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Survie Midi Pyrénées

Co-formation "Ca chauffe au Mali! ", lectures partagées...

27 Octobre 2012 , Rédigé par survie.midipyrenees@gmail.com Publié dans #Débats, films et conférences

Jeudi 1er Novembre de 14h à 17h, venez participer à ce temps de co-formation et d'échange en compagnie des adhérents et sympathisants de Survie - Si vous avez des articles intéressants, n'hésitez pas à les emmener, d'accord ou pas d'accord avec leur contenu!"

Lieu: chez Corinne à Rabastens.
Départ voiture groupé vers midi du Cides à Toulouse (1, rue Joutx Aigues) pour ceux qui  veulent aller y manger (pique nique à apporter)

Autre départ groupé vers 13h30 pour les autres (à moins d'impossibilités!)

pour s'inscrire, et avoir des infos plus précises, envoyer un mail à  antoine.survieatgmail.com

 

"Ca chauffe au Mali! "

- Lectures partagées -

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Le Mali et l'ensemble du Sahel sont au cœur des préoccupations internationales. Rebellions, intégrisme, intérêts miniers et enjeux géopolitiques, imminence d'une intervention armée... la situation est complexe et beaucoup d'entre nous avons du mal à prendre position, submergés par de trop nombreuses bribes d'informations et d'analyses d'experts de tous poils!

Sans prétendre expliquer comment on doit penser les choses, Survie Midi-Pyrénées propose un temps de lecture partagée et commentée d'articles de tous horizons sur le sujet. Nous tenterons de comprendre ensemble la situation et chercherons à l'analyser pour se construire des opinions critiques et échanger.

 

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Rencontre « L’Or noir du Nigeria » le 24 octobre 2012

17 Octobre 2012 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Débats, films et conférences

Mercredi 24 octobre 2012 à 19h à la librairie terra Nova

 

L'association Survie Mp et terranova vous proposent: 

Rencontre avec Xavier Montanyà autour de son livre

« L’Or noir du Nigeria »,

aux éditions Agone.

 

La situation du delta du Niger est un des plus grands scandales politique, écologique, humain, dans le monde et le plus ignoré. La tragédie se déroule dans le plus grand silence, et pour cause, elle est l’œuvre des grandes puissance qui profitent des ressources du Nigeria via leurs multinationales.

 

Le delta du Niger est un cas extrême et paradigmatique pour saisir l’ampleur du désastre auquel les pays africains font face : la dévastation humaine et écologique qu’engendre l’extraction sans limites depuis des décennies de leurs ressources naturelles – du pétrole et du gaz en l’occurrence – pour le plus grand bonheur des multinationales et des pays occidentaux.

Chaque année depuis cinquante ans, quarante milles tonnes de brut se répandent dans le delta du Niger, l’équivalent de la marée noire causée par le pétrolier Exxon Valdez.
Le torchage des gaz, officiellement interdit, engendre des pluies acides et représente une part importante du total mondial des émissions de CO2.
Les terres et les cours d’eau sont empoisonnés, la faune et la flore sont dévastées.

Véritable eldorado pour les compagnies pétrolières qui agissent en dehors de tout respect des droits humains élémentaires, ce territoire fournit 10 % du pétrole consommé en France.
Face à la résistance des peuples d’agriculteurs et de pêcheurs du delta – pacifique pour les Ogonis ayant chassé Shell de leurs terres en 1993 ou armée pour d’autres à partir des années 2000 –, la répression sanglante est menée conjointement par les compagnies pétrolières et l’armée nigériane.

Xavier Montanyà, journaliste et auteur de nombreux documentaires, est auteur chez Agone de l’ouvrage Les Derniers exilés de Pinochet (2009).

 

Librairie Terra Nova
18 rue Gambetta 31000 Toulouse

 

Le delta du Niger est le deuxième plus grand delta du monde. Depuis la nuit des temps un delta est un lieu béni, du fait de la fécondité de ses terres alluviales, régulièrement irriguées par les crues du fleuve. Il appartenait au XXe siècle et à la civilisation occidentale d’en faire un lieu de damnation. « The flares of Shell are the flames of hell », dit une chanson Ogoni. Depuis qu’on a découvert dans ce delta un pétrole de très grande qualité, le désastre a commencé pour la population.


L’exploitation s’est faite voracement dans le plus grand mépris des lieux et des habitants, avec la seule recherche du profit maximum. Il y a le scandale du « torchage » des gaz. L’extraction du pétrole s’accompagne d’émission de gaz.

