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Survie Midi Pyrénées

Articles récents

Emission françafrique n°12: L'Angolagate

17 Décembre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Documents audios et vidéos

Samedi 20 décembre à 13H00

sur Campus FM (94FM)
émission "Françafrique" n°12:
Françafrique, Mafiafrique et l'angolagate
-

De gauche à droite, Pierre Falcone, Arcadi Gaydamak - présentés comme les organisateurs du trafic d'armes présumé vers l'Angola entre 1993 et 2000 - ainsi que Charles Pasqua et Jean-Christophe Mitterrand. © AFP


Françafrique 12 l’émission radio de l’association SURVIE sur la Françafrique, cette relation particulière de la France avec ses anciennes colonies, revient sur le procès de l'angolagate ou plusieurs personnalités françaises et étrangères sont poursuivi dans le cadre d'une accusation pour trafic d'armes a destination de l'Angola en pleine guerre civile et pour un montant de 790 millions de dollars . Pour nous aider a mieux comprendre les rouages de cette sombres affaire , nous recevons ce mois ci Thierry Brugvin d'Attac France qui nous aidera a mieux comprendre ce qu'est la  « mafiafrique » , que Survie tente de combattre et qui est a l'origine de ce type d'affaire . Puis André Fines de Survie Isèrev nous éclairera sur les différents mécanismes et sur les enjeux de pouvoirs et d'argent qui plane autour de ce procès (interview emprumptée à nos amis de Survie /ATTAC Lyon) .

 

Pour écouter l'émission en ligne: http://www.afriradio.net/auteur51.html 

 


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Soirée débat: Que fait la france au Tchad?

13 Décembre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Débats, films et conférences

Mercredi 17 décembre, salle du sénéchal à 20H30


L’association Survie vous invite à une


conférence-débat Tchad, Darfour, Centrafrique Quelle politique pour la France ?


QUE SE PASSE-T-IL  AU TCHAD ? AU DARFOUR ?


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Le ministre de la défense, Hervé Morin, rend visite aux militaires français au Tchad, le 6 février 2008, à N'Djamena.


Après les  évenements de février 2008 au Tchad (entrée des rebelles à Ndjamena, coopération militaire française, arrestation de personnalités de l’opposition), quels sont les enjeux politiques, économiques et militaires dans cette région ? L’EUFOR représente-t-elle un espoir pour le Darfour ? Comment la France, qui prétendait vouloir la « rupture », qui souhaitait « en finir avec la françafrique » peut-elle soutenir toujours et encore la dictature d’Idriss Déby ?


avec Vincent Munié Journaliste, enquêteur pour plusieurs ONG notamment en Centrafrique et au Tchad. et Oumar Mahamat Dahab, président de l’association des Tchadiens de Midi Pyrénées (qui parle ici en son nom personnel)

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L'affaire Zongo, un scandale africain enlisé depuis dix ans

13 Décembre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Actualités françafricaines, communiqués, archives.


L'affaire Zongo, un scandale africain enlisé depuis dix ans




Norbert Zongo (DR)Il enquêtait sur la mort mystérieuse du chauffeur de François Compaoré, frère du président du Burkina Faso, Blaise Compaoré. Le 13 décembre 1998, le journaliste burkinabé Norbert Zongo était assassiné avec trois autres personnes. L'enquête sur la mort du fondateur de l'hebdomadaire L'Indépendant s'est terminée par un non-lieu délivré en 2006, malgré le tollé qu'elle avait provoqué en Afrique et dans le reste du monde la mobilisation incessante depuis.

Partenaire de Rue89, L'Observateur Paalga revient sur les "dix si longues années" qui ont suivi la mort de Zongo et des "trois autres occupants d'infortune de la 4X4 qui les conduisait", "carbonisés [...] dans des conditions cannibalesques":

 


"On cherche vainement un précédent dans les annales du crime dans notre pays [...] Rarement, de mémoire de journaliste, notre pays aura été plongé dans une crise que tous les superlatifs ne suffisent pas à qualifier.[...]

Capture du site de L'Observateur Paalga (DR).

Quelques jours après ce quadruple assassinat de Sapouy, on se souvient encore qu’une Commission d’enquête indépendante (CEI) avait été instituée, et qui avait conclu que cette mise à mort brutale et atroce était motivée par les activités professionnelles de Norbert Zongo, et particulièrement par l’affaire David Ouédraogo, dont notre confrère avait fait sa manette rédactionnelle."

