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Survie Midi Pyrénées

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Pour la restitution des avoirs illicites de Mobutu en Suisse à la population congolaise

2 Décembre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Actualités françafricaines, communiqués, archives.


2 décembre 2008.


Des ONG congolaises et internationales réclament la restitution des avoirs illicites de Mobutu en Suisse. Communiqué de presse

Onze ans après la chute du dictateur congolais Mobutu, sa famille est sur le point de se voir restituer, le 15 décembre prochain, 8,3 millions de francs suisses, soit environ 5,5 millions d’euros d’avoirs saisis en Suisse depuis avril 1997. Le motif invoqué par les autorités suisses est que le gouvernement congolais (RDC) n’a pas soutenu la procédure d’entraide judiciaire qui aurait permis la restitution des fonds à l’Etat.


Nous, organisations de la société civile congolaise et internationale, exhortons la Suisse et la RDC à utiliser tous les moyens possibles pour restituer les avoirs de Mobutu à la population congolaise. Reverser cet argent illicite à ses héritiers serait vécue comme une nouvelle injustice infligée au peuple congolais, victime de trente-deux années de dictature soutenue par les puissances occidentales.


Malgré une mobilisation sans précédent de la société civile congolaise [1] pour réclamer la restitution des fonds Mobutu et des demandes plusieurs fois réitérées de la société civile internationale auprès du gouvernement congolais, l’argent devrait retourner à la famille de l’ex-dictateur, qui a déjà pu profiter en toute impunité de la fortune de ce dernier. La Banque Mondiale, qui a financé le régime de Mobutu pendant toute la guerre froide, estime sa fortune à plus de 6 milliards de dollars.

Alors que la Suisse avait été un des rares pays à geler les fonds de l’ex-dictateur [2], elle remet ainsi en cause sa volonté, ainsi que celle de la communauté internationale, de lutter contre la corruption, consacrant l’impunité pour les crimes économiques et financiers (commis par les chefs d’Etats et de gouvernements). C’est en effet, plus de 20 à 40 milliards de dollars qui fuient chaque année des pays du Sud à cause de la corruption ; ce qui représente 20 à 40% des chiffres affichés d’aide publique au développement. Alors que la Convention des Nations unies contre la corruption de 2003 fait de la restitution des avoirs détournés un principe du droit international, ces avoirs restitués ne représentent qu’encore 3% des montants détournés au niveau mondial… [3]


La Suisse et la République démocratique du Congo pourraient, en utilisant tous les instruments légaux et politiques pour restituer les avoirs de Mobutu au peuple congolais spolié, montrer qu’elles font de la lutte contre l’impunité une priorité.


C’est pourquoi nous exhortons :


- les autorités congolaises à désigner immédiatement un plénipotentiaire pour mener à bien la restitution au profit de la population de RDC.


- les autorités suisses à maintenir le blocage de ces avoirs car une restitution au profit du clan Mobutu le 15 décembre prochain serait en contradiction avec son intention de réviser la loi suisse d’entraide judiciaire pour faciliter les restitutions aux Etats spoliés.


- tous les Etats à ratifier la Convention des Nations unies contre la corruption, que la Suisse et bon nombre des pays du Nord n’ont d’ailleurs pas ratifiée [4]. En se dotant de cet instrument juridique, la Suisse et les autres pays comme la France et la Belgique auraient ainsi l’obligation de restituer la totalité des avoirs détournés par Mobutu (art 51) après avoir levé le secret bancaire (article 40).


- enfin, à l’ensemble de la communauté internationale d’annuler totalement et sans condition la dette odieuse des dictatures comme celle de Mobutu et de lutter contre les paradis fiscaux et judiciaires qui permettent en toute opacité la fuite illicite de capitaux, près de 1 000 milliards de dollars selon la Banque mondiale, dont la moitié vient des pays du Sud.


Dépêche AFP

Suisse : les fonds gelés de Mobutu doivent revenir au peuple congolais (ONG)

02 déc. 08 - 18h15


PARIS, 2 déc 2008 - Une dizaine d’ONG, notamment de République démocratique du Congo, "exhorte" Berne et Kinshasa à utiliser "tous les moyens possibles" pour verser les avoirs de l’ex-dictateur Mobutu à la population congolaise, dans un communiqué diffusé mardi.


Les fonds gelés en Suisse de l’ex-président du Zaïre (ancien nom de la République démocratique du Congo, RDC) pourraient être débloqués d’ici le 15 décembre et les héritiers de Mobutu pourront faire valoir leurs droits.

"Nous, organisations de la société civile congolaise et internationale, exhortons la Suisse et la RDC à utiliser tous les moyens possibles pour restituer les avoirs de Mobutu à la population congolaise", écrivent ces ONG.

Parmi ces organisations figurent Plateforme Dette et développement de RDC (composé de 53 organisations de la société civile), ou encore le Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM).


"Reverser cet argent illicite à ses héritiers serait vécue comme une nouvelle injustice infligée au peuple congolais, victime de 32 années de dictature soutenue par les puissances occidentales", poursuit le texte. Depuis la chute de Mobutu en 1997, quelque 8 millions de francs suisses (5,2 millions d’euros) sont bloqués dans la Confédération mais le gel des avoirs de l’ancien président pourrait prendre fin d’ici le 15 décembre, faute d’un prolongement de la procédure.


Avec l’expiration de la procédure, les héritiers de Mobutu pourront automatiquement accéder à ces fonds.

Les ONG appellent Kinshasa à "désigner immédiatement un plénipotentiaire pour mener à bien la restitution au profit de la population de RDC", et Berne à maintenir, pour l’heure, le blocage des avoirs.


La Suisse, selon les ONG, doit ensuite ratifier la Convention des Nations unies contre la corruption, ce qui l’obligera à "restituer la totalité des avoirs détournés par Mobutu".


Joseph-Désiré Mobutu s’était emparé du pouvoir par un coup d’Etat en 1965.


Il a plongé son pays dans une longue crise économique marquée par la corruption de l’Etat, les détournements de fonds et le lancement de travaux pharaoniques ruineux (course spatiale, palais de marbre en pleine forêt tropicale…)


Son fils Nzanga Mobutu est ministre dans le gouvernement de Joseph Kabila.


