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  • : SURVIE est une association (loi 1901) qui poursuit 3 objectifs : La réforme de la politique française de coopération : Survie milite pour le démantèlement de la « Françafrique » et pour l'établissement de relations franco-africaines équitables, transparentes et démocratiques. La lutte contre l'impunité et la banalisation du génocide. La promotion des biens publics mondiaux : Survie milite en faveur de l'accès de tous, au Nord comme au Sud, aux biens publics.
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MARDI 1 DECEMBRE à 19H00

Prochaine réunion mensuelle du groupe local de SURVIE
au CIDES (1, rue jouxt Aigues, 31000 Toulouse)
(Ouvert à tous)

Site du CIDES: http://cidesdoc.free.fr

survie.midipyrenees@free.fr

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Jeudi 19 novembre 2009
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Vendredi 27 novembre 2009 à 19h à la librairie Terra Nova

 Rencontre débat avec Odile Biyidi - Tobner,
présidente de l’association SURVIE…

 

"la Françafrique se porte bien, merci"

Etat des lieux 2009

 

DSC_0073_074 par regis.marzin
Qu’il est loin le temps où, candidat à l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy s
e présentait comme le candidat de la rupture, y compris dans les relations avec les anciennes colonies africaines de la France. On l’entendait souhaiter une « relation nouvelle, assainie, décomplexée, équilibrée, débarrassée des scories du passé ». Et d’attaquer : « Cette relation doit être plus transparente. Il faut la débarrasser des réseaux d’un autre temps, des émissaires officieux qui n’ont d’autre mandat que celui qu’ils s’inventent». Nous étions en 2007.


Depuis, quoi de neuf ? En vrac, le fameux discours de Dakar, l’éviction rapide de J.M. Bockel, et toujours, le soutien aux pires dictatures du continent. A l’heure où une grande partie des pays africains connaissent une régression démocratique et une série d’élections plus que douteuses (Gabon, Congo, Niger, Mauritanie…), qu’en est-il de la politique africaine de la France ?

Nous parlerons du Niger, du Cameroun, du Gabon, de la Guinée, des biens mal acquis des dictateurs africains … mais aussi et surtout de ceux qui ici font la politique africaine de la France : Sarkozy, Guéant, Bourgi, et de… Toubon, chargé de préparer l’année 2010, « année de l’Afrique ».

Professeur agrégé de Lettres, auteur et épouse de l’écrivain Mongo Beti, Odile Tobner a réalisé avec lui, de 1978 à 1991, la revue bimestrielle "Peuples Noirs, Peuples Africain". Elle s’occupe, depuis 1993, de la Librairie des peuples Noirs à Yaoundé, Cameroun...

 

Mercredi 18 novembre 2009
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Samedi 28-11-2009 à 18h00 à Pamiers (Ariège)

Espace Aglaé Moyne  (rue de Loumet)

 

 

A l’occasion du 25eme anniversaire de 09 Cameroun

 

Le président, Claude BOULARD,

Les Membres de l’association,

Ont le plaisir de vous inviter à la

 

 

Conférence - débat

De Mme Odile TOBNER,

Présidente de SURVIE France

  

Animée par Mr Gérard BERAIL, de Radio Transparence


http://09cameroun.org

Mercredi 18 novembre 2009
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Du 12 au 20 Novembre 2009 - Toulouse

rencontres - musiques - débats - lectures - témoignages - projections

 

ssi

Pillés là-bas, Chassés ici

Le Nord place le Sud dans l'impasse


logo

Programme et informations 


Evénement soutenu par : les Amis de la Terre MP, ATTAC Toulouse, le CCFD Terre solidaire, le Cercle des voisins, CSF 31, le CIDES, la CIMADE, le CLIC sans papiers, le CROSI, ETM (Egalité Toulouse Mirail), RESF 31, RUSF Toulouse, SURVIE MP, Tâssakh, TV Bruits.

PROGRAMME


Jeudi 12 Novembre:19H à Samba Résille
L’Uranium du Niger, une ressource pillée, des populations chassées

 


19H30:
Concert : Mr et Mme Okko (NRS prod)
21H30:
Projection du film La bataille de l’uranium de Frédérique Denis, suivie d’une rencontre débat avec Aghali MAHIYA, ancien mineur à Arlit et Alhassan ATTEFOCK forgeron nigérien.