Comme il faudrait des investissements pour capter ce gaz, les compagnies préfèrent le brûler. Ainsi est dilapidée cette ressources énergétique non renouvelable. Elle sert seulement à faire du site du delta le lieu où la couche d’ozone terrestre est la plus détruite. Les retombées du torchage se font en pluies acides qui détruisent la végétation et stérilisent la terre la plus féconde de la planète. La population sur place est toujours privée d’eau, d’électricité, d’éducation et de soins de santé. Qu’importe puisque Shell et compagnie y trouvent leur compte.


Il y a le scandale des fuites de pétrole. Chaque année des millions de tonnes de brut se déversent sur les terres du delta. Les fuites sur les pipeline sont occasionnées par le manque d’entretien et de surveillance de l’acheminement. Les villages pataugent littéralement dans l’huile qui suinte des canalisations qui les traversent. C’est le plus grand désastre écologique du monde, bien avant ceux qui se sont produits en Alaska, dans le golfe du Mexique ou sur les côtes bretonnes. Toute la faune et la flore disparaît et les gens meurent sur leur terre devenue invivable.

 

Mais malheur à ceux qui s’opposent au rouleau compresseur du profit. Ken Saro Wiwa, écrivain, poète, a été exécuté par pendaison le 10 novembre 1995, pour ses actions de défense du peuple Ogoni, avec le MOSOP ((MOvement for the Survival of the Ogoni People).

Le delta du Niger est aussi le théâtre d’une lutte de libération, avec le MEND (Movement for the Emancipation of the Niger Delta). Les combattants pratiquent des prises d’otages de techniciens étrangers travaillant sur les sites d’extraction. L’insécurité caractérise maintenant toute la région, sinistre retombée des profits évaporés via les paradis fiscaux au profit des compagnies étrangères et de l’oligarchie corrompue qui gouverne l’État.

Combien de temps cette criminelle exploitation pourra-t-elle se poursuivre dans une totale impunité ? Tant que le monde se bouchera les yeux et les oreilles devant tant de violence faite aux peuples engagés dans un affrontement tellement inégal.


Chronique rédigée par Odile Tobner dans Billets d’Afrique n°216 - septembre 2012.

 

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Evènements: Thomas Sankara et la révolution Burkinabè

14 Octobre 2012 , Rédigé par survie.midipyrenees@gmail.com Publié dans #Débats, films et conférences

   
Evènements: Thomas Sankara et la révolution Burkinabè
 
 
« Il faut faire confiance au peuple et le libérer... Libéré de toutes entraves, il sait prendre les initiatives favorables à son développement… »
 Thomas Sankara 
Novembre 1983
Thomas-Sankara
 
L’Ouvreuse,  en partenariat avec Radio Canal Sud (92.2 FM), entame à la mi-octobre, une série d’activité sur Thomas Sankara, le « Che » africain : projections documentaires, émissions de radio… 
Thomas Sankara,  militaire et homme politique anti-impérialiste,  panafricaniste et tiers-mondiste burkinabè, incarna et dirigea la révolution burkinabè du 4 août 1983 jusqu'à son assassinat lors du coup d'État de son successeur Blaise Compaoré.

Son gouvernement entreprit des réformes majeures pour combattre la corruption et améliorer l'éducation, l'agriculture et le statut des femmes. Son programme révolutionnaire se heurta à une forte opposition du pouvoir traditionnel qu'il marginalisait ainsi que d'une classe moyenne peu nombreuse mais relativement puissante. Ajoutés aux tensions entre radicaux et modérés, ces facteurs provoquèrent son assassinat lors du coup d'État sanglant du 15 octobre 1987.
 
Emissions radio spécial Thomas Sankara sur Canal Sud 92.2 à Toulouse
Date/heure: Du 15 octobre  au 29 octobre 2012
Adresse: Canal Sud 92.2 (Toulouse)

lundi 15
  • 11-­12h Contre Histoire : Sankara et les femmes
  • 13-­14h Sur le front du lundi : Les années Sankara avec Bruno Jaffré.
  • 19-­20h le magazine : L’ère Compaoré, crimes, politique et gestion du pouvoir avec Vincent Ouatarra.

Mardi 16

  • 12h30-­13h le magazine : présentation du film « Thomas Sankara l’homme intègre » par L’Ouvreuse.
  • 19-­20h le magazine : retour sur les émeutes de mars 2011 au Burkina Faso.
  • 20h30 à la pizzeria Belfort (place Belfort à Toulouse) projection débat autour du film "Sankara, l'homme intègre"

Mercredi 17

  • 17-­18h Comme à la Radio : émission musicale consacrée aux femmes africaines.
  • 20-­21h Channel South Reggae : une session Politic Africa Thomas Sankara.