Voir la liste des États parties à la Convention des Nations unies sur la corruption

infos article URL : http://www.cadtm.org


Signataires : - Plateforme Dette et Développement de RDC (composé de 53 organisations de la société civile congolaise) - DEDQ (Détectives Experts pour les Droits au Quotidien – RDC) - CADTM Lubumbashi (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde) - Action Place financière - CCFD-Terre Solidaire (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement) - Déclaration de Berne - CADTM Belgique - Survie France - CADTM France - CADTM Suisse - CNCD Belgique (Centre National de Coopération au développement) - le FNDP Côte d’Ivoire (Forum National Dette et Pauvreté - membre du CADTM International) - RPC Mauritanie (Réseau pour la Promotion de la Citoyenneté – membre du CADTM International) - PAPDA Haïti (Plate-forme haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif – membre du CADTM International)


Document PDF - 22 ko


[1] En 2007 et 2008, la société civile congolaise a fait des déclarations par voie de presse, des pétitions, des séminaires sur les biens mal acquis, deux requêtes au Procureur général de la RDC ; deux lettre ouvertes envoyées à Gizenga et à Kabila , un sit-in devant la primature de la magistrature le 14 novembre dernier…

[2] Rapport de la Banque Mondiale, Stolen Asset Recovery (StAR) Initiative : Challenges, Opportunities, and Action Plan, septembre 2007.

[3] CCFD-Terre Solidaire, Biens mal acquis… profitent trop souvent. La Fortune des dictateurs et les complaisances occidentales, Document de travail, avril 2007

[4] Parmi les membres du G8, l’Allemagne, l’Italie, le Japon n’ont pas ratifié cette convention Voir la liste des Etats parties à la Convention des Nations unies sur la corruption


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Grands lacs: La french connexion ou la double inconstance

2 Décembre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Billets d'Afrique et d'ailleurs

Billet d'Afrique et d'ailleurs n°17, décembre 2008 



Région des Grands Lacs
La French connexion ou la double inconstance

 

 


Alors que son influence est diminuée au Kivu, la France est prête à tout pour y reprendre pied. Quitte à se rapprocher d’un de ses ennemis jurés, le président rwandais, Paul Kagamé. Avec en arrière-plan, toujours le même objectif : le pillage des richesses de l’Afrique.

Ah Non ! Ah ça, Non ! Depuis 15 ans, le président rwandais, Paul Kagamé nous est présenté par les colporteurs du discours Elyséen comme le « pire criminel en exercice en Afrique », le dictateur omnipotent de des Grands Lacs, le deus ex machina du génocide, le « khmer Noir » et voici que l’on découvre que notre diplomatie est prête à tout pour se rapprocher de lui. 


Si l’on suit pas à pas cette logique, la France, une fois de plus, s’apprête à soutenir un tyran. Et c’est bien tout le problème que doivent affronter Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner : se défaire de ce discours, renier la doctrine passée, et d’abord mettre à bas ces maudits « mandats Bruguière », dont Paul Kagamé a fait un préalable rédhibitoire. Il faut dire que la France est en demande. Car en 2008, son influence et les dividendes afférents se trouvrent en grande perdition dans la région des Grands Lacs. De fait, Joseph Kabila semble prendre quelques libertés et l’annonce de la signature d’un contrat minier de 10 milliards de dollars avec la Chine a eu l’effet d’un tremblement de terre dans la vieille mécanique occidentale du pillage du Congo. 


Voici que les dogmes tombent et des alliances impensables se forment pour faire front.
La France au côté des Anglais ! En effet, la présence de David Miliband, ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni, aux côtés de Bernard Kouchner lors de sa tournée d’urgence dans la région, n’avait rien à voir avec un quelconque covoiturage. Il va falloir repenser l’avenir. Quoi qu’il en soit, pour se rapprocher, il faut au moins que l’autre ne s’éloigne pas. 


En l’occurrence Paul Kagamé sait parfaitement qu’il n’a rien à gagner à pérenniser la rupture. Au contraire, il a beaucoup à tirer d’un rapport de force qui lui est somme toute très favorable en ce moment. Il apparaît donc en ce mois de novembre que le ping-pong « mandat Bruguière/commission Mucyo » pourrait bien n’avoir été qu’une totale instrumentalisation de l’accusation de complicité de génocide. Du reste de nombreux éléments incitent à douter de la réelle volonté de Kigali de traîner en justice les responsables français largement impliqués dans la collaboration franco-rwandaise de 1990 à 1994. 


En réalité, Paul Kagamé connaît parfaitement les limites du jeu qu’il pratique. En ce sens, pour lui aussi la complicité française n’est qu’un levier de négociation, en plus d’une posture destinée à alimenter aux yeux de son peuple une image d’indépendance et d’intransigeance face à l’Occident. Mais en 2008, pour Paris et Kigali, « l’important » est ailleurs : au Kivu.

 


Coltan City

Très peu de zones du globe peuvent rivaliser avec ce qu’est devenu le Kivu. Une terre de non-droit, où, dés que l’on s’éloigne des quelques grandes villes (Kalémie, Uvira, Bukavu, Goma, Rutshuru…) l’état est en faillite totale et l’insécurité permanente. Si les populations en souffrent à un degré inimaginable, (l’Indice de développement humain officieux de la région Kivu est considéré comme le plus faible du monde), les affairistes de toutes sortes s’en réjouissent. Ici, on creuse dans de petites exploitations très artisanales, pour des minerais à très forte valeur ajoutée comme le coltan, l’or ou la cassitérite. Dans la jungle équatoriale, nul besoin des grosses infrastructures du Katanga pour exfiltrer vers les pays voisins de grandes quantités de ces minerais. Le Rwanda de Paul Kagamé l’a parfaitement compris, qui exporte chaque année plus de cinq fois sa production nationale de Coltan (à Kigali, le quartier de Nyarutarama est même surnommé « Coltan City »).