Vendredi 13 novembre
à la salle du Sénéchal


19H00 Accueil puis ouverture de la semaine de la solidarité internationale avec Emmanuel TERRAY …
Chassés ici, pillés là-bas, la solidarité internationale face aux politiques migratoires
20H30 Concert: APKASS



Samedi 14 novembre
à la salle du Sénéchal

10H00 Débat : La France (aussi) pille l’Afrique : diplomatie, business et dictatures (Fausto GIUDICE), suivie de la projection de  Partir ou mourir et d’un débat sur les APE (accords de partenariat économiques UE / pays ACP, Jean SINEAU).


14H00 Les nouveaux murs de la forteresse Europe en Afrique du nord, Mehdi LAHLOU, Emmanuel TERRAY, Azza HAMMAMI
17H00 Témoignages / Table ronde : Etre solidaire ici et là bas… présentée et modérée par Mehdi ALIOUA
20H45 Film musical documentaire: Afro beat, Hip Hop Africain?

Tout au long du WE : slam, témoignages, lectures, contes : Projet Antidiscriminaction, les cérémoneurs, KOTAM, ...)

Dimanche 15 novembre au cinéma UTOPIA
14h30: Projection débat  Victimes de nos richesses de Kal Touré (Mehdi LAHLOU, Patrice CUPERTY)


Mercredi 18 novembre 2009 à 20H salle Osète-Duranti
Projection débat  "La voie est libre" , de Vincent Munié. La privatisation du chemin de fer Dakar Bamako et son impact sur les migrations… (Vincent MUNIE, Henri CELIE)

Jeudi 19 novembre au Cinéma ABC à 20h30
Projection débat sur Comores Mayotte « Un aller simple à Maoré » d'Agnès Fouilleux, débat animé par David ROHI (La Cimade)

 

Mercredi 11 novembre 2009
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Samedi 7 novembre 2009 à 13H00

sur Campus FM (94FM)
émission "Françafrique" n°18
Le Niger et la Françafrique


Ce mois ci, Francafrique,
l’émission radio de l’association SURVIE sur la Françafrique, cette relation particulière de la France avec ses anciennes colonies, s'interesse à l'actualité au Niger.Peu de temps après le passage de Nicolas Sarkozy au Niger, dans la quasi indifférence internationale, la population nigérienne a subi un coup d'état constitutionnel de la part de son actuel président dont le deuxième quinquennat (et ultime selon la constitution)  arrivait à terme en décembre 2009.

Bafouant toutes les lois de la constitution du pays, passant outre le refus de la commission électorale, après avoir dissout l'assemblée Nationale et la cour constitutionnelle, malgré une très vive opposition Mamadou Tandja, briguant un troisième (et éternel) mandat organisait un référendum le 4 août et  des élections législatives le 20 octobre dernier.


Dans la première partie de l'émission Alhassan Attefock,  Touareg nigérien présent à Toulouse fin juillet, témoigne de la situation politique interne ainsi que de la vie quotidienne dans le nord du pays à proximité des gisements d'uranium. La deuxième partie de l'émission reprend les interviews de Seddik Abba, journaliste à Panafrica, et Juliette Poirson, de Survie Paris et du collectif « Areva ne fera pas la loi au Niger » de l'émission radio de Survie Pa
ris.


 

Mercredi 4 novembre 2009
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Billets d'Afrique et d'ailleurs n°185 - Novembre 2009  

Edito

Les faux médicaments de la fondation de Jacques Chirac 

 

Quand Jacques Chirac voulait devenir président de la République française il tenait, le 19 juin 1991, à Orléans, des propos violemment racistes sur l’ « overdose » d’étrangers, qui ne sont pas « les mêmes » qu’avant, « des Espagnols, des Polonais, des Portugais », mais sont « des musulmans et des noirs », plaignant le « travailleur français » d’avoir à supporter « le bruit et l’odeur » et exprimant sa phobie d’une natalité fantasmée comme pléthorique, « une vingtaine de gosses », assortie d’une évaluation aussi superlative que fausse du montant des allocations perçues, « sans naturellement travailler ».