Vendredi 19 20-­21h Jazz to Jazz : les révolutionnaires africains.

Samedi 20

  • 9-­11h Franc-­Parler : 3 grands noms de l’histoire africaine : Um Nyobe, Sankara, Boganda. Avec Godfroy -­ Luther Gondje -­ Djanayang, Francis Belinga, Kerlerman, Ferdiann Ndjamen Nzepa.

Lundi 22 19-­20h le magazine : « Nous étions étrangers à cette dette, nous ne pouvons donc pas la payer » Thomas Sankara juillet 1987. Alors, faut-­il payer la dette ?

Mardi 23 13-­14h le magazine : l’assassinat de Norbert Zongo.

Mercredi 24 13-­14h le magazine : autour du livre Burkina Faso 2011, chronique d’un mouvement social de Lila Chouli paru aux éditions Tahin party

Lundi 29

  • 11-­12h Contre Histoire : les étapes de la révolution burkinabè.
  • 19-­20h le magazine : entretien avec Yannick Letourneau réalisateur du film Les États-­Unis d’Afrique avec L’Ouvreuse.
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Rencontre-débat : Madagascar et le coup d'état de mars 2009

13 Octobre 2012 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Débats, films et conférences

 

Mardi 16 octobre à 19h00 à la librairie Terra Nova

(18 Rue Gambetta  31000 Toulouse, métro Capitole)

 

Rencontre proposée par  l'association Survie MP et le GERCA (groupe d'études et de recherches sur le continent africain):

 

Rencontre-débat autour de l’ouvrage

« Madagascar, le coup d’État de mars 2009 » 

Animée par deux-co-auteurs :

    Solofo RANDRIANJA, Professeur des Universités, Université de Toamasina, MADAGASCAR.

      Juvence F. RAMASY, Maître de Conférences, Université de Toamasina, MADAGASCAR.

 

 

Description

 

Le 17 mars 2009, une partie de l'armée s'empare du palais présidentiel situé dans la capitale de Madagascar et renverse le Président Marc Ravalomanana, élu par deux fois. Cet ouvrage, composé de onze contributions d'auteurs aux parcours variés, traite de divers aspects de ce coup d'Etat. Organisée par un ancien Disc Jockey, le jeune Andry Rajoelina, nouvellement élu maire de la capitale, et soutenue par une partie du monde des affaires et de l'armée, cette prise du pouvoir soulève questions et controverses, expression d'un malaise social et politique profond.

Alors que les mouvements de démocratisation sont en développement dans de nombreuses parties du monde, Madagascar semble, depuis, régresser et glisser progressivement vers un climat de conflits qui divise en profondeur l'ensemble de la société et met à mal les institutions. A travers plusieurs textes, cet ouvrage décrit le déroulement et les mécanismes de cette laternance extraconstitutionnelle pour lancer des pistes de débats et de recherches sur les changements politiques à Madagascar et leur environnement, ainsi que sur la nature de la démocratie.

 

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Radio Françafrique n°38: Aux origines de la Françafrique

12 Octobre 2012 , Rédigé par survie.midipyrenees@gmail.com Publié dans #Documents audios et vidéos

Dimanche 14 octobre 2012 à 17h rediffusion samedi 20 oct à 9h sur Radio Campus Toulouse 94 mhz  

 

Radio françafrique n° 38
Aux origines de la Françafrique
Jacques Foccart, figure centrale de la Françafrique entre 1960 et et 1974.
Ici entre le Général De Gaulle et Houphouet-Boigny.

 

Françafrique n°38, l’émission radio de l’association SURVIE sur la Françafrique, cette relation particulière de la France avec ses anciennes colonies: la "Françafrique". Ce mois-ci la diffusion de la table-ronde à Africa'Muret en juin 2012 sur« Les origines du pillage de l’Afrique » avec Y. Modzinou (Maison de l'Afrique à Toulouse - MAT) et P. Garezio (SURVIE). Suivie en  2ème partie la lettre ouverte à Mr COHEN, maire de Toulouse, consécutive à la présence d'une délégation du PDG à l'université d'été du PS.

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Lettre ouverte à Monsieur Pierre Cohen, Maire de Toulouse.

1 Octobre 2012 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Actualités françafricaines, communiqués, archives.

Lettre ouverte à Monsieur Pierre Cohen, maire de Toulouse.