Certaines fortunes rwandaises se sont bâties sur ce commerce, tel Alexis Makabuza, un des principaux contributeurs financier du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) de Laurent Nkunda. En effet, pour ce petit commerce, il est indispensable d’annexer des zones minières. C’est ce qui se passe au Kivu. C’est donc une autre grille de lecture du conflit que le sempiternel raccourci occidental de l’opposition Hutu/Tutsi. La prédation du sous-sol kivutien se fait sous la tutelle des deux « parrains », Jospeh Kabila et Paul Kagamé. Dans ce schéma, eux-mêmes traitent par rebellions interposées - CNDP, FDLR, Mai Mai, etc…- laissant des seigneurs de guerre administrer en toute impunité des zones entières du territoire. Un regard distancé oblige à dire que depuis la fin de la seconde guerre du Congo en 2003 et les élections de 2006, et malgré les accords de Nairobi (novembre 2007) et de Goma (janvier 2008), rien n’a vraiment changé au Kivu. Pourtant sur un plan militaire, les forces en présence sont dérisoires. Mais de tout côté, il semble qu’un arrangement tacite ait été trouvé. Les bases des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et leur région d’implantation sont connues. De même, leur nombre et leur valeur combattante ne peuvent être un obstacle à leur désarmement par la force. Les 5000 hommes de Laurent Nkunda, avec parmi eux beaucoup de Rwandais, ne sont pas non plus une « menace militaire », au sens des capacités combattantes occidentales. En revanche, le pouvoir de nuisance sur les civils de ces groupes est considérable et leurs exactions restent systématiquement impunies. Dans ce paysage, l’armée nationale congolaise (FARDC) ne jouent pas un rôle moins politique, consacrant l’échec du processus d’intégration des diverses rebellions dans l’armée promu par l’accord de Sun City en 2003. Sur le terrain la population sait bien qu’il y a autant à redouter des soldats de l’armée nationale que des rebelles, comme en témoignent encore les massacres de Kiwanja, début novembre.


Kagamé, futur membre de la Françafrique ?

Il est certain que depuis cinq ans, jamais la communauté internationale ne s’est vraiment préoccupée de suivre et de soutenir le processus de paix dans la région. Ainsi, la MONUC, objet de toutes les critiques du moment, n’alignait dans le Nord Kivu, jusqu’à cet été, que 3900 hommes, dont 2400 combattants équipés, sur un territoire impénétrable de 60 000 km2 ! Loin des 17000 hommes, en fait ventilés sur les 2 500 000 km2 de la RDC.


Comme toujours l’hypocrisie internationale est immense. La reprise des combats de Laurent Nkunda, l’accélération du rapprochement de la France avec le Rwanda, l’absence de volonté de rétablir l’ordre au Kivu - une litote -, les touches maladroites de Bernard Kouchner envisageant d’envoyer des troupes tricolores à Goma, la présence ou l’absence de soldats angolais pour venir en aide à un Joseph Kabila de plus en plus distant alors même que Nicolas Sarkozy s’est entretenu à plusieurs reprises avec le président Eduardo Dos Santos, il se tisse, dans la région des Grands lacs, une toile d’araignée de plus en plus en plus complexe, autour d’un objectif éternel, le pillage des richesses de l’Afrique. Le cynisme des dirigeants occidentaux est tel que la contradiction ne leur fait pas peur. Il est vrai que les médias sont rares à relever l’inconstance du discours. Paul Kagamé est certainement un criminel de guerre et son usage de la menace FDLR, son soutien du RCD Goma lui octroient indiscutablement une place dans la famille des mauvais génies d’Afrique, au côté des Sassou, Biya, Eyadema, Déby, Compaoré, Bozizé et consorts. Il lui restait à rentrer dans le cercle Françafricain. Avec l’assistance de Bernard Kouchner cela va être fait, et l’on peut compter sur le French doctor pour l’emballage émotionnel de l’opération.


Mais ce contre-pied évident ne signifie aucunement la plus petite remise en question de la Françafrique, tout juste une nouvelle alliance au mépris des peuples. Très bientôt, peut être, verrons-nous Paul Kagamé appeler de ses vœux une intervention militaire européenne, fusse-t-elle française, sous un mandat quelconque, au Kivu. Pour contrer Kabila, il faudra bien ça.


Dans ce contexte nouveau, on se doute bien que les grands commis de l’état, impliqués dans le génocide de 1994 se frottent les mains : si Kagamé devient un ami, ceux qui continueraient à insister sur la complicité ne pourraient être que de mauvais esprits…


Vincent Munié

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Biens mal acquis : Nouvelle plainte

2 Décembre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Actualités françafricaines, communiqués, archives.

2 décembre 2008

Cellule Françafrique
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Biens mal acquis : Nouvelle plainte contre Omar Bongo, Teodoro Obiang et Denis Sassou Nguesso Des associations et contribuables déposent plainte avec constitution de partie civile




Un an et demi après le dépôt de la première plainte contre 5 chefs d’Etats africains, Transparency International et un contribuable gabonais déposent une nouvelle plainte pour "recel de détournements de fonds publics" auprès du doyen des juges d’instruction de Paris



Depuis maintenant un an et demi, des associations de la société civile soutenues par le Cellule Françafrique tentent par tous les moyens de demander la restitution des biens mal acquis des dictateurs africains aux Etats spoliés.


Sur la base d’un rapport du Comité catholique contre la Faim et pour le Développement intitulé "Biens mal acquis...profitent trop souvent. La fortune des dictateurs et les complaisances des pays occidentaux", plusieurs associations françaises ont déposé plainte devant le Parquet de Paris en mars 2007. Plainte qui a été jugé recevable puisqu’une enquête préliminaire a été ouverte mettant en lumière l’imposant patrimoine de quelques chefs d’Etats africains : 33 biens immobiliers appartenant au gabonais Omar Bongo ou à sa famille sont répertoriés en France, 18 propriétés pour le clan Sassou, une quinzaine de voitures de luxe achetées en France par le fils du président équato-guinéen Teodore Nguema Obiang (5,7 millions d’euros), des Mercedes, Maybach et Ferrari pour les épouses Bongo et les neveux Sassou Nguesso... Pour certains de ces biens, le financement apparait pour le moins atypique : des chèques provenant du compte de la paierie du Gabon à la Banque de France (censée rémunérer les fonctionnaires de l’ambassade), des sociétés écrans, des "cadeaux" de l’avocat d’Omar Bongo François Meyer... (voir les copies des chèques à la fin de l’article) Cette enquête préliminaire a été classé sans suite en novembre 2007 suite à une décision politique prise au plus haut sommet de l’Etat.