Le MRAP porta plainte et fut débouté le 26 février 1992. Les magistrats estimèrent qu’il n’y avait pas de diffamation raciale car les propos en cause « ne constituent que des attaques vagues et générales, insuffisantes pour caractériser la diffamation ; qu’à supposer qu’elles constituent des expressions outrageantes, elles ne visent pas une personne ou un groupe de personnes suffisamment déterminé  ». Pourtant les musulmans et les noirs étaient nommément désignés. La justice sait se voiler la face quand il faut ne pas voir certaines obscénités.


Le même Jacques Chirac, ex président de la République, en quête cette fois de vedettariat international, entend maintenant se faire une image de bienfaiteur des pauvres noirs en donnant son nom à une « fondation pour le développement durable et le dialogue des cultures  ». On peut penser que c’est une gageure que de faire croire à la virginité d’une vieille pute, mais cela marche dans le monde tel qu’il est, où l’impudence est non seulement admise mais vénérée. Après avoir inauguré le « dialogue des cultures » par des propos outrageants que les juges estimèrent simplement « décousus », Chirac continue à faire dans le n’importe quoi. Entouré de sept chefs d’Etats africains complaisants (Bénin, Togo, Sénégal, Burkina Faso, Congo Brazzaville, Niger République Centrafricaine) il a lancé lundi 12 octobre « l’appel de Cotonou » destiné à « promouvoir la lutte contre le trafic de faux médicaments dont les victimes se comptent par dizaines de milliers ». Se porter au secours de l’industrie pharmaceutique, on n’en attendait pas moins de lui dans le faux-problème, alors que, en réalité, c’est l’absence totale de tout médicament qui hâte la mort de centaines de milliers d’Africains. Mais évoquer ce vrai problème amènerait à pointer la responsabilité des faux présidents et de tous les faux apôtres engendrés par le marché de la bienfaisance médiatisée.


Le président Chirac n’a en effet jamais eu le moindre état d’âme à cautionner, pendant ses mandats et sa carrière politique, toutes les fausses élections qui se sont déroulées en Afrique francophone. Il cajolait même les faux présidents, les assurant de son affection. Eyadema pouvait faire assassiner ses opposants, Biya faire tirer sur les manifestants, Bongo mettre son pays en coupe réglée, ce ne sont pas ces vétilles qui pouvaient altérer l’indéfectible soutien que Chirac leur apportait, dans une Afrique qui « n’était pas mûre pour la démocratie  » et devait donc se contenter de ces ersatz de dirigeants. Le résultat bien sûr ne l’inquiétait pas non plus : corruption des oligarchies arrogantes assurées de conserver le pouvoir quoi qu’elles fassent et ne fassent pas, stagnation et régression du niveau de vie de populations privées d’éducation et de soins, surmortalité infantile, absence d’emplois faute du moindre développement. Il y avait des généraux, équipés de vrais armements français vendus au prix fort, conseillés et entraînés par de vrais militaires français, pour maintenir l’ordre. N’était-ce pas l’essentiel en ces contrées exotiques ?


Aujourd’hui les actions médiatiques de la fondation Chirac, la mascarade du forum pour le développement durable sont les plus scandaleux des faux médicaments qui sont fourgués aux Africains pour perpétuer leurs maux sous couvert de les guérir.

Odile Tobner

 

Bulletin mensuel d’information alternative sur les avatars de la politique de la France en Afrique depuis 1994, Billets d’Afrique et d’ailleurs constitue l’un des piliers de notre volonté de mieux informer.

Billets est disponible sur abonnement à Survie (voir formulaire dans cette rubrique) au prix de 25 € par an (30 € pour l’étranger) pour 11 numéros de 12 pages.

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Mardi 3 novembre 2009
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3 novembre 2009
Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires

Le nouveau classement des paradis fiscaux par le réseau Tax Justice Network

Les limites de l’action du G20 contre l’opacité financière

Non, les paradis fiscaux ne sont pas morts. Peut-être Nicolas Sarkozy a-t-il voulu y croire en voyant fondre rapidement les listes noire et grise de « territoires non-coopératifs » établies par l’OCDE. Sauf que les critères servant à l’OCDE pour dresser ses listes ne suffisent pas, loin s’en faut, à définir ce qu’est un paradis fiscal. Autrement dit, ce n’est pas parce que la liste grise se vide qu’il n’y a plus de paradis fiscaux ! Une majorité des Français n’est d’ailleurs pas dupe, seuls 37% d’entre eux jugeant la liste officielle « fiable et complète ». [1]

