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Survie Midi Pyrénées

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Billets d'Afrique et d'ailleurs - janvier 2009

9 Janvier 2009 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Billets d'Afrique et d'ailleurs

Nuages sur l'An Neuf
 

On change d’année dans un climat qui a rarement été aussi délétère. La crise financière, largement prévisible mais que personne n’avait prévue parmi ceux qui nous chantaient les louanges du libéralisme comme horizon indépassable du monde où nous vivons, la recrudescence des conflits sans issue, comme des plaies qui ne pourront jamais se fermer parce que trop d’intérêts et de rancoeurs les maintiennent ouvertes irrémédiablement, assombrissent nos pensées.


Il est très amer de constater que les grandes puissances, frappées dans leurs banques et leurs entreprises financières par le désastre engendré par les spéculations sans frein, voire les escroqueries de leurs héros traders, ne se sont pas vu imposer par le FMI et la Banque Mondiale des Plans d’Ajustements Structurels. Ces fameux plans avaient été sévèrement imposés aux pays sous-développés surendettés, avec les mesures drastiques qui ont étranglé leurs économies et jeté sur la route de l’exil des masses de miséreux, tout cela au nom de la saine gestion. La vertu prêchée par ces saintes institutions est à usage exclusivement des petits et des pauvres, comme on le sait depuis qu’il y a des religions. Celle de la finance ne fait pas exception à la règle.


L’ensemble de la dette des pays sous-développés est de 2800 milliards de dollars. Quand on éponge quelques centaines de millions par ci par là, cela fait l’objet de commentaires extasiés sur la « générosité » des créanciers mais les pays qui en bénéficient doivent en retour offrir à la privatisation les secteurs rentables de leurs services publics. En revanche les USA vont débourser sans barguigner 700 milliards de dollars et les autres pays développés ne seront pas en reste pour parer aux destructions de capitaux qui ruinent en cascade leurs économies. Mais, en contre-partie, il n’y a pas d’assainissement sévère de prévu, comme de supprimer les paradis fiscaux. Plutôt que de reconnaître et de purger les vices du système, on va tout faire pour le sauver avec ses tares, parce que ce système financier mondial n’est pas destiné à favoriser la prospérité de tous les Etats mais à garantir les privilèges exorbitants de quelques uns.


Les guerres, dont la spéculation financière se nourrit et qu’elle alimente ont donc de beaux jours devant elles. L’année 2008 a vu flamber des conflits latents et tout d’abord le plus sanglant d’entre eux, celui qui ne cesse de ravager l’Est du Congo. On a pu parler de guerre du Coltan pour ce conflit interminable dont l’aliment et l’enjeu sont l’exploitation de minerais hautement stratégiques car indispensables à l’industrie des outils de communication. En dix ans, quatre rapports de l’ONU ont dénoncé les acteurs de cette exploitation, sans aucun résultat. La population, soumise à la terreur, se jette sur les routes pour échapper aux travaux forcés, aux viols et aux massacres. Depuis trois mois quelque 250 000 personnes sont venues augmenter le nombre des personnes déplacées à l’intérieur de la RDC, promises à un sort misérable. L’impuissance des 17000 soldats de l’ONU (MONUC) présents en RDC à protéger les populations est un scandale supplémentaire.

Cette inefficacité est due à l’absence de volonté et de cohésion dans la direction des opérations. Elle révèle l’hypocrisie des puissances qui dominent l’ONU. Les décisions vertueuses prises en haut lieu restent lettre morte sur le terrain, où l’on ferme les yeux sur la réalité des trafics et des exactions. Les enfants du Congo continueront cette année à creuser des galeries sommaires, qui s’écrouleront parfois en les ensevelissant, ils remueront des tonnes de terre pour extraire quelques grammes du précieux métal et pour quelques sous. Au dessus d’eux toute une chaîne de spéculation fera se multiplier la richesse de ceux qui tiennent les armes et des multinationales qui négocient, transforment et utilisent cette matière première. La seule véritable urgence c’est de secourir les actions qui baissent.

Odile Tobner

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GABON Coup de filet contre les militants anti-corruption.

7 Janvier 2009 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Actualités françafricaines, communiqués, archives.

6 janvier 2009: Communiqué de Survie


GABON Coup de filet contre les militants anti-corruption. 