Une commission d'enquête, "première sur le continent", non suivie d'effets


Ouédraogo, le chauffeur de François Compaoré, était mort torturé. Le frère du Président a été brièvement inculpé pour ce crime, avant que le tribunal n'abandonne les poursuites.

Capture du site norbertzongo10ans (DR).

Après la mort de Zongo, des manifestations s'organisent au Burkina et dans des pays voisins. Blaise Compaoré est contraint de créer la CEI, "une première sur le continent", à laquelle participe notamment Robert Ménard, alors secrétaire général de Reporters sans frontières. Le 7 mai 1999, la commission rend ses conclusions au Premier ministre. Le blog "Norbert Zongo 10 ans" en en rappelle les suites, plutôt décevantes:

"Mise en place suite au mécontentement populaire, elle a conclu, après avoir auditionné plus de deux cents personnes, que “concernant les mobiles de ce quadruple meurtre (...), il faut les chercher du côté des enquêtes menées depuis des années par le journaliste, et notamment sur ses récentes investigations concernant la mort de David Ouédraogo, le chauffeur de François Compaoré, conseiller à la présidence” et frère du chef de l’Etat.

Le rapport donnait également les noms de six “sérieux suspects” dans cette affaire, tous membres du Régiment de la sécurité présidentielle. Seul l’un d’entre eux, Marcel Kafando, a été inculpé en 2001 “d’incendie volontaire” et “assassinat”. Egalement condamné en 2000 pour avoir “séquestré et torturé à mort” David Ouédraogo, le sergent Kafando a pourtant passé pendant toutes ces années, des jours tranquilles à son domicile de la capitale, percevant toujours sa solde de militaire."

"Au bord de la chute" en 1998, le régime s'est "refait une santé"

Capture du site de San Finna (DR).

Dans l'article qu'il consacre à "l'enterrement du dossier Norbert Zongo", l'hebdomadaire San Finna remarque que "si le régime ébranlé, au début, a été au bord de sa chute, il a pu depuis se refaire une santé, en raison certes de ses capacités de résistance propres mais aussi à cause des égoïsmes et du manque d’anticipation des acteurs politiques et de la société civile":

"[C'est] la raison du plus fort. Il n’est que de citer les lenteurs excessives de procédure, la cascade des disparitions des suspects sérieux, les décisions de justice autoritaires de non-lieu."

La rédaction de l'hebdomadaire salue les initiatives visant à faire pression sur le pouvoir burkinabé pour qu'il rouvre l'enquête, comme la pétition internationale, mais semble plutôt pessimiste:

"C’est bien qu’il y ait des actions multiformes mais ce n’est pas assez; tant qu’il n’y aura pas de consensus, de dépassement de soi, on n’aura pas ce qu’on veut: la vérité et la justice."

"La résolution du dossier implique la chute du régime"


Sur le blog Norbert Zongo 10 ans, un internaute, Zedy, regrette qu'on n'en connaisse pas plus sur la vie du journaliste:

"Il faut des dates pour montrer combien [son] parcours était labourieux, patient, persévérant et assez instructif pour les jeunes d'aujourd'hui! Nous savons beaucoup plus de l'américain Obama que du burkinabé Norbert Zongo! Ce n'est pas normal!"

Pour un autre internaute, Tenkougri, qui commente l'article de L'Observateur Paalga, "ce dossier clair a été embrouillé a dessein car sa résolution implique la chute du régime et le départ de beaucoup de “puissants”.


La France complice de l'enlisement du dossier?


Le blog Basta, publié en France par "l'alliance zapatiste de libération sociale", relaie un appel signé par plusieurs organisations africaines et françaises. Pour elles, la France est complice de l'enlisement de l'affaire Zongo:

"Forts du soutien que vient de leur renouveler la France à l’occasion de leurs récents séjours en France, Blaise Compaoré et son Premier ministre sont repartis rassérénés et encore plus déterminés à poursuivre leur gestion liberticide du pouvoir au Burkina Faso. C’est pourquoi, nos organisations, déterminées à amplifier leurs actions de solidarité avec le peuple burkinabé, appellent leurs militants et l’opinion démocratique à manifester dans l’unité leur dénonciation du soutien multiforme qu’apportent Nicolas Sarkozy et le réseau françafricain au régime criminel de Blaise Compaoré [...]"