 


Preuve en est le classement de 60 pays et territoires publié ce jour par le Tax Justice Network (TJN), réseau international d’experts et d’associations auquel participe activement en France la Plate-forme paradis fiscaux et judiciaires. Fruit d’un colossal travail mené sur plusieurs années, ce classement est établi à partir d’un indice combinant le degré d’opacité, évalué à partir de 12 critères, au poids des différentes places financières dans l’économie mondiale. Il montre que des territoires comme l’Etat du Delaware aux Etats-Unis, le Luxembourg, la Suisse, les Îles Caïmans ou Jersey, aujourd’hui sur la liste blanche de l’OCDE, constituent pourtant des places financières centrales pour les acteurs à la recherche d’opacité.


L’indice de TJN évalue plusieurs aspects cruciaux que l’OCDE ne prend pas en compte, notamment :

-  Le rôle des trusts, ces mécanismes prête-noms, grande spécialité anglo-saxonne, qui permettent de masquer donneurs d’ordre et détenteurs de fonds, faute d’un registre ouvert aux autorités de contrôle comme il en existe en France pour les fiducies.


-  L’exigence d’une coopération fiscale automatique et multilatérale. Le critère de l’OCDE - signer 12 conventions d’échange de renseignements fiscaux à la demande - est une exigence beaucoup trop laxiste, comme en atteste la sortie de Monaco de la liste grise après que ce territoire ait signé des conventions avec une dizaine d’autres paradis fiscaux. TJN estime que dans l’attente d’un accord multilatéral, au moins 60 conventions doivent être signées pour que la coopération bénéficie aussi aux pays en développement, principales victimes de l’évasion fiscale. Il évalue aussi le type d’échange de renseignements selon qu’il se fait « à la demande » du fisc étranger, avec de nombreuses justifications, ou de manière automatique.

-  L’importance de la coopération judiciaire et de la mise en place effective des lois anti-blanchiment, seules à même de permettre une traque efficace de l’argent du crime et de la corruption.

Pour la plate-forme paradis fiscaux et judiciaires, c’est sans doute dans le « top ten » des territoires opaques identifiés par Tax Justice Network que se concentre, à l’échelle mondiale, l’argent sale et celui de l’évasion fiscale. C’est là qu’il faut chercher, en particulier, les centaines de milliards qui manquent chaque année dans les budgets des pays en développement, comme dans ceux des pays développés. Faute d’obtenir une réelle transparence de la part de ces territoires, mais aussi de la part des acteurs qui y opèrent, le combat engagé contre les paradis fiscaux restera vain. Ainsi, l’exigence de transparence envers les banques françaises ne saurait être limitée à leur activité dans les territoires de la seule liste grise de l’OCDE. C’est dans l’ensemble des territoires opaques que banques et multinationales doivent faire la preuve qu’elles n’ont rien à cacher.


Contacts : Jean Merckaert – CCFD-Terre solidaire : j.merckaert(a)ccfd.asso.fr, 01 44 82 81 23 / 06 81 84 30 64 Magali Rubino - Oxfam France - Agir ici : mrubino(a)oxfamfrance.org, 01 56 98 24 45 / 06 30 46 66 04


Note aux rédactions :
-  Le site en anglais sur l’indice d’opacité financière : http://www.financialsecrecyindex.com
-  La base de données sur chaque « territoire opaque » : http://www.secrecyjurisdictions.com
-  Les recommandations de la plate-forme PFJ

[1] Sondage BVA-CCFD mené les 2 et 3 octobre 2009.

Mardi 3 novembre 2009
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Communiqué Survie:

 

Législatives au Niger : La France ne doit pas entériner la dictature


L’organisation ce 20 octobre d’élections législatives, boycottées par l’ensemble des forces démocratiques, constitue une nouvelle étape dans la dérive dictatoriale de Mamadou Tandja, à la tête du premier pays fournisseur d’uranium à la France. Nos associations demandent donc l’annulation de ces élections et des sanctions de la France et de l’Union européenne visant au rétablissement de l’ordre constitutionnel.