Omar Bongo le 13 mars 2008 à Dakar (Finbarr O'Reilly/Reuters)


L’association Survie, extrêmement préoccupée par la nouvelle de l’arrestation de plusieurs représentants d’organisations de la société civile gabonaise dénonçant la corruption du régime d’Omar Bongo, tient à condamner cette tentative d’intimidation à leur égard et appelle les autorités gabonaises à procéder à leur libération immédiate.


D’après les informations relayées en fin de semaine dernière par des organisations françaises et africaines, les forces de sécurité gabonaises ont arrêté le mercredi 31 décembre 2008 Grégory Gbwa Mintsa, plaignant gabonais dans l’affaire des biens mal acquis en France par des chefs d’Etat africains (dont Omar Bongo), Marc Ona Essangui, Président de l’ONG Brainforest et coordonnateur de la coalition Publiez ce que vous Payez Gabon (relais local de la campagne mondiale éponyme pour la transparence des industries extractives) ainsi que Georges Mpaga, président du Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG). Les bureaux de Publiez ce que vous Payez Gabon et de l’ONG Brainforest ont été saccagés et les ordinateurs de ces organisations saisis.


La veille, le mardi 30 décembre, Gaston Asseko, journaliste et directeur technique à Radio Sainte-Marie et Léon Dieudonné Koungou, du journal Tendance Gabon, avaient déjà été arrêtés suite à leur convocation au bureau des services de renseignements de l’armée gabonaise.


Bruno Ben Moubamba, porte parole des Acteurs Libres de la Société Civile Gabonaise, qui a publié le 8 décembre 2008 une lettre ouverte demandant des comptes au Président Bongo sur sa gestion financière du pays, serait quant à lui activement recherché par les autorités gabonaises.


Les interpellés sont à ce jour toujours détenus dans les locaux de la police judiciaire gabonaise, sans qu’aucun motif n’ait été donné. L’état de santé de Grégory Gbwa Mintsa serait jugé préoccupant.


Survie condamne fermement cette opération coup de poing qui s’apparente à une tentative d’intimidation et à une prise d’otage dirigée contre des responsables de la société civile gabonaise qui ont eu le courage de lancer des initiatives citoyennes contre la corruption de leurs autorités, bravant ainsi un régime particulièrement répressif à l’encontre de ses adversaires.


L’organisation de ce coup de filet coordonné et le choix des cibles atteste de la fébrilité des autorités gabonaises, confrontées à une société civile de plus en plus lassée d’un régime figurant parmi les plus corrompus au monde et les moins à même d’assurer la prospérité de sa population, malgré des revenus pétroliers très confortables.


Cette répression est à mettre en parallèle avec le harcèlement subi en 2007 par Brice Mackosso et Christian Mounzéo, responsables congolais de la campagne Publiez ce que vous Payez, victimes d’un harcèlement judiciaire instrumentalisé par le pouvoir de Denis Sassou Nguesso, qui se voyait lui aussi reprocher la gestion des revenus pétroliers de son pays.


Survie appelle à la libération immédiate des détenus et demande aux autorités françaises, d’habitude si promptes à réagir pour démêler les entourloupes diplomatiques franco-gabonaises (cf la visite de Claude Guéant et Alain Joyandet à Libreville en avril 2008 suite à l’enquête de la justice française sur les biens mal acquis du dictateur gabonais en France et à l’éviction de Jean-marie Bockel), de condamner fermement cette violation manifeste des droits de l’Homme dans ce pays présenté comme « ami » de la France.


Le mutisme des autorités françaises dans cette affaire serait une preuve supplémentaire du renoncement de notre pays à la défense des droits de l’Homme lorsque des intérêts stratégiques sont en jeu, renoncement clairement annoncé par Bernard Kouchner dans son allocution du 10 décembre 2008. L’absence de réaction du secrétariat d’Etat de Rama Yade constituerait quant à elle une nouvelle preuve à charge de l’inutilité d’une institution, qui n’a jamais émis le moindre positionnement sur les violations des droits de l’Homme commises dans les pays dominés par des dictateurs africains amis de la France.