La Cellule Françafrique a soutenu depuis le début cette mobilisation contre les biens mal acquis, organisant un Tour de Françafric en juillet 2007 autour des demeures des président gabonais et congolais et en avril dernier la saisie symbolique d’un hôtel particulier de plus de 2000m² appartenant à la famille Bongo depuis juin 2007 pour plus de 18 millions d’euros.


Ce dépôt de plainte avec constitution de partie civile arrive au moment où la Suisse s’apprête à rendre à la famille Mobutu, dictateur pendant 32 ans du Zaïre (ex-République démocratique du Congo), plus de 5 millions d’euros gelés depuis 1997 sur des comptes bancaires en Suisse faute de volonté politique en Suisse et au Congo pour restituer les fonds au peuple congolais ... Un comble quand on sait que ce week end un des neveux de Mobutu a mis aux enchères plusieurs centaines de pièces d’art africain ayant appartenu au dictateur ... C’est dire si la fortune de Mobutu était conséquente !


Espérons que la justice française aura le courage de déclarer la plainte "recevable" comme elle a fait dans le passé et de nommer ainsi un juge d’instruction en charge d’une enquête qui mettra en lumière le patrimoine des chefs d’Etats africains en France et la complaisance des hommes politiques et entreprises françaises, pour une restitution future aux peuples spoliés.


Cellule françafrique

Pour une visité guidée de quelques biens mal acquis, cliquez ici

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Pius Njawé victime d’une manoeuvre d’intimidation, en France

28 Novembre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Actualités françafricaines, communiqués, archives.


mercredi, 26 novembre 2008

Pius Njawé victime d’une manoeuvre d’intimidation,
en France

Invité en France par Survie dans le cadre de la Semaine de la solidarité internationale, le journaliste camerounais Pius Njawé était le 25 novembre 2008 à Annemasse, à deux pas de Genève. Au cours de cette intervention, le public présent dans la salle du Centre Martin Luther King a été le témoin d’une manœuvre d’intimidation. Il n’en revient toujours pas.


Compte rendu de Juliette Abandokwe, journaliste.


La conférence d’Annemasse commence à 20h comme prévu. La petite salle du Centre Martin Luther King est pratiquement comble. Parmi un public majoritairement français arrivé petit à petit, sont entré quatre gaillards habillés en manteaux sombres, chaussures dernier cri et bien cirées, les mains dans les poches, et avec un air un brin prétentieux et belliqueux à vrai dire. Pius Njawé arrive accompagné du coordinateur Rhône-Alpes de Survie, s’installe et commence à parler d’abord du rôle socio-économique des entreprises françaises au Cameroun. Il poursuit avec son expérience en tant que témoin oculaire de ce que le régime dictatorial de Biya inflige au peuple camerounais quand il cherche à se rebeller, et à la censure systématique de la presse indépendante.


Arrive le temps des questions et du débat. Les messieurs en manteaux sombres s’étaient installés au dernier rang. Le premier se lève, et s’appuyant nonchalamment contre le mur d’un air suffisant, se présente comme un membre de la diaspora. Il invective Pius Njawé d’un ton mesuré sur son exposé « si on peut appeler ça un exposé », lui demandant de quel droit il parle pour les camerounais, et de quel droit il prétend trouver des solutions pour le Cameroun. M. Njawé répond posément. Se lève ensuite le second, qui continue sur la même lancée, faisant des remarques sarcastiques sur le « projet de société » du Messager, et sur le rôle douteux du Messager dans la vie quotidienne camerounaise. M. Njawé répond encore. Le reste du public assiste effaré à ces attaques verbales, ne comprenant pas d’où diable ces hommes si agressifs sortent ! Et pour cause.

Car nous sommes en plein délire ! La politique intimidatrice du RDPC, parti au pouvoir, et la dictature africaine à l’état pur, là à Annemasse dans une petite salle devant une assemblée d’une cinquantaine de personnes souvent inconscientes de ce qui se passe en Afrique aujourd’hui, et surtout ignorantes de la violence des dictatures qui y sévissent.


Le responsable de Survie se lève et essaie de calmer le jeu en cherchant à recadrer le débat sur le thème de la soirée : le rôle de la Françafrique. Dans ce sens, il rappelle que par exemple le massacre de 400 000 bamiléké au cours de la guerre d’indépendance ne figure dans aucune mémoire française. Le troisième larron du fond de la salle, manifestement le doyen et mentor du groupe, tente d’étouffer la discussion par effraction, se mettant carrément à tutoyer M. Njawé, en l’accusant de victimisation ethnique.


Ç’en est trop, le public se manifeste en faveur de Njawé, et se rebelle contre ces effractions verbales agressives et ridicules pour certaines. L’ennemi de l’Afrique est bel et bien l’africain, dis-je. Les querelles interpersonnelles de bas étage, voilà ce qui tue le progrès en Afrique. Avec véhémence, je refuse la dérive ethnique de la conversation, et demande que l’on respecte la mémoire des 400 000 bamilékés bombardés au napalm par les français pendant la guerre d’indépendance, au même titre que l’ensemble des victimes camerounaises toutes ethnies confondues. Et je questionne enfin le rôle de la diaspora qu’ils prétendent représenter, mis à part les attaques de casse sur les initiatives existantes.


Pas de réponse. Les quatre sbires, sentant que le temps est venu de partir, sortent en ne lésinant sur aucun effort d’intimidation sur le chemin de la porte de sortie.

Un ouf de soulagement envahit la salle. La pression diminue, et les uns et les autres réalisent qu’ils ont été témoin de ce que Pius Njawé explique dans son exposé. La volonté délibérée du régime dictatorial camerounais d’éliminer toute forme de levée de conscience. Nos quatre corbeaux se révèlent être des employés du Consulat du Cameroun à Genève, et sont donc payés par leur gouvernement pour casser la résistance camerounaise, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur.