Ce qui est considéré comme un coup d’Etat constitutionnel est le résultat d’un processus de destruction des institutions démocratiques par Mamadou Tandja initié dès la fin de l’année 2008, afin de rester président, en opposition avec la constitution nigérienne. Refusant de se soumettre aux avis de l’Assemblée nationale et de la Cour constitutionnelle, il a dissous ces institutions et pris les pleins pouvoirs. Il a alors eu les mains libres pour organiser un référendum-plébiscite, le 4 août, dont les résultats truqués ont été sans surprise : la poursuite de son mandat.


Avec une nouvelle constitution taillée sur mesure et promulguée le 18 août 2009, Mamadou Tandja reste président jusqu’en 2012 et peut se représenter à volonté. Il devient « le détenteur exclusif du pouvoir exécutif » alors que les prérogatives des députés sont considérablement réduites. Par ailleurs, le Conseil Supérieur de la Communication et la Cour constitutionnelle sont désormais sous sa coupe puisqu’il y nomme plus de la moitié des membres.


Parallèlement, les dérives autoritaires sont flagrantes : rejet dans l’illégalité des grèves et manifestations, entrave à la liberté de réunion des militants, mise en accusation de 128 députés, plainte contre 8 directeurs de publication, emprisonnement de 50 opposants membres de la CFDR (Coordination des Forces pour la Démocratie et la République, regroupant les 7 centrales syndicales, la majorité des partis politiques, y compris un pan du parti présidentiel et la société civile).


Ces élections législatives, boycottées par les forces démocratiques, permettront de sceller le coup d’Etat constitutionnel d’un président de plus en plus isolé aux niveaux national et international. Au Niger, adossé aux revenus des industries extractives, il ne tient plus que grâce à une frange minime de l’armée. Depuis 2007, il a distribué 158 permis miniers ou pétroliers par le biais d’un groupe opaque d’affairistes composé notamment de deux de ses fils. Sur la scène internationale, le Niger a subi un fort discrédit : l’Union Européenne a gelé son aide début juillet et nombre de coopérations bilatérales ont suspendue la leur (notamment le Luxembourg et le Danemark).


Mais Mamadou Tandja est soutenu par la Libye et par la diplomatie française qui freine toute prise de décision ferme de l’Union Européenne. Une attitude en relation évidente avec la position dominante d’Areva au Niger.

Le 10 août, le Quai d’Orsay a simplement « pris note » des résultats du référendum et a appelé à des législatives avec une large participation des forces politiques, ce qui est une façon de légitimer le régime et de soutenir à mots couverts le président.


Face à cette situation, l’association Survie se fait le relais des revendications des mouvements de la société civile nigérienne, rassemblés au sein de la CFDR pour exiger :

-  l’annulation des élections législatives illégales et illégitimes,
-  le retour à l’ordre constitutionnel par le rétablissement des institutions dans leur fonction (Assemblée nationale, Cour constitutionnelle), l’annulation du référendum du 4 août dernier et le retour à la constitution de 1999,
-  l’arrêt des poursuites et intimidations à l’encontre des membres de l’opposition démocratique et de la société civile.


Nous demandons à l’Etat français et à l’Union européenne d’agir dans ce sens en faisant pression sur le régime nigérien par :

-  une condamnation ferme de la dérive dictatoriale depuis 2008,
-  la non-reconnaissance du référendum du 4 août 2009 et des élections législatives du 20 octobre 2009,
-  la suspension de leurs coopérations avec le régime tant que le retour à l’ordre constitutionnel n’est pas effectif,
-  l’application par l’Union Européenne des articles 96 et 97 des Accords révisés de Cotonou : puisque « le respect des droits de l’Homme, des principes démocratiques et de l’État de droit » sont violés, une procédure de consultation devrait être menée et des mesures prises, et la suspension des accords avec le Niger en cas d’absence de solution acceptable.


La France et l’Union Européenne ne doivent pas se rendre complices, pour les seules raisons del’approvisionnement français en uranium, de l’enterrement de l’expérience démocratique que le Niger a représenté pour l’ensemble du continent africain, prouvant qu’une autre voie que celle de la dictature est possible.