Contact presse : Olivier THIMONIER olivier.thimonier(at)survie.org Tél. : 01 44 61 03 25


Voir l'article de RUE 89 :

Meilleurs voeux de Bongo au Gabon: cinq opposants en prison

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Collectif pour la défense des terres malgaches - Affaire Daewoo

26 Décembre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Actualités françafricaines, communiqués, archives.

le 23  décembre 2008 - communiqué du


Collectif pour la défense des terres malgaches

Affaire Daewoo

 

Nous avons appris le 19 novembre dernier, par la presse internationale, les déclarations du directeur financier de Daewoo Logistics, Shin Dong-hyun, annonçant la signature d’un bail emphytéotique de location pour 99 ans, entre cette société et les autorités malgaches, de 1,300 millions d’hectares de terrains arables. Les détails du contrat sont préoccupants et sans précédent :

- La surface louée représente l’équivalent de la moitié de la Belgique , et correspond à la moitié des surfaces cultivables à Madagascar.

- Les termes du contrat  ne prévoient pas de versement d’argent à l’Etat malgache, les investissements dans les infrastructures nécessaires à la réalisation du projet tiendraient lieu de ‘prix de location’.

 

Les principaux ministres malgaches concernés ainsi que les représentants de Daewoo à Madagascar ont démenti en insistant sur le fait que le projet en est seulement au stade de prospection de terrains et de négociations. Mais différents témoignages venant du terrain montrent que les protagonistes de cette affaire sont déjà passés à l’acte dans différentes régions : Madagascar Futur Entreprise Group, représentant de Daewoo sur place, a déposé des demandes d’acquisition de terrains et a parfois déjà obtenu l’autorisation pour 94 182 hectares dans le district de Brickaville, 33 767 hectares dans le district de Toamasina II,  40 000 hectares dans le district de Vatomandry, plus de 50 000 ha dans le district de Maintirano. De vastes terrains dans la région SAVA seraient déjà également en cours de transfert de propriété.

Ces informations parues dans la presse sont confirmées par les populations locales qui ont vu ou entendu parler d’Asiatiques effectuant des mesures de terrains avec les autorités régionales en vue de l’acquisition de terrains. Ainsi 

-       des responsables locaux sont complices,

-       certains ont peur d’en parler par peur de représailles,

-       d’autres n’avaient pas compris les tenants et les aboutissants de ces « opérations » sur le terrain, pensant qu’il s’agissait d’une opération qui apporterait des bienfaits à la localité ou à la région,

-       Les transactions se déroulent en l’absence de transparence de la part des autorités.

 

Cette « location » de terres est particulièrement inacceptable car

-       la location pour 99 ans - renouvelable - porte sur des superficies immenses réparties dans plusieurs régions et porte atteinte à l’existence future d’une patrie pour l’ensemble des Malgaches qui considèrent les terres de leurs ancêtres comme un bien « sacré » ;

-       cette location pour 99 ans spoliera de nombreuses familles, et à terme la majorité des paysans, des terres où elles vivent et travaillent pour vivre et survivre ;

-       elle a été faite dans le dos des populations malgaches, « dans le secret » sans respect des procédures habituelles, alors qu’elle engage des parties importantes du territoire et donc la souveraineté nationale ;

-       la contrepartie ‘gratuite’ entretient de gros soupçons sur la vente du patrimoine national pour l’enrichissement d’un petit nombre d’individus au détriment des générations futures ;

-       Le traitement des dossiers des terrains convoités par Daewoo bénéficie de faveur particulière dans sa rapidité alors que les paysans et tous les citoyens malgaches rencontrent des difficultés insurmontables dans la lenteur des procédures pour acquérir des titres de propriété ;

-       Les plantations programmées et effectuées par Daewoo inquiètent gravement car les récoltes sont destinées à être exportées immédiatement pour l’alimentation des Coréens, et non pour celle des Malgaches. Par ailleurs, les informations diffusées par la presse internationale parlant de culture de maïs dans la partie ouest de l’île – le maïs est réputé pour dessécher les terres de culture -, les semences de maïs seraient importées de Costa Rica et des Etats-Unis – ne s’agira-t-il pas de maïs transgénique ? La partie Est de l’île serait destinée à la plantation de palmiers à huile dont les semences viendraient d’Indonésie : certains palmiers à huile cultivés dans ce pays sont pourtant célèbres pour tuer toute la végétation environnante et détruire la biodiversité (« l’huile tueuse »).

