutte contre la corruption. Nous assistons ici à un véritable retour en arrière et à une négation des réflexions des économistes du développement.

C’est cette « Coopération business » que Survie entend dénoncer dans le présent dossier en proposant des éclairages sur le rôle de quelques entreprises phares de la Françafrique, fortement implantées sur le continent et qui portent une responsabilité importante dans la situation politique et économique de l’Afrique d’aujourd’hui.


Pour Survie, les responsables politiques français (au niveau de l’exécutif mais aussi du Parlement) doivent au contraire impérativement s’engager à cesser de soutenir les dictateurs et les régimes autoritaires, à promouvoir la démocratie, la bonne gouvernance, et le respect des droits de l’Homme. Ils doivent s’engager plus en avant dans la lutte contre la corruption (par les entreprises ou hommes politiques français), rendre contraignant le principe de responsabilité sociale et environnementale (RSE) des entreprises françaises en Afrique (y compris de leurs filiales) et enfin cesser de sacrifier le développement des populations africaines sur l’autel des intérêts économiques d’une minorité.


Au lieu de se lancer, dans le cadre d’une compétition mondiale (avec les États-unis, la Chine, le Canada, etc.), dans une conquête effrénée des marchés africains, la France doit au contraire donner l’exemple et être moteur pour faire changer le droit international et promouvoir un ordre international plus juste, respectueux du droit des peuples à se développer.


- Pillage et dictatures au Sud. Profits du Nord


En effet, le plus souvent, l’implantation de grandes entreprises françaises (et étrangères) en Afrique a un impact négatif sur le développement économique et social : pollution (lorsqu’il s’agit d’entreprises comme Areva ou Total), corruption, pillage des ressources naturelles. Or, compte tenu de la faiblesse des États africains et surtout de l’incurie de la plupart des leurs régimes, il n’existe pas de système de contrôle des activités de ces entreprises, tant au niveau environnemental que social (conditions de travail, niveau de rémunération, etc.).


D’autre part, l’implantation d’entreprises françaises empêche l’émergence d’un entreprenariat local solide, par substitution aux entreprises locales. Les entreprises qui s’implantent sont tournées vers la satisfaction des besoins des pays du nord et non des pays africains. Elles contribuent ainsi à l’extraversion des économies africaines, alors qu’au contraire, les pays africains doivent d’une part subvenir à leurs besoins et d’autre part renforcer leurs marchés intérieurs déjà fragilisés par les inégalités Nord-Sud (inégalité des termes de l’échange, prix des matières premières fixés par le nord, déficit commercial, subvention des agricultures du nord, etc.). Aussi, les bénéfices des entreprises sont rapatriés au nord, dans les banques et parfois les paradis fiscaux. Le solde des flux financiers entre l’Europe et l’Afrique est en fait largement en faveur du nord et non l’inverse.


Il existe également de graves problèmes en terme de transparence, notamment dans l’exploitation des ressources naturelles. En effet, celle-ci donne généralement lieu, avec la connivence des entreprises françaises, à de vastes détournements d’argent par les dirigeants au pouvoir qui ne redistribuent par les richesses aux populations qui ne voient pas de retombées en terme de politiques publiques, de services sociaux, sanitaires, d’éducation ou d’aides aux producteurs, etc. C’est le paradoxe entre richesse naturelle et pauvreté endémique. D’ailleurs, l’implantation d’entreprises françaises dans des secteurs dits de « service public  » (eau, transport, électricité, etc.) contribue à fragiliser les États et à la destruction du bien public.


En outre, la corruption et les détournements qui accompagnent les activités des entreprises françaises permettent le financement de régimes répressifs et dictatoriaux et renforcent ainsi leur pouvoir, repoussant vers un avenir incertain les espoirs démocratiques des populations. Entreprises françaises et pouvoir politique s’allient ainsi afin de financer des régimes dictatoriaux à même d’assurer la stabilité dont les entreprises françaises ont besoin pour opérer.


- Une « Coopération business » inacceptable


Basée sur les principes de croissance et de commerce (qui ne profitent qu’à une minorité), la conception française de la coopération défendue par Nicolas Sarkozy et relayée par Alain Joyandet, va à l’encontre des principes même du développement socio-économique et humain. Or, ce paradigme a été depuis longtemps déjà remis en cause par les experts du développement. Ce qui n’empêche pas l’Agence française de développement (AFD) de financer certaines entreprises françaises : au lieu d’oeuvrer pour le développement, la Coopération en revient au principe de l’aide liée.


Au sommaire du dossier :

- Introduction : Pourquoi un dossier « Diplomatie, Business et Dictatures » ?
- Fiche 1 : Histoire de la politique économique de la France en Afrique
- Fiche 2 : Total[itaire] : que serait TOTAL sans le pétrole africain ?
- Fiche 3 : Quand les Rougier « massacrent à la tronçonneuse »
- Fiche 4 : BNP-Paribas : « Pour parler franchement… votre argent m’intéresse »
- Fiche 5 : Le Cameroun de toutes les incertitudes

De nouvelles fiches seront ajoutées prochainement (Angolagate, Dagris…)

Dossier complet à télécharger en pdf

Document PDF - 1.2 Mo

Fiche Angolagate à lire sur le site : Quand la politique entre dans le prétoire, la justice en sort


A lire également le communiqué de Survie du 6 octobre 2008 : Angolagate. Les pressions politiques exercées au nom des intérêts économiques français ne doivent pas entraver la justice.

Lire la suite
1 2 > >>