Lundi 19 octobre 2009
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Communiqué du Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR) et de Survie

Asile politique refusé à Agathe Habyarimana

La justice française doit toutefois la juger pour son implication dans le génocide

 


Alors que le Conseil d’Etat vient de confirmer le refus d’accorder l’asile politique à Agathe Habyarimana, ce qui fait d’elle une personne expulsable, nos associations demandent que celle-ci ne soit pas expulsée et soit jugée par la justice française pour son implication dans le génocide des Tutsi du Rwanda qui a fait près d’1 million de morts en 1994. Voir le communiqué du Conseil d’Etat


Comme on pouvait s’y attendre, après avoir mis sa décision en délibéré, le Conseil d’Etat vient, ce 16 octobre, de se ranger à l’avis du rapporteur public, qui recommandait de ne pas accorder l’asile politique à madame Agathe Kanziga, veuve du président extrémiste hutu Juvénal Habyarimana.


Cette décision semblait s’imposer au vu du réquisitoire de la Commission de Recours des Réfugiés qui justifiait son refus (en février dernier) en affirmant que madame Habyarimana aurait participé « en tant qu’instigatrice ou complice » au « crime de génocide » commis au Rwanda en 1994. Cette même Commission des recours avait été saisie par l’ancienne première dame suite au refus, le 4 janvier 2007, par l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) d’accorder l’asile politique à celle qui joua, selon de nombreux observateurs, un rôle central dans la mise en place de la machine génocidaire au Rwanda. L’OFPRA estimait ainsi « qu’elle [Agathe Habyarimana] s’est trouvée au cœur du régime génocidaire » et « qu’elle ne peut valablement nier son adhésion aux thèses hutues les plus extrémistes, ses liens directs avec les responsables du génocide et son emprise réelle sur la vie politique du Rwanda ».


Une telle décision du Conseil d’Etat devrait normalement s’accompagner d’une expulsion du territoire français, mesure qui devrait dépendre du ministère de l’Intérieur. Extrader madame Kanziga vers le Rwanda ne semble toutefois pas possible dans la mesure où jusqu’à présent la justice française, à la suite du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR, chargé de juger les hauts responsables du génocide), a toujours refusé cette solution.


Selon nos associations, l’expulsion de madame Kanziga vers un pays d’accueil pourrait être envisagée, mais cette solution ne peut nous satisfaire car il est fort probable qu’une telle décision lui permettrait d’échapper à la justice, ce qui n’est pas concevable.


Reste une dernière solution : tolérer madame Kanziga sur le territoire français tout en exigeant qu’elle rende des comptes à la justice de notre pays : une information judiciaire a en effet été ouverte contre elle suite à la plainte déposée le 13 février 2007 par le Collectif de parties civiles pour le Rwanda (CPCR) pour « complicité de génocide » et « complicité de crime contre l’humanité ». C’est la solution que nous préconisons et nous demandons instamment aux autorités judicaires françaises de ne plus tarder à juger madame Kanziga, ainsi que tous les Rwandais qui sont soupçonnés d’avoir participé au génocide des Tutsi et qui vivent en toute impunité sur le territoire français. Tous ceux qui attendent que justice soit rendue ne comprendraient pas que la justice française, par son inertie, protège des présumés génocidaires, fasse de la France un refuge pour ces derniers et se rende ainsi complice des génocidaires. Le président du TPIR, le juge Dennis Byron, a lui-même exhorté le 8 octobre dernier les juridictions nationales à jouer pleinement leur rôle afin d’éviter l’impunité des « génocidaires » après la fermeture de la juridiction.


Un préalable cependant s’impose pour une réelle efficacité de la justice : que les juges d’instruction chargés de ces dossiers soient dessaisis dans les plus brefs délais de toutes les autres affaires qui leur ont été confiées et qui les surchargent. Cette exigence est aussi celle des juges eux-mêmes.


Contacts :

CPCR : Alain GAUTHIER, président 06 76 56 97 61 collectifrwanda(a)aol.com

Survie : Olivier THIMONIER, secrétaire général 01 44 61 03 25 olivier.thimonier(a)survie.org

Lundi 19 octobre 2009
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Jeudi 22 octobre 2009 à 19h00
Amphi Montané-de-la-Roque(Université Toulouse Capitole, bâtiment de l’Arsenal)

Le GERCA, dans le cadre de son cycle de conférences, a le plaisir de proposer une:


Conférence-débat

TRANSITION DEMOCRATIQUE EN GUINEE: AUTOPSIE D'UNE SOCIETE PARALYSEE

présentée par

Kalifa DIABY
Président de l’Association pour la Promotion Economique, Culturelle et Educative de la Guinée

Le GERCA

Samedi 10 octobre 2009
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