 

Tenant compte de tous ces éléments,  

Nous, membres du Collectif pour la Défense des Terres Malgaches, avons décidé de nous regrouper et d’agir pour


-       Exiger des responsables qui participent à tous les niveaux à cette location d’arrêter immédiatement toutes les actions et toutes les procédures engagées afin de réviser les termes du contrat,

-       Demander aux autorités malgaches de faire preuve de transparence et de donner à la population malgache et aux populations du monde toutes les informations sur cette affaire,

-       Exiger des autorités et responsables qu’ils respectent les lois et procédures en vigueur, notamment les formalités de publicité visant l’information des voisins et opposants éventuels,

-       Se rapprocher des citoyens et paysans malgaches pour leur manifester notre soutien et les encourager dans les luttes qu’elles mènent pour la défense de leurs terres,

-       Lancer un appel à tous nos compatriotes au pays et à l’extérieur pour être vigilants, et dénoncer toute décision ou tentative de priver les populations malgaches progressivement des terres de leurs ancêtres au nom d’un libéralisme aveugle,

-       Alerter l’opinion internationale sur les agissements dangereux de cette sorte dans notre pays et appeler le soutien et la solidarité de tous,

-       Appeler les ressortissants des pays qui subissent déjà la même situation, à travailler ensemble pour que cette nouvelle forme de néocolonialisme qui se développe dans plusieurs pays, cesse immédiatement grâce à la coordination de nos actions.

 

L’opinion publique malgache, informée par la presse internationale, est particulièrement en alerte car plusieurs grands projets déjà en cours à Madagascar démontrent la réalité de contrats dont les termes conjuguent une exploitation drastique des richesses du pays par les investisseurs étrangers avec des bénéfices insignifiants pour la nation et les populations malgaches.

 

 

LE COLLECTIF POUR LA DÉFENSE DES TERRES MALGACHES

 

Est un collectif d’individus d’origine malgache, déterminés à unir leurs forces et à travailler ensemble pour s’opposer à la spoliation des paysans et des citoyens malgaches de leurs terres.

 

Son objectif est de rassembler les Malgaches sans discrimination aucune, prêts à s’investir pour la réalisation de cet objectif.

 

Ses actions dans le court terme consisteront notamment à :

-       Défendre les terres malgaches en collaboration avec les populations et organisations au pays,

-       Diffuser des informations sur la situation à Madagascar auprès des populations et organisations  dans le monde pour qu’elles soutiennent les paysans malgaches dans leur lutte pour la défense de leurs biens et de leurs terroirs,

-       Diffuser des informations auprès des Malgaches de toutes les régions sur ce qui se passe dans le monde et sur les objectifs, méthodes et risques liés à des opérations telles que celle-ci, pour qu’ils soient vigilants et sachent se défendre,

-       Echanger et collaborer avec les populations des autres pays victimes des prédateurs similaires pour défendre leurs paysans et leurs terres.

 

 

Paris, le 23  décembre 2008

 

Si vous souhaitez nous rejoindre, nous soutenir, envoyer des messages et propositions, contactez-nous à l’ adresse e-mail : patrimoinemalgache@yahoo.fr

 

Vous pouvez aussi signer la pétition:

Pétition « Affaire DAEWOO » Défense des Terres Malgaches

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Rediffusion des émissions radio "francafrique"

21 Décembre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Documents audios et vidéos

Du 22 Décembre au 5 Janvier

Tous les jours à 11h sur Campus FM (94FM)
Rediffusion des émissions "francafrique"

Rapport Mucyo - "Nicolas Sarkozy et la Françafrique décomplexée " - L'affaire Borrel - Entretien avec Odile Tobner (Biyidi) -  "Que fait la france au Tchad"- "l'or africain" - Brice Mackosso - Tiken Jah Fakoly -  Thomas Sankara - Discours de Dakar - Privatisation du Dakar Bamako - etc...

Venez (re)
découvrir les émissions de Survie Toulouse depuis 2 ans sur les ondes de radio Campus Toulouse...