En tout cas les spectateurs d’un soir ont mieux compris ce qui se passe au Cameroun en terme de pression. Ils ont compris sous quelle botte est écrasée la volonté d’un peuple de se lever. Ils ont compris l’enjeu de la résistance qu’offre Pius Njawé depuis des années à un gouvernement qui ne veut en aucun cas que des troublions ne viennent déranger la quiétude du Palais d’Etoudi.


Qu’à cela ne tienne. La lutte continue. Pius Njawé sera à Grenoble le 26 novembre, et ensuite à Lyon. Nul doute aura-t-il encore affaire à des hommes en noir. Il a l’habitude d’être contrarié et insulté pour le courage civil qui est le sien, comme tous ceux qui luttent au péril de leur liberté et de leur vie, pour un Cameroun meilleur, et pour une Afrique où les peuples sont enfin écoutés et respectés.

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Parcours de migrantes (jeu de rôle)

26 Novembre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Débats, films et conférences

 Dans le cadre de "Voyages, regards croisés sur les migrations"
venez découvrir les

Parcours de migrantes (jeu de rôle)

Jeudi 27 novembre 2008

Salle Barcelone - Toulouse - 20h30

Le parcours de migrantes est conçu comme un jeu de rôle qui permet à chacun de se mettre dans la peau d'une étrangère devant affronter les différents obstacles pour quitter son pays et venir en France. Véritable outil pédagogique, cette animation permet de s'interroger sur sa représentation de l'autre et d'humaniser des situations singulières qui n'apparaissent pas derrière des termes génériques tels que sans-papiers, étrangers, réfugiés.

En partenariat avec les bénévoles de la Cimade, les comédiens d'Alef productions ont élaboré différents parcours permettant au public-acteur de mieux comprendre les parcours de ces femmes.

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Rwanda Les arrangements politiques ne doivent pas nuire à la recherche de la vérité

25 Novembre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Actualités françafricaines, communiqués, archives.

25 novembre 2008. Communiqué de Survie


Rwanda : Les arrangements politiques ne doivent pas nuire à la recherche de la vérité.


Alors que le Rwanda ressurgit dans l’actualité autour de l’arrestation de Rose Kabuye, Survie rappelle que, par delà les manoeuvres politiques et judiciaires, ce qui est en cause dans la région des Grands lacs, c’est la vérité et la justice en l’absence desquelles seule la violence règne. A ce titre, l’enquête du juge Bruguière apparaît comme une démarche partisane dont l’objectif est d’éclipser la complicité de la France dans le génocide des Tutsi.


L’attentat du 6 avril 1994 contre l’avion du président Habyarimana (qui a constitué l’élément déclencheur du génocide mais en rien sa cause puisque ce génocide était en préparation de longue date), piloté par un équipage français, n’a jamais été élucidé. Seules les anciennes Forces Armées Rwandaises (FAR) et des membres de l’armée française, ont pu accéder au site immédiatement après le crash.


Plus de trois ans après les faits, le 13 novembre 1997, la veuve du mécanicien navigant porte plainte, plainte à laquelle se joindra plus tard la veuve, résidant en France, du président Habyarimana. Le parquet ouvre une information judiciaire en mars 1998, alors qu’au même moment une mission d’information parlementaire est menée de mars à décembre 1998 sur la politique et l’engagement militaire français au Rwanda de 1990 à 1994. L’instruction est confiée au juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière.


Cette instruction, exposant seulement une conviction partisane, faite uniquement à charge et sur une seule hypothèse, n’apportant pas de preuve mais reposant sur des témoignages sujets à caution [1], aboutit en novembre 2006 à une ordonnance du juge, suivie de la délivrance par le parquet de 9 mandats d’arrêt contre des membres de l’entourage du président rwandais Paul Kagame soupçonnés d’avoir participé au dit attentat. Le Rwanda rompt alors ses relations diplomatiques avec la France. Les démarches pour renouer ces relations, faites notamment par le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, se heurtent à l’existence de ces mandats d’arrêt.


La récente arrestation de Rose Kabuyé, l’une des neuf personnes poursuivies, peut être vue comme un événement de nature à dénouer le blocage diplomatique et judiciaire. Devant les juges, Rose Kabuye et ses avocats n’auront sans doute pas de mal à faire éclater les faiblesses de l’instruction Bruguière, qui apparaîtra pour ce qu’elle est, une tentative de diversion pour éluder une réalité cruelle.


Il ne faut pas en effet que la question de l’attentat contre l’avion, qui mérite d’être résolue par un travail d’enquête irréprochable, obnubile les esprits et efface, comme le veulent certains, celle, infiniment plus grave, de la complicité française dans l’exécution du génocide des Tutsi au Rwanda, qui n’avait rien d’improvisé.


Cette implication française apparaît dans le soutien accordé de 1990 à 1994 au régime Habyarimana, qui se livrait déjà à des massacres à caractère génocidaire ; dans l’aide à la militarisation et l’encouragement à l’ethnicisation de ce régime par la création d’un front Hutu Power contre l’« ennemi » tutsi ; dans le soutien à la formation du Gouvernement intérimaire, composé d’extrémistes hutu, qui a déchaîné le génocide ; dans la livraison d’armes pendant le génocide et enfin dans l’exfiltration des auteurs du génocide à la faveur notamment de l’opération Turquoise.


Si la Mission d’information du parlement français sur le Rwanda a tenté d’apporter un éclairage sur cette période, elle a esquivé, dans les conclusions de son président Paul Quilès, les conséquences sévères des faits qui lui ont été exposés et qui exigeaient des enquêtes approfondies pour révéler les tenants et aboutissants d’une politique qui a conduit au pire.