 

Le maire de Toulouse instrumentalisé

par la propagande de la dictature gabonaise

 

Monsieur le Maire,

 

            Lors de l'université d'été du Parti Socialiste à La Rochelle, une délégation du Parti Démocratique Gabonais (PDG) s'est invitée afin d'usurper un peu de la légitimité qu'une parodie d'élections ne lui avait pas apportée[1].

 Cohen-et-PDG.JPG


            De quoi parlons nous ? Le Parti Démocratique Gabonais n'a de démocratique que le nom. Au pouvoir depuis quarante-quatre ans (dont vingt-trois ans comme parti unique), sous la présidence d’Omar Bongo, puis de son fils Ali Bongo, il a réussi l'exploit de maintenir une population peu nombreuse (1,5 million d'habitants environ) dans une pauvreté généralisée alors que le pays regorge de ressources naturelles (le pétrole bien sûr, mais aussi le bois, l'uranium, le manganèse...). Le pouvoir gabonais est spécialisé dans les détournements de l'argent du pétrole et des biens publics, L'affaire des « Biens mal acquis[2] » qui vise la famille Bongo en est le meilleur exemple), ainsi que  l'étouffement de toute protestation par la violence. Encore récemment, face à l'opposition politique et au mouvement de la société civile, le pouvoir a gravement intensifié la répression : selon le mouvement citoyen « Ça suffit comme ça ! », « désormais, le Gabon compte plus de prisonniers politiques qu’il n’en a connu aux pires moments du parti unique »[3].

 

            Au delà de la violence, ce pouvoir se maintient grâce à des efforts importants de communication visant à améliorer son image. Ainsi, pendant que les femmes accouchent à même le sol dans les hôpitaux de province et même dans celui de Libreville, 7 milliards de francs CFA (10 300 000 euros) ont été dépensés par le pouvoir pour le « New York Forum Africa » organisé avec Richard Attias au Gabon ![4]

 

Dernier coup de communication en date, la présence d'une délégation du Parti démocratique Gabonais à l'université d'été du PS à La Rochelle. Outre une fausse invitation officielle, dont le PS a démenti l'origine par la voix de M. Cambadelis[5], ces représentants du PDG se sont fait filmer en présence de nombreuses personnalités socialistes, dans un but clairement propagandiste en direction de l'opinion publique gabonaise. Le journal télévisé du 1er septembre sur la chaîne publique gabonaise en a même fait son premier et principal titre d'information (cf. http://www.youtube.com/watch?v=dUTEqgAlzj0&feature=plcp)

 


 

            Monsieur le Maire, votre image et votre nom, ainsi que ceux de nombre de vos confrères du PS ont été utilisés par un régime dictatorial et prédateur. Le reportage mentionne notamment, alors que la délégation discute avec vous devant « la Maison des élus-Condorcet » : « [...] le chef de la délégation a décliné le message de la délégation gabonaise, en présence de Monsieur Pierre Cohen, Maire de Toulouse, et président de la Fédération Nationale des Elus Socialistes et Républicains. Un exposé qui a été bien accueilli par les socialistes, et a permis d'établir une convergence de vue entre les deux partis »

 

            Monsieur le Maire, nous, citoyen-e-s toulousain-e-s membres de l’association Survie Midi Pyrénées, sommes choqué-e-s de vous voir associé, même malgré vous, à cette manœuvre de communication d'un parti peu recommandable.  Afin de lever toute ambiguïté et d'apporter votre soutien à la société civile et aux démocrates gabonais,  nous vous demandons de bien vouloir faire connaître officiellement votre positionnement à l'égard de ce pouvoir dictatorial.


En effet, même si le Parti socialiste a démenti avoir officiellement invité cette délégation, leur affirmation d'une  « convergence de vues entre les deux partis » mérite des éclaircissements : un silence pourrait être interprété comme un consentement tacite, aussi souhaitons-nous que les personnalités prises à témoin par ce reportage de propagande, ne se contentent pas de relever une présence fortuite devant leur caméra, mais condamnent officiellement cette instrumentalisation de leur personne et les pratiques dictatoriales du pouvoir gabonais.


En vous remerciant par avance de votre réponse, qu'attendent également les démocrates et militants progressistes du Gabon, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Maire, l’expression de nos meilleurs sentiments.

 

Association Survie Midi Pyrénées

S/c CIDES,   1, rue Joutx-Aigues

31000 TOULOUSE                              

http://survie31.over-blog.com

Contact: survie.midipyrenees@gmail.com

[3]   Lettre ouverte du  mouvement « Ça suffit comme ça ! » au Parti socialiste français, le 27 août 2012,

[4]   Interview de Georges Mpaga, du mouvement «Ça suffit comme ça!», Billets d'Afrique n°215, juillet-août 2012

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