Pour écouter les émissions en ligne:
 http://www.afriradio.net/auteur51.html 

 


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Clip: Artistes Unis pour Norbert Zongo

17 Décembre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Documents audios et vidéos

"Norbert Zongo: dossier classé ?"



Tiken Jah Fakoly, Ismaël Isaac, Didier Awadi, Smockey, Sams'K le Jah, faso Kombat, Sana Bob, Obscur Jaffar, Slam et Miss Safia rendent un vibrant hommage à Norbert Zongo, journaliste assassiné il y a dix ans au Burkina Faso.

info: www.norbertzongo10ans.net


Signez la pétition internationale !


Pour signer la pétition demandant la réouverture du dossier Norbert Zongo :

Cliquez ici et laissez vos nom et prénom(s), vos nationalité et lieux de résidence, votre profession et, éventuellement, un commentaire.


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Madagascar- L’affaire Daewoo confirmée ...

17 Décembre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Actualités françafricaines, communiqués, archives.

 www.laverite.mg du 16-12-2008

Madagascar, l'affaire Daewoo confirmée


La société Daewoo Logistics Corporation (Dwl) n’est plus en phase de prospection de terrains. Plusieurs demandes ont  été déposées au service régional des domaines de Toamasina pour des terrains de plus de 170 000 ha au mois d’octobre dernier. Les procédures semblent avoir été  ignorées au grand dam de la population locale. La grogne gagne du… terrain dans le district de Brickaville, Toamasina II et Vatomandry. On craint un soulèvement populaire pour contester la spoliation des terres par des étrangers.

Contrairement aux explications officielles apportées par Daewoo Logistics Corporation sur la situation actuelle  de son projet d’investissement dans le secteur agricole à Madagascar, cette entreprise sud-coréenne, a bel et bien déposé des demandes d’acquisition de terrains dans la région Atsinanana. Cette entreprise sud-coréenne, par sa filiale « Madagascar Futur Entreprise Group » (Mfe) sise au 2è étage de l’immeuble Assist à Ivandry à Antananarivo, a déposé le 8 octobre 2008 deux dossiers au service régional des Domaines à Toamasina.
Il s’agit de l’affaire n° 24 293 BRICKA  pour un terrain de 94 182 hectares dans le district de Brickaville et de l’affaire n° 24 294 TAM dans le district de Toamasina II, d’une superficie de 33 767 hectares. Dans le district de Vatomandry, une demande a été également formulée par cette société pour l’acquisition d’un terrain de près de 40 000 hectares. En tout, la société

« Madagascar Futur Entreprise Group », pour ses plantations de palmier à huile, à déjà déposé des demandes en bonne et due forme au service régional des Domaines de Toamasina. A vrai dire, cette société sud coréenne n’est plus en phase de « prospection  de terrains afin d’identifier les terrains cultivables », mais, tout au contraire, elle est déjà dans une phase plus avancée. Dans la région  Melaky, plusieurs terrains ont également été demandés par la société Mfe.

Procédures exceptionnelles ?

Malgré l’immensité des terrains demandés par cette société étrangère, les dossiers sont tenus top secret. C’était après la publication de cette information dans les médias étrangers et locaux que cette affaire a été étalée au grand jour. Toutefois la célérité du traitement des dossiers des Sud-coréens a suscité beaucoup de commentaires. En fait, ces dossiers n’ont pas suivi les procédures classiques.

Les fokontany et les communes concernées n’ont pas été mis au courant de ces demandes. Or, selon le texte en vigueur (en attendant le nouveau), la carte du premier repérage effectué par les agents du service topographique devrait être affichée, pendant 15 jours au bureau du fokontany, en vue d’une éventuelle opposition. Pire, selon des représentants de la population, ils n’ont jamais assisté aux travaux des membres de commission en leur qualité d’opposants et de voisins. Personne n’est en mesure d’annoncer s’il existe des procès-verbaux de constatation de mise en valeur ou non. Interrogés, les agents du service régional des Domaines de Toamasina ont opté pour le mutisme total. Visiblement, ils craignent des sanctions sévères s’ils divulguent quelques bribes d’information aux journalistes.