Ces organisations appelaient ce samedi à un rassemblement devant l'ambassade du Burkina Faso à Paris. Une vingtaine de personnes se sont déplacées.

Parmi les nombreux hommages rendus depuis dix ans à Norbert Zongo, on peut citer celui de la star ivoirienne du reggae Tiken Jah Fakoly, qui place Zongo parmi les "martyrs" du continent:


"Ils ont oublié Norbert Zongo", chante Fakoly en désignant les gouvernants africains. Au Burkina, ses confrères pensent encore à lui. Depuis janvier 1999, à Ouagadougou, une lampe à pétrole brûle sans cesse devant le centre national de presse Norbert-Zongo. "Jusqu'au jour où la lumière judiciaire sera faite" sur cette affaire, rappelle l'Observateur.


Photo : Norbert Zongo (DR)

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Nicolas Sarkozy : La Françafrique décomplexée, S. Foutoyet Edition Tribord

13 Décembre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Ouvrages, dossiers, essais et romans...

Publication. "Nicolas Sarkozy : La Françafrique décomplexée" de Samuël Foutoyet   lundi 15 décembre 2008



préfacé par Odile Tobner.

Edition Tribord, 160 pages, 4,5 €


Pendant la campagne des élections présidentielles en 2007, le candidat Nicolas Sarkozy a multiplié les annonces de rupture avec la politique africaine de ses prédécesseurs, dénonçant le soutien aux dictatures, la diplomatie secrète, le clientélisme, ou encore les détournements de l’aide au développement, bref la « Françafrique ».


Pourtant, au regard des actes posés depuis sa prise de fonction à l’Elysée, le président français n’a pas tenu ses promesses : perpétuation de relations clientélistes, discours essentialiste de Dakar sur l’ « homme africain », soutien à des dictateurs (Bongo, Khadafi…), défense de l’affairisme français (Bolloré, Bouygues…), intervention militaire au Tchad, rôle joué par certains émissaires officieux (Bourgi, Balkany…), la politique africaine de Nicolas Sarkozy s’inscrit plus dans une continuité que dans une rupture. Elle est une perpétuation de la politique néocoloniale que chaque président français a poursuivit depuis les « indépendances » africaines.


C’est ce que montre ce livre en examinant les évènements les plus marquants du début de quinquennat de Nicolas Sarkozy. Se basant sur des informations et des faits avérés, ce livre propose également un rapide retour en arrière sur les grandes lignes de la politique française en Afrique depuis 1958.


Au-delà de la simple dénonciation, il s’agit pour Survie d’informer les citoyens français et de susciter une réforme de la politique de la France en Afrique.


Sommaire :


- Introduction : Le temps des promesses
- 1/ Depuis 1958, la Françafrique
- 2/ Dans le sillage de Charles Pasqua
- 3/ Des dictateurs à l’Élysée
- 4/ L’insulte de Dakar
- 5/ France-à-fric
- 6/ L’Afrique sous contrôle
- 7/ Ouvertures ?
- Conclusion : Pour en finir avec la Françafrique


Commandez le

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"Madagascar 1947" : censure d’Etat pour une pièce de théâtre

12 Décembre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Actualités françafricaines, communiqués, archives.

13 décembre 2008

Censure 47

47 de Raharimanana / mise en scène Thierry Bedard / notoire de l'étranger(s)

Lettre au Ministre des Affaires Étrangères


Objet :
spectacle 47 / Raharimanana / mise en scène Thierry Bedard
créé le 19 septembre 2008
au Centre Culturel Français Albert Camus / Antananarivo / Madagascar
présenté le 26 septembre 2008
au Festival des Francophonies en Limousin, puis en tournée en France.


Le 15 novembre 2008

à Monsieur Bernard Kouchner, Ministre des Affaires Etrangères et Européennes,


En septembre dernier, une équipe française et malgache a créé un spectacle intitulé 47, qui traite de l’insurrection malgache contre la colonisation française. Un spectacle qui “nous interroge sur les rapports entre colonisés et colonisateur, entre pouvoir actuel et passé, sur le silence de part et d’autre, sur l’écriture de l’histoire par le Nord et la nécessité d’interroger cette histoire par le Sud”.