Cette politique funeste et le refus d’en éclairer et d’en assumer la responsabilité ont conduit à la perpétuation des guerres qui, depuis le génocide, ravagent la République démocratique du Congo voisine, dans l’impunité la plus totale de toutes les parties en présence. Des forces qui s’appuient sur des haines ethniques entretenues et instrumentalisées pour le plus grand profit des entreprises transnationales bénéficiaires des minerais extraits. Il est essentiel que tous les responsables, les complices et les commanditaires du génocide, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité perpétrés dans la région des Grands Lacs soient poursuivis sans aucune exception devant la justice internationale. Les populations martyres ont droit à la vérité et à la justice.


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Document PDF - 75.1 ko

[1] Lire notamment à ce sujet l’article de Rue89 : http://www.rue89.com/2008/11/19/rwa…

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Semaine de la solidarité internationale à partir de mercredi 13

18 Novembre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Débats, films et conférences

A TOULOUSE du 13 au 25 novembre 2008

Partout en France, la solidarité internationale se mobilise !

Dans toutes les régions de France, des citoyens se mobilisent pour préparer la Semaine de la solidarité internationale , la 3e semaine de novembre.

Ils organisent des milliers d’animations originales et conviviales, et sensibilisent ainsi à la solidarité internationale.

Evénement national de proximité, la Semaine de la solidarité internationale montre la diversité des engagements solidaires et des projets de développement.

Les acteurs de la solidarité internationale partagent leur passion. Ils amènent un public très varié à s’informer sur les enjeux majeurs de la solidarité internationale : développement durable, promotion de la paix et de la non-violence, défense des droits humains, migrations, volontariat international, tourisme et finance solidaires, commerce équitable...

Déjeuners solidaires, fêtes interculturelles, marchés équitables, expos, musiques du monde, projections, théâtre-forum, débats, conférences, animations scolaires et universitaires... La Semaine de la solidarité internationale est un véritable bouillon d’initiatives.



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Du 13 au 25 Novembre 2008

 

Le 13 novembre à 21h00 salle Cuvier. 1bis Rue Francis Lopez. Toulouse (Bus 38, 38S) : Soirée d’ouverture

Projection débat sur le thème : « La femme en Afrique ». Film : « La petite vendeuse de Soleil » durée 43 mn, de Djibril Diop Mambety cinéaste sénégalais (1945-1998 )

Intervenant : Momar Kane Enseignant à l’Université Toulouse II et Champollion d’Albi en littérature comparée, chercheur associé au laboratoire Lettre Langage et Arts, Momar Kane est aussi poète, musicien, conteur, passionné de cinéma.


15 novembre de 10h à 18h place du Capitole : « Forum des Associations »

Stands informatifs sur les activités de la Solidarité Internationale, les droits humains, le tourisme solidaire et le commerce équitable avec la participation de 30 associations ; animations et vente d’objets du commerce équitable :

ACF(Action contre la faim), Aïna, Artisans du monde, ATTAC, CCFD (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement), CIDES (Centre d’Information pour un Développement Solidaire), Collectif Festival International des Droits de l’Homme, Collectif Haïti, Collectif Tourisme Solidaire, CPCDA (Comité pour la Paix Civile et la Démocratie en Algérie), CROSI (Collectif Régional des Organisations de Solidarité Internationale, Emmaüs, ESF (Educateurs sans frontières), ET (Egalité Toulouse), GREF, ISF (Ingénieurs Sans Frontières), Ligue de l’enseignement, Max Havelaar, So-Acte, Sol’Afrika, Secours Catholique, Survie, Virlanie, ...


16 novembre « Marché solidaire de Noël » à Fontenilles (31) de 10h à 18h

Stands associatifs, expos, forum, débats, scène ouverte, animations


- 18 novembre à l'ABC Albin Minville: Projection de "Des monstres qui dorment" suivi d'un échange avec Vincent Munié (Survie) sur la situation au Congo RDC (Kivu)


- 20 novembre à  19h30 à la librairie Terra Nova (Toulouse), L'association Survie invite Victor Nzuzi, agriculteur congolais et représentant du CADTM au Congo-Kinshasa, pour parler de la dette qui accable son pays et des résistances populaires et paysannes


20 novembre à 21h00 salle des fêtes à Escalquens

Projection débat, organisé dans le cadre du Sicoval sans frontières avec la participation du GREF e t de l’association Les amis du Mali. Film : « Barcelone ou la mort » de Idrissa Guiro


21 novembre à 2Oh 30 Salle Frédéric Mistral. Rue du pont de Tounis. Toulouse Projection débat en partenariat avec le CIDES (Centre d’Information pour le développement Solidaire), ET (Egalité Toulouse), CPCDA (Comité pour la Paix Civile et la Démocratie en Algérie).

Film : « à Alger, le désir des jeunes de gagner l’Europe » Intervenant  : Patrice Cuperty du Conseil scientifique et de la commission migration d’Attac


22 novembre Foyer des jeunes Travailleurs Jolimont. 24 avenue Yves Brunaud. Toulouse de 9h à 18h

Rencontres « Initiative jeune, échange de pratiques et Solidarité Internationale » organisées par la Ligue de l’Enseignement en partenariat avec un collectif d’associations de Solidarité Internationale.


22 novembre salle Cuvier et MJC Croix Daurade : 18h à 24h

Fête de la Solidarité Internationale (Bus 38, 38S)

18h00 salle Cuvier : projection débat sur « les rapports hommes femmes à Madagascar » proposé par l’association Aïna film de Lova Nantenaina. 20h salle MJC : Buffet du Monde préparé par des associations.


21h30 salle Cuvier Spectacle - Théâtre « Citoyens du monde »

Le spectacle est basé sur la technique du Théâtre Forum initié par le dramaturge, metteur en scène et homme de théâtre brésilien Augusto Boal. Ainsi, il utilise la forme du « théâtre invisible »et celle du « théâtre forum inter actif ». Il ouvre un débat en faisant intervenir les spectateurs afin de recueillir leur parole.

22h30 Animation musicale


25 novembre : Journée de clôture avec Jean Ziegler 18h à la librairie Ombres Blanches, rue Gambetta : En partenariat avec la librairie Ombres Blanches Présentation et dédicace du dernier ouvrage de Jean Ziegler « La haine de l’occident »


21h salle de l’IEP - Sciences Po Toulouse, rue des puits creusés En partenariat avec l’Institut d’Etudes Politiques de Toulouse Conférence-débat : « Les agro-carburants : crime contre l’humanité ? ».