Une source généralement informée nous a signalé que le Chef de région ainsi que les districts de Brickaville et de Toamasina II ont déjà émis des avis favorables à ces demandes. Des témoins ont affirmé que des paysans ont déjà mis en valeur les terrains en question. Mais, à cause de leur ignorance, leurs terrains n’ont  pas été  immatriculés auprès du service des Domaines. En fait, les dossiers des Sud coréens bénéficient d’un traitement exceptionnel.
Quoi qu’il en soit, la tension monte de plusieurs crans dans les zones touchées par les demandes de terrains. Les paysans sont prêts à défendre leurs biens et à s’opposer à toutes formes de spoliation de leurs terrains. Un soulèvement populaire est à craindre si les autorités restent indifférentes à leurs revendications. Parallèlement, des natifs de ces zones commencent à s’organiser pour barrer la route aux Sud coréens. Des zones d’ombre entourent ce projet d’investissement agricole d’une superficie de 1,3 million d’hectares dans l’ensemble de l’île.
Alphonse Maka

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Emission françafrique n°12: L'Angolagate

17 Décembre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Documents audios et vidéos

Samedi 20 décembre à 13H00

sur Campus FM (94FM)
émission "Françafrique" n°12:
Françafrique, Mafiafrique et l'angolagate
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De gauche à droite, Pierre Falcone, Arcadi Gaydamak - présentés comme les organisateurs du trafic d'armes présumé vers l'Angola entre 1993 et 2000 - ainsi que Charles Pasqua et Jean-Christophe Mitterrand. © AFP


Françafrique 12 l’émission radio de l’association SURVIE sur la Françafrique, cette relation particulière de la France avec ses anciennes colonies, revient sur le procès de l'angolagate ou plusieurs personnalités françaises et étrangères sont poursuivi dans le cadre d'une accusation pour trafic d'armes a destination de l'Angola en pleine guerre civile et pour un montant de 790 millions de dollars . Pour nous aider a mieux comprendre les rouages de cette sombres affaire , nous recevons ce mois ci Thierry Brugvin d'Attac France qui nous aidera a mieux comprendre ce qu'est la  « mafiafrique » , que Survie tente de combattre et qui est a l'origine de ce type d'affaire . Puis André Fines de Survie Isèrev nous éclairera sur les différents mécanismes et sur les enjeux de pouvoirs et d'argent qui plane autour de ce procès (interview emprumptée à nos amis de Survie /ATTAC Lyon) .

 

Pour écouter l'émission en ligne: http://www.afriradio.net/auteur51.html 

 


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Soirée débat: Que fait la france au Tchad?

13 Décembre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Débats, films et conférences

Mercredi 17 décembre, salle du sénéchal à 20H30


L’association Survie vous invite à une


conférence-débat Tchad, Darfour, Centrafrique Quelle politique pour la France ?


QUE SE PASSE-T-IL  AU TCHAD ? AU DARFOUR ?


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Le ministre de la défense, Hervé Morin, rend visite aux militaires français au Tchad, le 6 février 2008, à N'Djamena.


Après les  évenements de février 2008 au Tchad (entrée des rebelles à Ndjamena, coopération militaire française, arrestation de personnalités de l’opposition), quels sont les enjeux politiques, économiques et militaires dans cette région ? L’EUFOR représente-t-elle un espoir pour le Darfour ? Comment la France, qui prétendait vouloir la « rupture », qui souhaitait « en finir avec la françafrique » peut-elle soutenir toujours et encore la dictature d’Idriss Déby ?


avec Vincent Munié Journaliste, enquêteur pour plusieurs ONG notamment en Centrafrique et au Tchad. et Oumar Mahamat Dahab, président de l’association des Tchadiens de Midi Pyrénées (qui parle ici en son nom personnel)

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L'affaire Zongo, un scandale africain enlisé depuis dix ans

13 Décembre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Actualités françafricaines, communiqués, archives.


L'affaire Zongo, un scandale africain enlisé depuis dix ans




Norbert Zongo (DR)Il enquêtait sur la mort mystérieuse du chauffeur de François Compaoré, frère du président du Burkina Faso, Blaise Compaoré. Le 13 décembre 1998, le journaliste burkinabé Norbert Zongo était assassiné avec trois autres personnes. L'enquête sur la mort du fondateur de l'hebdomadaire L'Indépendant s'est terminée par un non-lieu délivré en 2006, malgré le tollé qu'elle avait provoqué en Afrique et dans le reste du monde la mobilisation incessante depuis.