Un spectacle, comme l’ont souligné tous les critiques, qui ne présente aucun manichéisme, et traite avant tout du silence effroyable qui pèse sur cette tragédie oubliée. Que ce travail soit porté par des français et des malgaches, amène un "sensible" qui a bouleversé les spectateurs aussi bien à Antananarivo qu'en Métropole …

Le 5 novembre 2008, à Addis Abeba, a eu lieu une Réunion régionale annuelle de programmation culturelle et artistique pour la zone de "l’Afrique Australe Orientale et de Océan Indien", qui a succédé à une réunion présidée par la Directrice générale de la DgCID, Mme Anne Gazeau-Secret, réunissant les conseillers de coopération et certains directeurs de CCF et Alliances françaises, ainsi que des représentants de l'Etat (Ministère de la Culture) à Mayotte et à La Réunion. 

A la demande de la “direction politique” (?) de la DgCID, le spectacle 47, soutenu dès l’origine par Culturesfrance, et ayant reçu un avis favorable pour une tournée dans l’Océan Indien, a été retiré des propositions de programmation.

Nous souhaiterions donc urgemment connaître les raisons qui ont justifié ce retrait inacceptable.

A Madagascar, une grande partie de la "société civile", nous a rendu hommage, et l'ensemble des historiens (en particulier des jeunes historiens) proches de Lucile Rabearimanana, cette grande historienne spécialiste de l'histoire contemporaine, était en accord avec notre démarche. Cette personne était présente aux deux représentations et a organisé une rencontre à l'Université. Elle a dit publiquement l'importance de l'accord entre des artistes et des scientifiques - c'est rare -, car notre travail traitait avec justesse de ce rapport complexe entre la mémoire et l'Histoire. Et en particulier, de l’Histoire de France. Il nous semble que le texte travaillé, d’après Madagascar 1947 publié en 2007, est "en ordre" sur cette question. Une question de plus en plus “lourde” en France ...

Un sujet qui a immédiatement rencontré un public important en Métropole, un sujet qu’il nous semble absolument nécessaire de “porter”, dans les Centres Culturels Français.

Nous aimerions donc connaître votre sentiment – c’est certainement le bon terme -, et votre position sur ce sujet.

Est-il impossible de revenir sur l’histoire commune, en ce cas, de nos deux pays ? Tel que l’avait en particulier proposé le Président de la République Jacques Chirac, en 2005. Soixante ans après un drame qui a fait des dizaines de milliers de victimes, pour la plupart civiles. Drame qui a une portée en Afrique, comme vous le savez, très importante.

Est-il impossible de présenter notre travail, exemplaire, sous la responsabilité “morale” du Ministère des Affaires Etrangères ?

Ou, plus benoîtement, est-ce que la “question culturelle” est encore une question importante au sein de votre Ministère ?

Dans le cas de notre démarche, nous souhaitons insister encore une fois sur le caractère de cette rencontre entre des artistes malgaches et français, qui n’hésitent pas à se confronter à leur histoire commune aussi violente soit elle. Ce que de nombreux artistes et intellectuels des deux continents énoncent actuellement comme nécessaire, sans parler de l’urgence de telles rencontres …

Nous ressentons donc évidemment l’interdit de présenter notre travail comme une “Censure d’Etat”. Rare et incompréhensible. Censure contre laquelle nous sommes près à nous opposer.

En attente de votre réponse, Monsieur le Ministre, veuillez agréer l’expression de nos salutations distinguées.


Jean Luc Raharimanana, écrivain,
Thierry Bedard, metteur en scène, et toute l’équipe du spectacle 47,
Jutta Hepke, Éditions Vents d’ailleurs.

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L’UNICEF ne doit pas cautionner le pillage de l’Afrique !

10 Décembre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Actualités françafricaines, communiqués, archives.

mardi, 9 décembre 2008

L’UNICEF ne doit pas cautionner le pillage de l’Afrique !