Intervenant : Jean Ziegler, juriste, sociologue, ancien parlementaire suisse et ancien dirigeant d’Emmaüs Suisse, rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation (des populations) du Conseil des Droits de l’Homme de l’Organisation des Nations Unies de 2000 à 2008. Il est actuellement membre du comité consultatif du Conseil des Droits de l’Homme de l’Organisation des Nations Unies.


Les animations de la Semaine de la Solidarité Internationale sur Toulouse et ses environs sont organisées par un Collectif d’une cinquantaine d’associations de la région.


Contact : Collectif Toulouse SSI C°/ : CIDES, 1 rue Joutx-Aigues, 31000 Toulouse Tèl. : 05 61 25 02 32 cides@ritimo.org hhtp ://.cidesdoc.free.fr

Plus d’informations sur www.lasemaine.org et http://cidesdoc.free.fr

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Rencontre avec Victor Nzuzi (CADTM Congo-K)

18 Novembre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Débats, films et conférences

Jeudi 20 novembre - 19h30 - Librairie Terra Nova

 

 

Dans le cadre de la SSI (semaine de la solidarité internationale),

 

l'association Survie  propose une

 

Rencontre Avec Victor Nzuzi

(CADTM Congo-K)


Dette et résistances africaines

Victor NZUZI, représentant en RDC du CADTM, agriculteur, membre du comité du Forum Social Mondial, viendra nous parler de la dette, qui accable son pays. Mais surtout, Victor nous fera connaitre les résistances des paysans et du peuple congolais face au bradage des ressources naturelles....

Quand nous avons demandé à Victor le thème qu’il souhaiterait aborder avec nous, voilà ce qu’il a répondu :

« Eponger 14 milliards $ de dette odieuse et illégitime contre la forêt, les minerais, l’eau, la fréquence des télécommunications, des résistances populaires (contre le bradage des ressources naturelles ) dont on parlent peu ; le témoignage d un paysan Congolais...

Je parlerai ainsi des différentes résistances, chez les pygmées (forêt), dans les mines, chez les creuseurs artisanaux, dans le bas-congo avec l’emphytéose de Muanda et le barrage d’Inga, comme la lutte contre le fermier belge JVL dans le village de Victor, dans les parcs nationaux contre les soit-disant protecteurs de l’environnement qui chassent les populations pour protéger les gorilles et la forêt ... »

On ne risque pas de s’ennuyer à la rencontre de ce paysan pas comme les autres, membre de Via Campesina, grand voyageur altermondialiste !




Voir ci-dessous, un article réalisé dans Altermondes hors série sur le Forum des Peuples de Fana.

Trois questions à Victor Nzuzi, paysan en République Démocratique du Congo

PAR David Eloy - Altermondes


Les pays du G8 disent avoir pris une décision « historique » pour annuler la dette. Qu’en pensez-vous ?

Ils disent toujours ça. Quand ils ont attaqué l’Irak, ils ont dit que c’était une décision historique mais on n’a jamais trouvé les armes de destruction massive. Aujourd’hui, concernant la dette, il s’agit plutôt d’un mensonge historique ! Nous ne croyons pas qu’il faut annuler la dette de quelques pays alors que d’autres, comme l’Angola ou la République démocratique du Congo, sont dans les mêmes conditions et souffrent. Il faut annuler la dette de tous les pays. Sans pour autant donner des conditionnalités. Voilà ce que nous voulons !


Annuler la dette sans condition. Ne risque-t-on pas ainsi de décrédibiliser les Etats du Sud ?

Est-ce que la dette est crédible ? Est-ce que les décisions du G8 sont crédibles ? Les Etats du Sud ont été encouragés dans la mauvaise gestion et l’endettement. Mobutu, par exemple, a toujours été soutenu par les grandes puissances occidentales qui savaient pourtant qu’il volait tout l’argent et le plaçait dans les banques du Nord. C’est un problème de justice, pas de crédibilité. Faisons la traçabilité de la dette ! Vous verrez que le Nord a intérêt à l’endettement du Sud. Quand vous détenez l’argent d’un dictateur et qu’après son départ, vous confisquez cet argent, c’est que, vous-mêmes, vous n’êtes pas justes. Commençons par faire la justice et la démocratie au Nord et il y aura la démocratie au Sud !


Quelles solutions voyez-vous à la question de l’endettement ?

Tant qu’il n’y aura pas de justice sur cette question de l’endettement, tant que ceux qui sont coupables ne seront pas sanctionnés, je crois qu’il n’y aura pas de solution. Il faudrait que les peuples du Sud réussissent à se coaliser. Si nous arrêtons d’avancer en ordre dispersé, nous aurons une vraie force. Si les Etats-Unis et la France avançaient de manière dispersée, ils ne gagneraient jamais. C’est pourquoi ils ont constitué le G8, le Club de Paris et le Club de Londres. Le Forum des peuples est aujourd’hui en train de regrouper tous les pays d’Afrique et tous les militants qui croient que la cause du peuple est juste. C’est déjà une force. Il y a de l’espoir !


http://www.altermondes.org/spip.php...

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"Des monstres qui dorment", Comprendre le conflit au Kivu (RDC)

17 Novembre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Débats, films et conférences

Semaine de la solidarité internationale

Festival international du film des droits de l'homme 


Mardi 18 novembre à 20H30 à l'
ABC Alban Minville

-

L’association Survie vous invite à une

Projection débat avec Vincent Munié* autour du film:

-

Des Monstres qui dorment

(Sleeping Monsters)


A l'heure où, en République Démocratique du Congo (Kivu),

théâtre du conflit le plus meurtrier depuis la 2de guerre mondiale

( 5 millions de morts), les combats reprennent et 

menacent de rallumer une guerre régionale

(Plus d'informations)



Est-il possible de résoudre un conflit armé d’une manière pacifique ? De quelle manière procède un officier civil de désarmement des Nations Unies pour convaincre des milices de déposer leurs armes. La guerre du Congo a commencé avec le génocide au Rwanda : non seulement les meurtriers se sauvèrent au Congo, mais aussi l’armée Hutu du gouvernement déchu et des milliers de civils suivirent, de peur d’être poursuivi d’une vengeance collective. Plus d’une décennie que les Congolais souffrent de la présence des Hutus armés… Eric Besner, officier de désarmement des Nations Unies, est envoyé convaincre les milices Hutu-rwandais de déposer les armes et de retourner dans leur pays natal pour reprendre une vie civile. Une entreprise presque impossible, puisque les Hutus craignent une vengeance des Tutsi une fois arrivé au Rwanda. Mais peut-on accuser tout les réfugiés Hutus-rwandais d’être des génocidaires ?