Partenaire de Rue89, L'Observateur Paalga revient sur les "dix si longues années" qui ont suivi la mort de Zongo et des "trois autres occupants d'infortune de la 4X4 qui les conduisait", "carbonisés [...] dans des conditions cannibalesques":

 


"On cherche vainement un précédent dans les annales du crime dans notre pays [...] Rarement, de mémoire de journaliste, notre pays aura été plongé dans une crise que tous les superlatifs ne suffisent pas à qualifier.[...]

Capture du site de L'Observateur Paalga (DR).

Quelques jours après ce quadruple assassinat de Sapouy, on se souvient encore qu’une Commission d’enquête indépendante (CEI) avait été instituée, et qui avait conclu que cette mise à mort brutale et atroce était motivée par les activités professionnelles de Norbert Zongo, et particulièrement par l’affaire David Ouédraogo, dont notre confrère avait fait sa manette rédactionnelle."

Une commission d'enquête, "première sur le continent", non suivie d'effets


Ouédraogo, le chauffeur de François Compaoré, était mort torturé. Le frère du Président a été brièvement inculpé pour ce crime, avant que le tribunal n'abandonne les poursuites.

Capture du site norbertzongo10ans (DR).

Après la mort de Zongo, des manifestations s'organisent au Burkina et dans des pays voisins. Blaise Compaoré est contraint de créer la CEI, "une première sur le continent", à laquelle participe notamment Robert Ménard, alors secrétaire général de Reporters sans frontières. Le 7 mai 1999, la commission rend ses conclusions au Premier ministre. Le blog "Norbert Zongo 10 ans" en en rappelle les suites, plutôt décevantes:

"Mise en place suite au mécontentement populaire, elle a conclu, après avoir auditionné plus de deux cents personnes, que “concernant les mobiles de ce quadruple meurtre (...), il faut les chercher du côté des enquêtes menées depuis des années par le journaliste, et notamment sur ses récentes investigations concernant la mort de David Ouédraogo, le chauffeur de François Compaoré, conseiller à la présidence” et frère du chef de l’Etat.

Le rapport donnait également les noms de six “sérieux suspects” dans cette affaire, tous membres du Régiment de la sécurité présidentielle. Seul l’un d’entre eux, Marcel Kafando, a été inculpé en 2001 “d’incendie volontaire” et “assassinat”. Egalement condamné en 2000 pour avoir “séquestré et torturé à mort” David Ouédraogo, le sergent Kafando a pourtant passé pendant toutes ces années, des jours tranquilles à son domicile de la capitale, percevant toujours sa solde de militaire."

"Au bord de la chute" en 1998, le régime s'est "refait une santé"

Capture du site de San Finna (DR).

Dans l'article qu'il consacre à "l'enterrement du dossier Norbert Zongo", l'hebdomadaire San Finna remarque que "si le régime ébranlé, au début, a été au bord de sa chute, il a pu depuis se refaire une santé, en raison certes de ses capacités de résistance propres mais aussi à cause des égoïsmes et du manque d’anticipation des acteurs politiques et de la société civile":

"[C'est] la raison du plus fort. Il n’est que de citer les lenteurs excessives de procédure, la cascade des disparitions des suspects sérieux, les décisions de justice autoritaires de non-lieu."

La rédaction de l'hebdomadaire salue les initiatives visant à faire pression sur le pouvoir burkinabé pour qu'il rouvre l'enquête, comme la pétition internationale, mais semble plutôt pessimiste:

"C’est bien qu’il y ait des actions multiformes mais ce n’est pas assez; tant qu’il n’y aura pas de consensus, de dépassement de soi, on n’aura pas ce qu’on veut: la vérité et la justice."

"La résolution du dossier implique la chute du régime"


Sur le blog Norbert Zongo 10 ans, un internaute, Zedy, regrette qu'on n'en connaisse pas plus sur la vie du journaliste:

"Il faut des dates pour montrer combien [son] parcours était labourieux, patient, persévérant et assez instructif pour les jeunes d'aujourd'hui! Nous savons beaucoup plus de l'américain Obama que du burkinabé Norbert Zongo! Ce n'est pas normal!"