Le 24 octobre dernier, l’UNICEF-France a signé un partenariat avec la Compagnie Fruitière, autour du slogan « 1 kilo de fruits acheté = 1 sourire pour un enfant en Afrique ». Il s’agit en effet pour cette grande entreprise de reverser, pour chaque kilogramme de fruits vendu en France, 2 centimes d’euros à l’UNICEF pour financer des actions, notamment en faveur de la scolarisation des filles au Sénégal. En échange l’UNICEF autorise la Compagnie Fruitière, grande entreprise d’importation de fruits tropicaux (bananes, mangues, ananas, etc…), à communiquer largement sur ce partenariat, en utilisant notamment le logo du Fonds des nations unies pour l’enfance.


Nous pourrions nous réjouir de ces fonds supplémentaires pour financer l’action de l’UNICEF en faveur des enfants africains. Mais le poids politique de ce partenariat doit se mesurer à la lueur des conditions sociales et environnementales de production dans les plantations de la Compagnie Fruitière ou de ses filiales comme la PHP :


• ouvriers agricoles sous-payés (exemple : 25 000 F CFA au Cameroun, soit moins de 38€/mois, jusqu’aux émeutes de février dernier)


• conditions de travail inacceptables et discipline de fer (Mgr Christian Tumi, archevêque de Douala, témoigne : « les droits fondamentaux des gens ne sont pas respectés » )


• recours à l’appareil répressif local pour étouffer les revendications de la société civile (exemple : emprisonnement du maire de Njombe Penja, au Cameroun, qui avait averti les autorités que « les sociétés [dont PHP] ne payaient pas d’impôts ni de taxes depuis trente ans » , n’acceptant pas que sa commune continue à être « une zone très riche avec des populations très pauvres » )


• pratiques agricoles au mépris de l’environnement local et de la santé des travailleurs (exemple : dans les plantations de Côte d’Ivoire, emploi d’un pesticide hautement toxique, le DBCP, interdit aux USA)


« nous ne sommes pas des esclaves ! »

Hélas les exemples ne manquent pas et il nous serait impossible de les énumérer tous ici.


Pour ces différentes raisons nous pensons que la Compagnie Fruitière porte le plus souvent une lourde responsabilité dans le fait que des enfants africains aient « perdu le sourire » . Pour mémoire, rappelons que la jeunesse camerounaise s’en est prise, lors des « émeutes de la misère » de février dernier, aux sociétés françaises dont la PHP, au cri de « nous ne sommes pas des esclaves ! » .


Le partenariat signé avec cette institution permet donc à la Compagnie Fruitière non seulement de dissimuler cette terrible réalité, mais également de délivrer une publicité quasi-mensongère à faible coût. En effet, les dons qu’elle effectue pour cette action, contrepartie à l’utilisation de la notoriété et du logo de l’UNICEF, sont fiscalement déductibles pour l’entreprise.


Nous demandons donc à l’UNICEF de renoncer urgemment à ce partenariat et de le dénoncer par voie de presse, afin de ne pas cautionner davantage ce scandale. La direction pouvait ne pas en avoir conscience lors de sa signature, mais aujourd’hui elle sait ; nous demandons donc qu’elle agisse.


Note : Pour soutenir cette action, rendez-vous sur le site Internet cyber@cteurs, pour envoyer un courrier type à l’UNICEF.
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Ingénieurs Sans Frontières - Journées Nationales à Toulouse

7 Décembre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Débats, films et conférences

13 et 14 décembre 2008

Ingénieurs Sans Frontières -

Journées Nationales à Toulouse



L'association Ingénieurs Sans Frontières vous invite à ses Journées Nationales, qui auront lieu à Toulouse dans les locaux de l'ENAC les 13 et 14 décembre 2008. Il s'agit du séminaire annuel de la fédération, réunissant 300 personnes, étudiants et professionnels aussi bien membres d'ISF que de l'extérieur, et qui sera intitulé cette année : « L'argent de la Solidarité Internationale : les dessous du développement ».


Deux conférences et de nombreux ateliers interactifs aborderont donc les modèles de développement induits par les différents types de financement de la solidarité internationale, et les autres thèmes chers à la fédération (accès à l'eau, sobriété énergétique, développement agricole) seront également approfondis au cours de ce week-end.


Il y aura notamment un atelier sur le thème "Diplomatie, Business et Dictature" animé par un administrateur de Survie, Fausto Giudice, le samedi de 16h à 17h30.