Nous suivons Eric Besner au contact des différents protagonistes de ce conflit : Bernard Kalume, chanteur d’un ancien groupe rwandais, qui échappa de justesse au génocide - et qui rencontre aujourd’hui comme interprète pour l’ONU les meurtriers de sa femme. Le casque bleu Général Shujaat ne voit qu’un succès réduit, tant que le trafic illégal de minerais provenant du Congo rapportera autant de profits au gouvernement rwandais de Kagame. Les milices Hutus ont un président élu, mais un dialogue entre milices et gouvernement rwandais n’aura pas lieu tant que Ignace Murwanashyaka est percu comme terroriste. Les prètres congolais Masumbuku et Mashali sont désespérés et sans secours – ils ne leur reste qu’a documenter les crimes continus contre la population congolaise. Chico, capitaine de l’armée congolaise veut chasser à tout prix les milices hutu-rwandaises du territoire congolais et provoque une escalade de violence dangereuse.
Les Nations Unies peuvent-elles mettre un terme à ce conflit sans d’abord régler les antagonismes du passé ? Il semble que la vérité ne soit pas toujours un facteur de stabilité.


*Vincent Munié, documentariste et journaliste, est membre de la CEC (Commission d'enquête Citoyenne pour le Rwanda et du CA de SURVIE


Oxfam France - Campagne "RDC : massacre en cours"  

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Festival international du film des droits de l'homme à Toulouse

13 Novembre 2008 , Rédigé par survie.midipyrenees@free.fr Publié dans #Débats, films et conférences

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Semaine de la solidarité internationale

2ème FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM DES DROITS DE L’HOMME (FIFDH)

A TOULOUSE du 14 au 19 novembre 2008

 

 

A l’occasion de la semaine de la solidarité internationale qui a lieu au niveau national du 15 au 23 novembre 2008, sept organisations de solidarité internationale (Amnesty International, CCFD-Terre solidaire, Ligue des droits de l’Homme, Médecins du Monde, Oxfam France, le Secours Catholique et Survie), organisent pour la deuxième année consécutive un Festival International du Film des Droits de l’Homme à Toulouse.

Créé en 2003, le Festival International du Film des Droits de l’Homme (FIFDH), se déroule chaque année, durant une semaine, au cinéma Action Christine à Paris. Produit et organisé par l’association « Alliance », en partenariat avec le Secours Catholique, il encourage la réflexion citoyenne. Avec une vingtaine de films sélectionnés, il est la plus importante manifestation culturelle sur le thème des droits humains en France. 

A Toulouse, durant cinq soirées, l’idée est de proposer au public de visionner une partie de la sélection 2008 (cinq documentaires) et de participer aux débats et discussions à l’issue des projections. Cinq documentaires seront ainsi proposés sur les pays suivants : Sri Lanka, Etats Unis, Palestine, Congo/Rwanda, Guatemala.

Pour ces organisations, qui effectuent un travail complémentaire sur le terrain, il s’agit d’aborder la question des droits de l’homme dans son sens large et sous des angles très divers lors de ce festival. De montrer que les droits politiques, économiques, sociaux, culturels, d’accès à la santé, environnementaux, pour n’en citer que quelques uns, font partie de ce grand ensemble que sont les droits humains. Il s’agit aussi, durant ce temps fort que constitue la semaine de la solidarité internationale, de partager avec le public leur expérience de terrain ou le travail de fond effectué au quotidien à travers d’exemples riches et concrets.

 

Lieux de projections, horaires et programmes sont disponibles sur www.friture.net


 

Programme*

 

Ma fille terroriste – Sri Lanka

Vendredi 14 novembre : 20h30 salle du Sénéchal, 17 rue de Rémusat

Débat animé par le Secours Catholique

Intervenant : Aloysius John, responsable du département Asie au Secours Catholique qui se rend fréquemment sur place

Participation libre

 

Made in LA – Etats-Unis

Samedi 15 novembre : 20h30 salle du Sénéchal, 17 rue de Rémusat

Débat animé par le CCFD et Oxfam France

Intervenant : Assane Ba, chargé de mission  migrants-France et migrations internationales au CCFD

Participation libre

 

La maison de Al Hadad – Palestine

Lundi 17 novembre : 20h30 salle Osette, 6 rue du lieutenant-colonel Pélissier

Débat animé par Médecins du Monde

Intervenant : Marie Rajablat, responsable de la mission Palestine qui se rend régulièrement sur place

Participation libre

 

Des Monstres qui dorment – RDC/Rwanda

Mardi 18 novembre : 20h30 Cinéma ABC Centre culturel Alban Minville 67 allée de Bellefontaine 31100 Toulouse

Débat animé par Survie

Intervenant : Vincent Munié, administrateur de l'ONG Survie, journaliste au Monde Diplomatique et à Billets d'Afrique, romancier - Amina K; ed. La Mauvaise Graine –

Tarif : 4,20 €

 

KM 207 au bord de la route – Guatemala

Mercredi 19 novembre : 20h30 Cinéma ABC Centre culturel Alban Minville 67 allée de Bellefontaine 31100 Toulouse

Débat animé par Amnesty International et La Ligue des droits de l’homme

Intervenants : Jac Forton, coordinateur d'Amnesty pour le Guatemala, membre du collectif Guatemala, qui a participé à la réalisation du film

Tarif : 4,20 €

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