Pour un autre internaute, Tenkougri, qui commente l'article de L'Observateur Paalga, "ce dossier clair a été embrouillé a dessein car sa résolution implique la chute du régime et le départ de beaucoup de “puissants”.


La France complice de l'enlisement du dossier?


Le blog Basta, publié en France par "l'alliance zapatiste de libération sociale", relaie un appel signé par plusieurs organisations africaines et françaises. Pour elles, la France est complice de l'enlisement de l'affaire Zongo:

"Forts du soutien que vient de leur renouveler la France à l’occasion de leurs récents séjours en France, Blaise Compaoré et son Premier ministre sont repartis rassérénés et encore plus déterminés à poursuivre leur gestion liberticide du pouvoir au Burkina Faso. C’est pourquoi, nos organisations, déterminées à amplifier leurs actions de solidarité avec le peuple burkinabé, appellent leurs militants et l’opinion démocratique à manifester dans l’unité leur dénonciation du soutien multiforme qu’apportent Nicolas Sarkozy et le réseau françafricain au régime criminel de Blaise Compaoré [...]"

Ces organisations appelaient ce samedi à un rassemblement devant l'ambassade du Burkina Faso à Paris. Une vingtaine de personnes se sont déplacées.

Parmi les nombreux hommages rendus depuis dix ans à Norbert Zongo, on peut citer celui de la star ivoirienne du reggae Tiken Jah Fakoly, qui place Zongo parmi les "martyrs" du continent:


"Ils ont oublié Norbert Zongo", chante Fakoly en désignant les gouvernants africains. Au Burkina, ses confrères pensent encore à lui. Depuis janvier 1999, à Ouagadougou, une lampe à pétrole brûle sans cesse devant le centre national de presse Norbert-Zongo. "Jusqu'au jour où la lumière judiciaire sera faite" sur cette affaire, rappelle l'Observateur.


Photo : Norbert Zongo (DR)

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Nicolas Sarkozy : La Françafrique décomplexée, S. Foutoyet Edition Tribord

13 Décembre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Ouvrages, dossiers, essais et romans...

Publication. "Nicolas Sarkozy : La Françafrique décomplexée" de Samuël Foutoyet   lundi 15 décembre 2008



préfacé par Odile Tobner.

Edition Tribord, 160 pages, 4,5 €


Pendant la campagne des élections présidentielles en 2007, le candidat Nicolas Sarkozy a multiplié les annonces de rupture avec la politique africaine de ses prédécesseurs, dénonçant le soutien aux dictatures, la diplomatie secrète, le clientélisme, ou encore les détournements de l’aide au développement, bref la « Françafrique ».


Pourtant, au regard des actes posés depuis sa prise de fonction à l’Elysée, le président français n’a pas tenu ses promesses : perpétuation de relations clientélistes, discours essentialiste de Dakar sur l’ « homme africain », soutien à des dictateurs (Bongo, Khadafi…), défense de l’affairisme français (Bolloré, Bouygues…), intervention militaire au Tchad, rôle joué par certains émissaires officieux (Bourgi, Balkany…), la politique africaine de Nicolas Sarkozy s’inscrit plus dans une continuité que dans une rupture. Elle est une perpétuation de la politique néocoloniale que chaque président français a poursuivit depuis les « indépendances » africaines.


C’est ce que montre ce livre en examinant les évènements les plus marquants du début de quinquennat de Nicolas Sarkozy. Se basant sur des informations et des faits avérés, ce livre propose également un rapide retour en arrière sur les grandes lignes de la politique française en Afrique depuis 1958.


Au-delà de la simple dénonciation, il s’agit pour Survie d’informer les citoyens français et de susciter une réforme de la politique de la France en Afrique.


Sommaire :


- Introduction : Le temps des promesses
- 1/ Depuis 1958, la Françafrique
- 2/ Dans le sillage de Charles Pasqua
- 3/ Des dictateurs à l’Élysée
- 4/ L’insulte de Dakar
- 5/ France-à-fric
- 6/ L’Afrique sous contrôle
- 7/ Ouvertures ?
- Conclusion : Pour en finir avec la Françafrique


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