Pour plus d'information, le programme, et les inscriptions : rendez-vous sur notre site internet !

http://www.bde.inp-toulouse.fr/clubs/isf/


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Madagascar, Daewoo et le néocolonialisme

4 Décembre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Actualités françafricaines, communiqués, archives.

Mercredi 3 décembre 2008


Dénonçons la course aux terres agricoles, nouvelle pratique de « néocolonialisme » : le cas de Madagascar


Depuis le 19 novembre dernier, l’attention de la presse et de l’opinion publique internationales se focalise sur Madagascar à la suite de l’annonce par un ministre sud-coréen de la signature d’un contrat de ‘location’ de 1,300 millions d’hectares de terrains arables pour 99 ans par une société sud-coréenne Daewoo Logistics en vue de la culture de maïs et de palmiers. Les détails du contrat révélé par la presse internationale, suite aux déclarations faites par le directeur financier de Daewoo Logistics, Shin Dong-hyun, lundi 17 novembre à la presse sud-coréenne sont préoccupants et sans précédent :


- La surface louée représente l’équivalent de la moitié de la Belgique. Ou encore de la moitié des surfaces cultivables à Madagascar.


- Daewoo plantera du maïs sur 1 million d’hectares dans la zone Ouest et du palmier à huile à l’Est sur 300 000 hectares. Les semences de palmiers seront importées d'Indonésie et du Costa Rica, celle de maïs des Etats-Unis (Le Monde du 20 novembre 2008). La récolte brute sera envoyée en Corée du Sud.


- Les termes du contrat ressembleraient seraient plutôt à ceux d’un projet d’extraction puisque l’accord ne prévoit pas de versement d’argent à l’Etat malgache, les investissements dans les infrastructures nécessaires à la mise en place du projet tiendraient lieu de ‘prix de location’.


- Daewoo Logistics utiliserait essentiellement de la main d’oeuvre sud-africaine selon le Financial Times cité par l’AFP.


Les principaux ministres malgaches concernés ainsi que les représentants de Daewoo à Madagascar « démentent » en insistant sur le fait que le projet en est seulement au stade de prospection de terrains et de négociations. La presse maintient l’existence du projet car la société sud-coréenne aurait effectivement effectué plusieurs missions à Madagascar au cours de l’année 2008.


L’opinion publique malgache, informée par la presse internationale, est particulièrement en alerte car plusieurs grands projets déjà en cours à Madagascar démontrent la réalité de contrats dont les termes conjuguent une exploitation drastique des richesses du pays par les investisseurs étrangers avec des bénéfices insignifiants pour la nation et les populations malgaches. En effet, l’une des particularités des nouveaux contrats établis par rapport aux échanges inégaux qui ont toujours existé entre les investisseurs étrangers et les autorités malgaches successives réside dans la venue et l’utilisation de travailleurs et ouvriers d’origine étrangère en quantité plus que conséquente. Le bénéfice potentiel en termes de créations d’emplois locaux, n’est donc plus avéré. L’autre problème crucial dans la lutte pour la survie des paysans pauvres et des familles malgaches démunies réside actuellement dans le changement du système de propriété foncière, dont nous pourrons parler dans un prochain article.


La recherche de terres cultivables par les grands groupes internationaux dans les pays pauvres du Sud est une tendance rencontrée dans le monde actuellement. Les articles relatifs au projet Daewoo à Madagascar ont souvent cité le cas similaire de l’Angola et rappelé l’alerte déclenchée par le système des nations unies publié dans un rapport du FAO qui avait mis en garde les pays en quête de terres à cultiver à l'étranger contre un système assimilé à du " néocolonialisme ".

Mais le cas malgache serait « le contrat, le plus important de ce type jamais conclu » (Financial Times du 19 novembre) et les conséquences négatives sur les paysans et sur la nation entière d’un tel projet sont inestimables. Comme l’ont noté justement certains observateurs, « même si ce contrat n’a pas été encore signé, en tout cas il est en marche, et ni la surface de 1,3 millions d’hectares, ni la durée de 99 ans et ni la gratuité n’ont été contesté par les autorités malgaches ».


Aussi, le soutien international spontanément provoqué par la divulgation de ce contrat devrait se poursuivre par une mobilisation internationale pour soutenir les paysans malgaches et les organisations locales qui luttent pour la défense de leur patrimoine, en coordination avec les dénonciations de cette tendance mondiale de nouvelle colonisation des terres évoquée par les Nations Unies. Seule cette action pourra empêcher la signature du contrat, si elle n’a pas encore eu lieu, ou fera reculer ceux qui ont osé le signer derrière le dos des citoyens malgaches et au détriment des générations futures.


Vololona. R.


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Rencontre avec Vincent Ouattara et diffusion du film "sankara, l'homme intègre" à la salle du Sénéchal

4 Décembre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Débats, films et conférences

Jeudi 4 décembre à 20H30, salle du sénéchal

L’association Survie vous invite à une

Soirée commémorative pour les
10 ans de l'assassinat de Norbert Zongo
au Burkina Faso :

Crimes politiques et résistances au Burkina Faso
-
Projection de
« Thomas Sankara, l'homme intègre »
de Robin Shuffield


Sankara.jpeg
Suivi d'une rencontre
avec Vincent Ouattara auteur de
"L’Ere Compaoré, crimes, politique et gestion du pouvoir"


A l’heure où pléthore de lobbyistes ou politiciens au service de la « Françafrique » tentent de réhabiliter M. Blaise Compaoré, c’est de l’intérieur du Burkina Faso, où la justice locale n’a toujours pas condamné les assassins du journaliste Norbert Zongo, que nous arrive cet ouvrage courageux. Précis, froid, parfois acerbe – mais non sans pointes d’humour –, l’auteur raconte comment le président du pays et les anciens gauchistes qui l’entourent, convertis au libéralisme, ont assis leur pouvoir à force d’assassinats, de compromissions, d’achat de conscience, de complicité avec la chefferie, de chantage, de corruption, de manœuvres politiciennes.


Universitaire confirmé, Vincent Ouattara analyse en profondeur ce qu’il appelle les « fondements socio-anthropologiques du pouvoir ». Ce travail nous éclaire sur les ressorts de la construction hégémonique actuelle rendant l’« alternance impossible ». Il se termine par la description, exemples à l’appui, de la « faillite d’un système de gestion » quand d’autres présentent le Burkina comme un modèle de réussite économique. Le résultat en est un livre rigoureux et intelligent, mais aussi un appel aux consciences.

Bruno Jaffré

En attendant, visitez le site internet dédié, et signer la pétition :

http://norbertzongo10ans.net/

http://www.lapetition.be/en-ligne/j&hellip ;

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Concert Tiken Jah Fakoly

4 Décembre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Festivals, concerts, théâtre,...

Jeudi 4 décembre 2008:

Concert de

 

TIKEN JAH FAKOLY à Tournefeuille (Le Phare)
 

Tiken Jah Fakoly a rejoint l'association Survie il y a quelques années, et les paroles de ses chansons sont pour certaines directement tirées des thématiques de Survie...

Paroles de "L'Afrique doit du fric" tiré de l'album "coup de gueule"

Ainsi donc l'Afrique doit du fric !
Afrique esclavagisée, colonisée, martyrisée, dévaluée !
Ainsi donc l'Afrique doit du fric !
Les montagnes de fric volées par la Françafrique,
les tyrans complices
les gardent dans leurs comptes en Suisse,
les pots de vin de Sirven, les crédits de Déby
Ainsi donc l'Afrique doit du fric !
Afrique mal dirigée, tyrannisée, manipulée, dévaluée !
Ainsi donc l'Afrique doit du fric !
La solde des mercenaires et les armes des tortionnaires, des milliards de francs volés à des peuples souffrants, les coups de fouet d'Houphouêt, les sales sous de Sassou
Ainsi donc l'Afrique doit du fric !

Est-ce que l'Afrique doit encore ? Non !
Après 400 ans d'esclavage, plusieurs années de travaux forcés, des milliers, des milliers d'entreprises qui pillent !
Les complots du FMI et les blagues de la Banque Mondiale, des milliers d'euros volés par des bandes d'escrocs, les faux comptes de Conté, les sales sous de Sassou.
Ainsi donc l'Afrique doit du fric !

Les montagnes de fric volées par la Françafrique, les présidents africains sont complices de ces trafics, les coups de fouet d'Houphouêt, les gombos de Bongo.

Ainsi dont l'Afrique doit du fric !

Tiken Jah Fakoly
Site officiel
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